Archive pour la catégorie ‘Apprendre & Découvrir’


Cahiers de Routes LJN

Parce qu’il n’y a pas de route unique, mais autant de chemins que de sensibilités individuelles, de passions et d’aspirations, les routes des Cahiers du Journal Nature se conjuguent au pluriel…

La route est multiple, change au fil des kilomètres parcourus, imprévisible et se transforme en autant d’itinéraires que de richesses des régions visitées. Elle trouve ses ramifications au gré des envies d’aller plus loin, plus haut, ailleurs… Elle devient Agora lorsqu’au fil des rencontres naît l’envie de s’attarder.

Le monde a changé. L’environnement est malade, pas encore convalescent. Mais les esprits et les mentalités évoluent. Pas assez vite, certes, mais les frémissements sont perceptibles. Le tourisme phagocitaire et destructeur fait dorénavant une petite place à un nouveau mode de découverte, respectueux et responsable : l’Ecotourisme

Cahiers de Routes est la contribution du Journal Nature à cette prise de conscience. Nous sommes allés à la rencontre des lieux et des hommes, à la rencontre de la nature et des trésors qu’elle recèle encore et qu’elle est prête à nous dévoiler, pour peu que nous sachions observer et respecter.

Une région se meurt lorsque les hommes abandonnent la terre. Voyager responsable, c’est aussi découvrir et apprécier le savoir-faire des héritiers des traditions. C’est préférer la production locale à l’offre industrielle, en accepter le juste prix, celui de l’authenticité et du travail.

Vivre une région, c’est adopter un mode d’hébergement et de restauration conforme au concept de la découverte «verte». C’est préférer le charme et les surprises des gîtes et chambres d’hôtes, les établissements qui s’inscrivent dans l’univers de l’éco-construction et de l’écotourisme.

Le voyageur, selon sa personnalité, préparera soigneusement son itinéraire, ou au contraire s’évadera de la routine du quotidien en laissant le hasard guider ses pas ou ses roues. C’est alors que la route se transforme, devient routes, chemins, sentiers. Le Comité Départemental du Tourisme et les Offices de Tourisme ont pour mission d’inviter à la découverte et de répondre aux aspirations de chacun. L’IGN (Institut Géographique National) met à disposition du voyageur et du randonneur des cartes de terrain et des cartes thématiques (papier et numériques) qui lui permettront de comprendre la géographie et la topologie pour tracer les plus beaux itinéraires.

Cahiers de Routes s’est donné comme objectif de vous faire découvrir quelques uns de ces itinéraires, les régions parcourues, les hommes et les activités rencontrées et les hébergements dans lesquels nous avons trouvé accueil et repos. Ce fut notre route, qu’elle inspire les vôtres !!!

La grande famille de l’homme : nous sommes tous « parents »

2009-09-19_084201_500L

Qui sommes-nous ? Qui sont vraiment nos ancêtres ? Pour la première fois à l’écran sur
National Geographic Channel, le documentaire La Grande famille de l’homme perce tous les
secrets de nos origines. Et révèle les résultats du « Genographic Project », expérience
scientifique hors du commun menée par le généticien Spencer Wells.

Si New York est la capitale du melting-pot, le Queens est une des endroits les plus cosmopolites de la
planète, avec environ 2,2 millions d’habitants qui viennent de terres étrangères et qui parlent environ
150 langues différentes. Dans le quartier populaire d’Astoria, lors d’une kermesse de rue, le docteur
Spencer Wells, généticien émérite, va se livrer à une fabuleuse expérience lors d’une journée
ensoleillée, avec l’aide… d’un simple coton-tige. Frotté de haut en bas à l’intérieur de la joue, le cotontige
va révéler l’ADN de 200 new-yorkais. Et ouvrir le grand livre d’histoire de l’ADN en démontrant
que nous sommes tous descendants d’un groupe d’ancêtres africains communs
, probablement
forcés par un changement climatique à prendre la route il y a 60 000 ans en suivant différents trajets
autour du globe. Leurs descendants vivent et travaillent aujourd’hui à quelques pâtés de maisons les
uns des autres.

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2009-09-19_083942L’Afrique, berceau de l’humanité
Noir, blanc ou jaune, petit ou grand, yeux bleus ou yeux foncés, l’homme est l’une des espèces dont le physique présente le plus de variétés. Mais les apparences sont trompeuses… « Si l’on compare les mêmes séquences d’ADN de deux personnes sans lien de parenté, on verra qu’elles sont similaires à 99, 9% », assure Spencer Wells.
Avec son expérience, le docteur Spencer Wells prouve que quelle que soit notre couleur de peau, notre nationalité ou notre religion, nous sommes TOUS des « cousins africains » et que notre origine commune se
trouve il y a 60 000 ans dans le berceau de l’humanité, en Afrique de l’Est. Il répond à des questions
essentielles : Quel a été notre trajet collectif ? Où a-t-il mené nos ancêtres ? A quel moment de notre
passé nos chemins ont-ils croisés ceux des étrangers supposés qui vivent dans notre quartier ? Qui
sommes-nous ? Qui sont vraiment nos ancêtres ?
Depuis cinq ans, Spencer Wells dirige le programme Genographic de recherche et tente de répondre à
ces questions grâce à la science. Avec l’équipe internationale du projet Genographic, il a voyagé
partout dans le monde pour prélever et analyser l’ADN de différentes populations humaines. Plus de
350 000 personnes dans 130 pays ont déjà participé à cette recherche sans précédent pour donner
naissance à la retranscription la plus exhaustive des variations anthropologiques de tous les temps.

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2009-09-19_084050« La grande famille de l’homme » : Un documentaire qui révèle les secrets de nos origines. Fruit des cinq années de travaux de Wells et de son
équipe, le documentaire inédit La Grande famille de l’homme nous permet de revenir des milliers d’années  en arrière à l’aide d’images de synthèse et de  reconstitutions. Il y a 60 000 ans, l’Afrique, véritable  éden à la végétation luxuriante, se transforme en  désert, suite aux changements climatiques. L’homme  devient une espèce au bord de l’extinction avec  seulement 2000 individus. Des hommes décident alors de se lancer dans une incroyable odyssée, en  passant par la péninsule Arabique. Pour trouver de la nourriture, l’homme va coloniser en quelques  milliers d’années l’Iran, le Pakistan, l’Inde, l’Asie du Sud Est, l’Australie, mais aussi l’Europe, la Sibérie et les Amériques. Avec l’ADN d’une serveuse, d’un professeur, d’une créatrice de mode, d’un conseiller municipal, d’un apprenti acteur ou d’une jeune maman, Spencer Wells dévoile comment toutes ces personnes sont liées et comment elles sont devenues ce qu’elles sont aujourd’hui.

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2009-09-19_084127LE PROJET GENOGRAPHIC
Le projet Genographic cherche à enregistrer de nouvelles connaissances sur l’histoire des migrations de l’espèce humaine en utilisant des laboratoires sophistiqués et l’analyse informatique de l’ADN apporté par des centaines de milliers de personnes du monde entier.
Dans cet effort de recherche sans précédent en temps réel, le projet Genographic comble les vides de ce que la science sait aujourd’hui sur l’histoire des plus anciennes migrations humaines.
Le projet Genographic est un partenariat de recherche de cinq ans mené par le Docteur Spencer Wells,
résident et explorateur de National Geographic. Le docteur Wells, épaulé par une équipe de
scientifiques internationaux renommés et de chercheurs d’IBM, utilise des technologies statistiques à la
pointe de la génétique pour analyser les modèles historiques d’ADN des participants du monde entier
pour mieux comprendre nos racines génétiques humaines. Les trois composants du projet sont :
- Rassembler des données de recherche sur le terrain en collaboration avec les peuples indigènes et
traditionnels du monde entier.
- Inviter le public général à se joindre au projet en achetant un kit de participation publique au projet
Genographic.
- Utiliser les recettes des ventes du kit (environ 99 $) de participation publique au projet Genographic
pour faire avancer la recherche de terrain et le Fonds d’héritage du projet Genographic qui à son tour
soutient les projets de conservation et de revitalisation indigènes. Le projet est anonyme, non-médical,
non-politique, à but non-lucratif et non-commercial, et tous les résultats seront du domaine public suite
à la publication par des pairs scientifiques.
Tous les renseignements sur :

https://genographic.nationalgeographic.com/genographic/index.html

et sur www.ngcfrance.tv

8 novembre à 20h40 sur National Geographic Channel
96’ – Série documentaire inédite
Producteur : Chad Cohen – Année : 2008

tara : 500 jours de dérive arctique. Le livre.

tara

500 jours de dérive arctique

par Michèle Aulagnon et Francis Latreille

UN BATEAU MYTHIQUE

1989-2003 : d’Antarctica à Tara

L’explorateur polaire Jean-Louis Étienne rêve d’un bateau à la mesure de ses projets d’expédition en Arctique et en Antarctique. Ce sera Antarctica, une goélette de 36 mètres de long sur 10 mètres de large. Massive et arrondie, elle est faite pour résister aux compressions des glaces et aux très basses températures. Après Sir Peter Blake qui la rebaptise SeaMaster et sera assassiné à son bord, en 2001, c’est Étienne Bourgois, le directeur général de l’entreprise Agnès b., qui rachète la goélette et lui donne son nouveau nom, Tara. Il décide de monter Tara Expéditions afin de faire prendre conscience de la fragilité de l’environnement.

LA GRANDE DÉRIVE ARCTIQUE

2006-2008 : cap sur la banquise

En septembre 2006,Tara se laisse emprisonner par la banquise, au nord de la Sibérie. A bord, huit hommes et deux chiens qui embarquent pour un étrange voyage, la traversée de l’Océan glacial arctique, au gré de la dérive des glaces.

Un siècle après l’exploit, en 1896, de Nansen, l’explorateur norvégien, c’est une nouvelle odyssée immobile et risquée, sans voile ni moteur que ces hommes entreprennent.

La banquise doit entraîner le bateau vers le pôle nord avant de le libérer, 2 600 kilomètres plus loin, entre le Groenland et le Spitzberg.

L’expédition va durer plus de 500 jours et Tara effectuer le double de la distance : 5200 kilomètres de volte face et de zigzags. Confronté à la puissance des éléments, au jour permanent puis à la nuit polaire, l’équipage devra survivre dans des conditions extrêmes. Et remplir coûte que coûte sa mission : étudier les effets du changement climatique. Car le navire offre une plate-forme unique pour les plus grands laboratoires de recherche, réunis dans le programme scientifique européen Damocles.

Depuis le retour et l’analyse des données, un constat s’impose : il faut cesser de brûler notre planète.

L’AUTEUR

Michèle Aulagnon est journaliste à Geo. Elle rencontre l’équipe de Tara à l’occasion d’un dossier consacré à l’Année polaire internationale. En avril 2007, elle rejoint le bateau sur la banquise lors du premier changement d’équipage et de la campagne scientifique. En janvier 2008, elle se rend au Spitzberg pour retrouver la goélette qui vient de sortir des glaces.

LE PHOTOGRAPHE

Francis Latreille, photographe et peintre, est le photographe officiel de l’expédition 2006-2008. Il suit les aventures de la goélette depuis sa construction par Jean-Louis Étienne, en 1988.

NOUVEAUTÉ
ALBUM HORS-SÉRIE

192 Pages

Format : 285 x 280 mm

Prix : 35 E

En librairie le 6 novembre 2008

Tara à Paris: au coeur de la machine climatique.

Jusqu’au 11 janvier 2009, la goélette polaire Tara sera visible au port des Champs Elysées, rive droite, pont Alexandre III. Cette présence exceptionnelle est accompagnée pour la première fois de l’exposition «  Tara, voyage au cœur de la machine climatique ».

Le public peut ainsi découvrir l’exposition consacrée à l’expédition Tara Damocles. Expédition que la goélette a menée de septembre 2006 à janvier 2008, avec 20 hommes qui se sont relayés à bord. La goélette Tara a dérivé pendant 507 jours, à travers l’Océan Arctique, au cœur d’une région essentielle au devenir du climat de la planète. Tara Damocles a été une aventure scientifique et humaine sans précédent. 

C’est une expérience sensorielle, une source d’informations fiables sur le climat et l’Arctique, une véritable invitation au voyage, auxquelles agnès b. et la Mairie de Paris invitent le public parisien ou de passage dans la capitale française.

L’exposition « Tara, voyage au cœur de la machine climatique », au moyen de l’image, du son, de la lumière, de la cartographie et de la simulation, donne accès à la science en marche, une science qui est l’affaire de tous. Cette exposition, à travers 7 containers, est destinée aussi bien au grand public qu’aux juniors. On débute par le quotidien à bord de Tara durant l’expédition, en terminant par les perspectives pour la planète Terre.

Les résultats scientifiques du programme européen Damocles qui réunit 45 laboratoires et de la mission de Tara seront dévoilés au même moment que la tenue de l’exposition «  Tara, voyage au cœur de la machine climatique ».

Entre deux expéditions majeures, Tara qui est soutenu par le Programme des Nations Unies pour l’environnement, fait escale pour la première fois, à Paris pour témoigner de ce qu’il a constaté en Arctique et expliquer ce qu’il va entreprendre dans le futur à travers les océans du globe.

Infos pratiques :

Accès : Métro, ligne 1 et 13, Champs-Elysées/Clémenceau / RER, ligne C, Invalides / Bus, ligne 72, 83 et 93

Horaires et Prix : Ouvert tous les jours de 10 h à 18h .sauf le lundi matin et mardi toute la journée (Fermé le 25 décembre et le 1er janvier) – Billet à 5 €, gratuit pour les moins de 12 ans.

Pour en savoir plus : www.taraexpeditions.org

Nouvel Atlas de la flore du Finistère

Le Finistère dispose de paysages emblématiques, abritant des habitats naturels diversifiés ainsi qu’une flore aussi riche que variée.
Des ambiances méditerranéennes des rias du sud Finistère, aux atmosphères fraîches des tourbières des Monts d’Arrée, en passant par les littoraux exposés aux embruns, le Finistère accueille des espèces de plantes adaptées à tous types de situation. Cette richesse naturelle contribue à l’attractivité du département et au cadre de vie de ses habitants.
La nécessité de développer la connaissance précise de ce patrimoine afin d’en assurer une protection efficace a amené le Conseil général du Finistère à développer, dans le cadre de son Agenda 21, des partenariats avec les acteurs majeurs de la protection de la nature. Le Conservatoire botanique national de Brest en fait partie.
Mariant avec talent la rigueur scientifique et le dynamisme de ses bénévoles, il a progressivement regroupé une mine d’informations sur la flore du Finistère. Cette base de données nécessitait d’être mise en valeur et portée à la connaissance d’un large public.
Avec l’atlas de la flore du Finistère, Finistériens et visiteurs disposent aujourd’hui d’un document de référence qui leur permet de découvrir la richesse du patrimoine floristique du département, et les aide à en assurer une protection efficace, à l’heure où est mise en
évidence l’érosion préoccupante de la diversité biologique.
Le Conseil général a souhaité mettre à disposition gratuitement 1 000 exemplaires de cet atlas, répartis entre les :
- collèges publics et privés du Finistère, y compris Diwan ;
- bibliothèques ;
- collectivités gestionnaires d’espaces naturels ;
- partenaires du Conseil général pour l’éducation à l’environnement, et du Conservatoire
botanique…

L’ouvrage « La flore du Finistère – collection Atlas floristique de Bretagne – Éditions Siloë » est disponible dans les librairies du Finistère. Il est possible de le commander depuis toutes les librairies, aux éditions Siloë, 18, rue des Carmélites, 44 000 NANTES ( www.siloe.fr ) et sur les sites Internet de vente en ligne.

Les Ailes Pourpres : Entretien avec l’équipe du film

Entretien avec MATTHEW AEBERHARD, LEANDER WARD, et MELANIE FINN

Matthew Aeberhard

Matthew Aeberhard

En juillet 2007, à mi-chemin du tournage, Matthew Aeberhard et Leander Ward, coréalisateurs du film, et la scénariste Melanie Finn ont donné une interview dans leur camp de base des rives du lac Natron. Ils ont parlé de la genèse du projet, des difficultés et des joies de la création d’un documentaire animalier, et de leurs espoirs pour le film.

Quand êtes-vous venus pour la première fois au lac Natron, et quelles ont été vos impressions ?
Matthew Aeberhard : J’ai fait l’ascension de l’Ol Doinyo Lengaï en 1995, et c’est là que j’ai vu pour la première fois le lac Natron. A l’époque, je travaillais avec le cinéaste et naturaliste Hugo van Lawick. Hugo parlait toujours du lac Natron, il disait que c’était l’endroit où il voulait aller après le Serengeti. J’ai trouvé que cet endroit semblait appartenir à une autre planète que la nôtre, tant les couleurs étaient extraordinaires.
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Leander Ward

Leander Ward

Melanie Finn

Melanie Finn

Melanie Finn :

Je suis venue ici avec Matt en mai 2001. Nous étions alors au début de notre relation, et j’ai porté sa caméra jusqu’en haut de la montagne – c’était un avant-goût de ce qui allait suivre ! C’était la saison des pluies, le paysage était vert, luxuriant, il y avait des fleurs partout et bien sûr, les flamants… Des milliers et des milliers de flamants nains … Un spectacle fabuleux, que très peu de gens ont eu la chance de voir.

C’est un paysage stupéfiant…

Matthew Aeberhard : Je trouve fascinant que si peu de gens soient venus ici. Il y a eu plus de gens qui ont marché sur la Lune que sur les langues de terre où les flamants viennent nicher.

Leander Ward : Même à présent, je ne me lasse pas de voir cet endroit. C’est une vision en Panavision, en IMAX… Ma banda est orientée vers le nord, elle donne sur le lac. Le matin, je me réveille et je regarde vers le Kenya ; je vois le niveau de l’eau varier, les couleurs évoluent selon les saisons. Et je vois le volcan, et je me dis que rien n’a changé depuis un million d’années… Le paysage est en même temps biblique et futuriste.

Melanie Finn : Ce qui est passionnant aussi, c’est que le lac Natron fasse partie de la Vallée du Rift et qu’on puisse trouver non loin d’ici des empreintes d’Hominidés vieilles de trois millions et demi d’années. J’ai toujours eu le sentiment que ce lieu avait été l’un des premiers où l’homme avait pu ressentir la beauté, et peut-être même est-ce ici qu’il commença à développer le concept d’une religion ou d’une vie après la mort. Les gens qui viennent ici ont l’impression de se sentir liés à cet endroit, de s’y sentir chez eux, comme si ce paysage était implanté d’une manière ou d’une autre dans notre subconscient.

Le lac Natron vous a fait à tous une telle impression que la décision d’y faire un film a dû être facile à prendre ?

MA : Nous avons d’abord pensé faire un film sur le lac lui-même. J’avais un ami allemand ici qui pilotait un ULM et il avait quantité d’images qu’il avait prises du lac à différents moments du jour et de l’année. L’idée initiale était de savoir comment utiliser de telles images.

LW : Nous avons tous les deux réagi à ces images de la même manière. Nous étions abasourdis, conquis par la beauté du paysage et des couleurs, mais nous ne savions pas quelle forme donner à notre film. Le lac est un kaléidoscope naturel époustouflant quand on le voit du ciel. Deux ou trois plans pris par Stefan Hoecherl montraient une sorte de bal de ces oiseaux volant au ralenti : c’était totalement abstrait, comme une incroyable œuvre d’art.

Vous avez finalement décidé de vous concentrer sur les flamants plutôt que sur le lac. Pour quelle raison ?

LW : Je me suis dit qu’il fallait que le film parle de ce coin oublié de notre planète, de cet endroit semé de volcans qui ressemble à la planète Mars. Mais il fallait un fil conducteur, une narration. L’histoire a commencé à prendre forme et il est devenu de plus en plus évident que les flamants seraient nos personnages.

Qu’est-ce qui fait d’eux des sujets aussi intéressants ?

MA : Ils sont très colorés et dynamiques ; ils vivent et se déplacent entre ces habitats stupéfiants. Au début de leur vie, ils sont assez peu séduisants avec leur couleur marron terne, ils sont plutôt maladroits, puis ils se métamorphosent en êtres élégants de ce magnifique rose… Les poussins sont mignons mais ils ont quelque chose d’étrange : ce bec d’une drôle de forme et ces petites griffes sur les ailes… Le fait qu’ils soient la proie de nombreux prédateurs – marabouts, pygargues vocifères, hyènes, chacals – ajoute une dimension dramatique, et ils ont aussi ces grands rituels qui permettaient des scènes pleines d’action, de couleur et de musique rythmée. Ils doivent également lutter contre la rigueur de leur environnement, le sel, la chaleur… Le contraste entre la vie et la mort est très fort en ces lieux.

Avez-vous toujours su que LES AILES POURPRES serait un film pour le cinéma et non un documentaire télévisé ? Aviez-vous l’intention d’explorer de nouveaux horizons en la matière ?

MF : Etant venus ici auparavant, nous savions que toute cette beauté, toutes ces images extraordinaires ne seraient pas à leur place sur un petit écran. Il fallait que le public puisse les découvrir dans toute leur dimension, au cinéma.

LW : Nous voulions effectivement réussir quelque chose de différent, trancher sur les autres films sur la nature sauvage. Le film qui m’a donné envie de faire ce métier a été BARAKA, qui est constitué de magnifiques images illustrées par la musique. Ce film crée un fort lien émotionnel entre le spectateur, la nature, l’environnement. C’est davantage vers ce modèle que nous voulions tendre avec LES AILES POURPRES.

La musique semble jouer un rôle très important dans votre vision du film…

LW : Personnellement je pense que la musique tient un rôle majeur dans ce film. La première fois que nous avons vu des images, Matt et moi avons eue une réaction identique: il fallait les marier à de la musique. Notre film sera tout autant un voyage à travers la musique qu’à travers les images. Nous aimerions que la musique originale des AILES POURPRES soit un album à part entière. Peut-être certaines personnes iront-elles voir le film parce qu’elles auront entendu la musique et que celle-ci aura éveillé leur intérêt. Ce serait formidable ! Je pense simplement que la musique est l’une des manières dont nous pouvons faire bouger l’idée traditionnelle du cinéma animalier.

La nature n’est pas toujours clémente…

MA : Non, et le vrai drame ici, ce sont les marabouts qui sont les prédateurs des oisillons. C’est très violent. Nous avons vu un seul marabout attaquer une quinzaine de poussins un matin, et souvent ils ne les mangent même pas. Ils les frappent et les laissent mourir. C’est sanglant et choquant, mais je crois qu’il faut montrer ce drame sans l’édulcorer. C’est ce qui arrive réellement.

Pourtant, on a l’impression de se trouver dans une sorte de paradis…

LW : C’est un endroit magnifique mais très dur. Vivre ici vous apprend que la nature est vraiment cruelle. Il y a des tas d’insectes qui vous piquent, des bêtes qui vous mangent, des buissons à travers lesquels il faut se frayer un chemin. C’est dur de vivre ici pour les humains, dur pour les gens d’ici de se procurer ce dont ils ont besoin pour survivre. Et c’est aussi dur pour les animaux : tous ne sont que proies et prédateurs.

Pour en revenir à l’histoire du film, Melanie Finn est créditée comme scénariste. Le rôle d’un scénariste sur un documentaire n’est peut-être pas évident aux yeux du grand public. Comment le définiriez-vous ?

MF : Souvent, les gens croient que lorsqu’on fait un film animalier, on tourne d’abord les images, et qu’ensuite on essaie de bricoler une histoire qui se tienne au moment du montage. Or ce n’est pas du tout comme cela que ça se passe. Quand vous allez tourner un sujet, vous devez savoir d’abord de quelles images vous aurez besoin. Bien sûr, quand vous faites un documentaire, il faut savoir garder une certaine souplesse. Par exemple, nous voulions une scène montrant un pygargue en train de pêcher. Nous ne l’avons pas eu, en revanche nous avons une hyène en train de chasser ! Il y a des séquences que vous pensiez pouvoir filmer et que vous n’arriverez pas à avoir, et d’autres auxquelles vous n’auriez jamais pensé et que vous mettez dans votre film. Mais il ne faut jamais perdre de vu l’histoire que vous voulez raconter.

MA : Pour faire un bon film, il faut une bonne histoire. On doit être ouvert à l’inattendu. Suivre simplement un seul animal tout le temps n’est pas un moyen très efficace de travailler et peut s’avérer risqué. Ma devise ? Si ce sont de bonnes images, on filme !

Quelle est l’histoire que vous avez choisi de raconter au cœur de votre film ?

MF : Nous voulions éviter de faire un film qui porte uniquement sur le comportement des oiseaux. Nous avons donc commencé à réfléchir en termes de mythes et d’archétypes. L’histoire principale a toujours été celle de la naissance, la vie, la mort et la régénération. Nous avons toujours eu envie de raconter cette histoire du cycle de la vie. C’est une idée qui peut sembler évidente et familière, mais c’est aussi une histoire très forte parce que chaque être accomplit ce voyage au cours de son existence. Et nous savions qu’en choisissant de rester simples, en minimisant la narration et en laissant la part belle à la musique et aux images, nous pourrions laisser les gens ressentir la nature directement, au lieu de leur donner une leçon de science.

En passant tant de temps auprès des oiseaux, avez-vous décelé des différences de personnalité entre eux ?

MA : Il est évident qu’il y a des individualités. Certains sont assez excentriques. Il y a des flamants qui couvent leur œuf ou s’assoient pour garder leur poussin au chaud et n’arrêtent pas de se relever puis de se rasseoir pour se relever encore…  D’autres, à quelques centimètres de là, semblent ravis de rester assis sans bouger à couver toute la journée. Et cela n’a rien à voir avec le stade d’incubation ou les conditions extérieures parce que nous avons observé des oiseaux très proches les uns des autres dont les œufs ont éclos à une journée d’écart, et leurs comportements étaient totalement différents.

Ces animaux ont une vie bien à eux, et cette vie est certainement beaucoup plus complexe que ce que nous pouvons imaginer. J’espère que les gens sortiront des salles avec un sentiment de mystère et d’émerveillement.

En ce qui concerne les aspects plus pratiques du tournage, quelles sont les difficultés quand on filme des flamants ?

MA : La plus évidente, c’est leur petite taille : quand vous tournez en 35 mm, il faut s’approcher de près ou utiliser des focales très longues. Et l’utilisation de longues focales s’accompagne de problèmes de stabilité, de tremblement d’image et de perte de luminosité. La seule solution satisfaisante est donc de s’approcher suffisamment d’eux. Et ils n’ont généralement aucune raison de vous laisser approcher.

Comment faites-vous alors ?

MA : Sur les dépôts de sel, nous avons utilisé des cachettes avec des stores que nous avons mises en place sur plusieurs jours, puis que nous avons progressivement rapprochées. Nous sommes parvenus à approcher à une distance de moins de huit mètres, ce qui est une bonne distance de travail pour une longue focale et nous a permis de filmer parfaitement un poussin dans son nid. Nous avons aussi un petit hovercraft qui s’est révélé très utile. La plus grande partie du lac n’est profonde que de quelques centimètres, parfois cinq seulement par endroits, et l’hovercraft peut alors se poser sur le fond et devenir une plate-forme merveilleusement stable.

LW : Une grande part du travail consiste à trouver des solutions imaginatives aux problèmes que nous rencontrons. Nous utilisons aussi des raquettes qui sont très efficaces, même si la première fois que nous les avons mis, les joints de plastique qui reliaient la semelle à la tige de la botte se sont très rapidement usés. Les cristaux de soude du lac sont comme du papier de verre.

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L’ornithologue Leslie Brown a été l’un des premiers à s’aventurer sur le lac Natron. On dit qu’il a presque perdu ses jambes après être tombé dans l’eau. Est-elle vraiment aussi corrosive que cela ?

LW : L’eau est bouillante, fétide, piquante, caustique, et elle s’introduit partout. Vous sortez quelques heures et vous revenez tout blanc, recouvert de sel. Vous n’auriez sûrement pas envie d’en boire, et elle est en plus extrêmement chaude. Il y a des zones du lac où elle est à 60 °C.

MA : Je suis tombé dedans ou j’ai sauté dedans plusieurs fois et l’eau est effectivement très chaude – autant qu’une tasse de café, et si vous avez des coupures ou des égratignures, ça brûle. Sur les étendues de sel, si des cristaux de sel pénètrent dans vos chaussures, c’est abrasif et douloureux, mais jusqu’à présent cela s’est avéré plus embêtant qu’autre chose. Je veux dire que ce n’est pas le genre d’endroit où il faut vous soucier de votre peau, et si vous êtes dehors pendant un certain temps sans eau à boire vous pouvez évidemment prendre un coup de chaleur. Il ne faudrait pas non plus se perdre ni que l’hovercraft tombe en panne.

Ce sont sans doute ces conditions difficiles qui expliquent en partie que le lac Natron et les flamants aient été si peu étudiés jusqu’ici…

MA : Je suppose que c’est effectivement parce qu’il est très difficile de vivre ici. Et puis c’est loin de tout. Nous sommes à sept heures de route d’Arusha, la ville la plus proche, et bien que les pistes aient été améliorées et que l’industrie se développe, on reste loin des routes fréquentées.

Avez-vous découvert de nouveaux faits sur les oiseaux ou sur leur comportement ?

MA : Ils sont très étudiés au point de vue de leur régime alimentaire, de la structure des plumes, de la reproduction en captivité, et assez bien étudiés quant à leur répartition et leur nombre, mais je ne crois pas que quelqu’un se soit déjà assis ici pour les observer comme nous l’avons fait. Il reste encore de grandes questions, comme de savoir ce qui déclenche leurs mouvements entre les différents lacs ou comment ils savent à quel moment se déplacer de l’un à l’autre. Et même jusqu’où ils vont et pourquoi ils décident de se reproduire à une époque donnée. Une chose inattendue que nous avons observée est l’ampleur de la prédation des marabouts. Le fait que ces animaux créent des problèmes au sein des populations de flamants était connu, mais nous avons vu les véritables ravages sur une période de quelques semaines que seuls quelques marabouts peuvent causer au sein des populations allant jusqu’à 100 000 oiseaux. Ils éloignent les adultes et je suis certain que beaucoup d’adultes perdent le contact avec leurs petits à ce moment-là.

MF : Je ne crois pas que quelqu’un ait déjà observé ce que nous avons appelé « l’armada des poussins ». Tous les jeunes quittent les îlots de sel le matin et nagent vers la terre ferme tous ensemble, en un groupe serré. Quand ils se rapprochent de la rive, ils forment des lignes d’individus de tailles différentes, puis ils courent de ci de là. Le soir, ils se rassemblent à nouveau pour revenir vers les îlots.

Jusqu’ici, quelles ont été les images les plus difficiles à tourner ?

MA : Très longtemps, nous nous sommes arrachés les cheveux à cause de la reproduction.

LW : Les oiseaux ont commencé à se reproduire très tôt dans l’année, et il s’est mis à tomber des pluies torrentielles sans précédent en novembre dernier, qui ont abîmé les nids qu’ils avaient construits. Nous avons vécu dans l’angoisse en priant pour qu’ils se reproduisent tout de même. A ce moment-là, nous n’avions pas vraiment d’histoire pour notre film.

MF : Pour moi, chaque fois que la lumière est bonne et que quelque chose se produit avec les animaux, c’est une chance. Ça n’arrive pas si souvent…

Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon cinéaste animalier ?

MA : Il faut des trésors de patience, connaître son sujet, savoir observer et être un bon naturaliste. Il faut aussi un œil d’artiste et la capacité à se montrer un critique impitoyable envers soi-même. Il ne faut jamais se contenter de quelque chose, il faut toujours faire mieux. On peut toujours améliorer un plan. Et je crois que la discipline ultime du cinéma animalier, la qualité la plus importante de toutes, est la capacité à savoir quand tourner ou non. Cela paraît évident dit comme ça, mais c’est loin de l’être.

LW : J’ajouterais qu’il faut avoir de réelles dispositions pour ça, même s’il n’est pas nécessaire d’être un scientifique ou un zoologiste. Il faut s’y connaître, savoir comment approcher un animal, et respecter l’environnement dans lequel vous vous introduisez. Mais tout cela, c’est du bon sens.

Parlez-nous un peu de votre vie ici. Comment avez-vous installé votre camp de base ? Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

MF : Nous avons eu la chance de trouver cette maison, qui a été bâtie par des missionnaires de l’Oregon puis abandonnée. Elle appartient à présent aux Tanzania Game Trackers Safaris, une société de chasse et de safari photo haut de gamme basée à Arusha. Ils nous ont offert un appui précieux et nous laissent utiliser la maison gratuitement. En échange, notre présence dissuade les braconniers. C’est une maison très bien construite. Nous avons placé de nouvelles moustiquaires aux fenêtres et avons réparé une grande partie du toit, nous avons repeint l’intérieur, construit des cottages séparés, creusé des toilettes, et avons installé un système de communication satellite et un dispositif à énergie solaire. Nous n’avons pas l’eau courante mais nous avons de l’eau de source en quantité, et ce n’est donc pas un problème.

Y a-t-il des serpents ?

MF : Oui, il y en a beaucoup. Il y a un gros cobra dans le coin. Nous avons trouvé une mue dans notre banda et une dans celle de Leander. Mais ces serpents mangent des souris et des lézards, et les humains ne les intéressent pas.

Vos voisins sont les Masaï qui peuplent la région. Quelles sont vos relations avec eux ?

MF : Je crois que nous avons eu de la chance. Ils sont environ 500 de ce côté-ci du lac et c’est une communauté très amicale. Les Masaï sont un peuple tolérant et calme, et ils vous laissent faire ce que vous voulez du moment que vous ne leur nuisez pas. Nous ne leur prenons ni eau ni pâturages. En fait, je crois qu’ils aiment bien nous avoir ici parce qu’ils ne s’ennuient pas avec nous ! Ils viennent au camp et ils nous observent ; pour eux c’est un peu comme aller au spectacle : ils ne savent jamais ce qui va se passer l’instant d’après…

Que pensent les gens d’ici de votre travail ?

MA : Mel est en quelque sorte notre chargée de relations publiques avec la communauté. Nous leur avons montré un documentaire sur les animaux pour leur expliquer ce que nous cherchions à faire. Cela les a beaucoup intéressés.

MF : 95 % d’entre eux n’avaient jamais vu une télévision avant, et je ne suis pas certaine qu’ils aient bien compris ce que nous faisons – pas plus que je ne comprends comment ils font le commerce de leurs vaches ! L’hovercraft a été une vraie source d’étonnement pour les Masaï. La plupart d’entre eux n’avaient jamais vu de bateau.

Le lac Natron et son million et demi de flamants est l’un des plus beaux et des plus méconnus des spectacles de la nature sauvage. Est-il protégé pour les générations à venir ?

MA : Non, le lac Natron n’est même pas un parc national. C’est un site couvert par le RAMSAR – le RAMSAR étant un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Mais c’est un traité non contraignant. C’est donc un endroit très vulnérable

Les gens pourraient se dire qu’il y a un million et demi d’oiseaux ici, et qu’ils ne semblent donc pas particulièrement menacés. Qu’en pensez-vous ?

MA : Il y a évidemment un grand nombre de flamants, mais cela ne signifie pas que leur avenir soit assuré parce qu’ils dépendent de ce lieu précis à un degré inhabituel. D’après ce que nous savons à ce jour, le lac Natron est le seul endroit où ils se reproduisent en nombre significatif, et même ici, il y a des années où ils ne se reproduisent pas. Ce sont aussi des oiseaux qui ne s’épanouissent que dans un groupe très nombreux ; pour la reproduction, ce sont de petits groupes d’oiseaux poussés par leurs hormones qui semblent déclencher les parades de tous et marquer le début de la saison des nids.

MF : Il est question de construire une nouvelle route, et si cela rendait la région plus accessible aux touristes, cela faciliterait aussi le braconnage. Il y avait énormément de braconnage ici jusqu’à il y a peu de temps. Les animaux commencent tout juste à revenir. Une route, le tourisme et beaucoup d’autres choses doivent être inclus dans un plan global.

Selon vous, faire ce film pourrait-il représenter une menace pour le lac ? Si beaucoup de gens le voient, cela pourrait augmenter le tourisme de façon significative.

MA : Je pense que ce serait néfaste si des milliers de touristes se précipitaient soudain dans cet endroit, mais un changement va forcément se produire à Natron, le tourisme viendra jusqu’ici et disons que peut-être, ce sera moins catastrophique que d’autres choses qui pourraient arriver.

LW : Si les gens viennent ici voir les flamants, peut-être cela engendrera-t-il le besoin de les protéger. Peut-être que cela donnera du pouvoir aux organismes de protection des oiseaux et des sites.

Espérez-vous qu’en sortant des salles le public se sente plus concerné par la protection et l’avenir du lac Natron ?

LW : Ma propre expérience est la preuve que voir un film peut changer votre vie, la façon dont vous considérez le monde et votre envie d’accomplir quelque chose. J’espère que LES AILES POURPRES aura cet effet sur les gens. J’aimerais qu’il les pousse simplement à penser un peu plus à l’impact que nous avons sur notre planète et à nos relations avec la nature.

MF : Je pense que nous sommes ici devant un changement de paradigme aussi radical que celui qui s’est produit lorsque Galilée a affirmé que ce n’était pas le soleil qui tournait autour de la Terre, mais la Terre qui tournait autour du soleil. Les gens ne pouvaient tout simplement pas accepter alors que la Terre ne soit pas le centre de l’univers. Et pourtant, il a bien fallu changer notre façon de voir ! C’est à nous à présent de prendre conscience que nous ne dominons pas cette planète et que la seule façon de la sauver est de se montrer humbles : la nature doit exister par elle-même, elle n’est pas simplement destinée à notre divertissement ou à notre profit. Peut-être ce changement d’état d’esprit commence-t-il à se produire peu à peu, et peut-être ce film pourra pour une toute petite part y contribuer.

MA : Je crois que nous devons tous nous intéresser au monde qui nous entoure, où que nous soyons. J’espère que les personnes qui découvriront ce film se sentiront un peu plus liés qu’avant à la nature, que cela les en rapprochera. Nous dépendons tous de la nature, rien n’est plus important. C’est le paradis sur terre, ici et maintenant, il faut que nous ouvrions les yeux et que nous en prenions conscience.

Explorations en Terre Animale

Pensez-vous qu’un animal puisse vivre plus de vingt siècles ?
Quels pouvoirs sont capables de développer les cafards conçus dans l’espace ?
Quelle bestiole a un pénis pouvant s’allonger jusqu’à huit fois sa taille ?
Le monde animal n’a pas fini de nous surprendre et d’alimenter le formidable réservoir des découvertes scientifiques.
Aux émerveillements suscités par la vision de nos paysages terrestres succède aujourd’hui la fascination engendrée par l’observation des potentialités animales.
Explorations en Terre Animale nous entraîne dans un voyage à la fois captivant, bizarre et réjouissant ; car la nature est extravagante et d’une richesse inouïe, représentée notamment par tous ces mammifères, insectes ou oiseaux dont les pouvoirs ici dévoilés sont proprement incroyables.
Cette Terre, si belle, est pourtant en danger. Découvrons pourquoi, et nous pourrons l’aider. Les rats, les baleines ou les chauves-souris recèlent des secrets qui peuvent nous permettre de comprendre ce monde et de le préserver.

L’ouvrage est composé de 250 anecdotes portant sur le monde animal, il est illustré par des dessins à l’encre de Chine. Ces histoires sont toutes plus surprenantes les unes que les autres. Ce livre instructif amusera toute la famille autant qu’il l’interpellera sur le respect de la nature. Véritable plaidoyer pour l’environnement, cet ouvrage évoque la splendeur et la fragilité de la Terre.X

Extrait

Caroline Lepage est journaliste scientifique. Elle collabore à l’Agence Science-Presse, Wapiti, Questions-Réponses, Tribu, Snorkeling … Elle a traduit les ouvrages de Paul Heiney « Pourquoi les vaches ne savent-elles pas descendre les escaliers ? » et « Les chats ont-ils un nombril ? »
(EDP Sciences, 2007 et 2008).
• Parution : 21 novembre 2008
• Public : grand public
• 978-2-7598-0079-7
• 118 pages • 15 €

Pour voir le catalogue de EDP Sciences : http://livres.edpsciences.org

Ed. EDP Sciences – 17 av du Hoggar – Parc Activités Courtaboeuf – BP 112 – 91944 Les Ulis cdx A

l’IFAW aide collégiens et enseignants pour une semaine « Animaux »

Reims, le 1er décembre 2008

Consacrez une semaine dans votre année scolaire à mieux connaître les animaux c’est le message que souhaite faire passer l’IFAW aux enseignants et aux élèves des collèges de France.

Dès aujourd’hui, 10 000 enseignants de SVT (Sciences et vie de la terre) et documentalistes vont recevoir gratuitement dans les collèges de France métropolitaine et des départements d’Outre Mer un pack éducatif. Ils pourront en faire usage au moment où ils le jugeront opportun. Ce pack éducatif est spécialement conçu pour les 10-15 ans.

IFAW (Fonds international pour la protection des animaux www.ifaw.org ) organise depuis 16 ans une semaine consacrée à la cause animale, elle se déroule dans 16 pays tout autour du globe et compte déjà plus de 6 millions de participants.

Le thème de cette année est « Sous les mers, protéger la vie marine ». Parrainée par Georges Pernoud, producteur et présentateur de Thalassa, France 3, la Semaine d’action pour les animaux propose un pack éducatif destiné aux enseignants, documentalistes, animateurs de groupe afin de mener des activités pédagogiques autour de la question de la protection animale.

L’urgence de protéger les océans et la faune marine, d’apprendre les gestes simples pour mieux les respecter sont aujourd’hui une évidence. Pourtant ce patrimoine naturel est plus que jamais en danger. C’est pourquoi il nous incombe de changer nos habitudes. Les plus jeunes représentent l’espoir d’un monde meilleur pour les animaux et les hommes. IFAW depuis de nombreuses années travaille à un changement profond des mentalités. IFAW s’adresse aujourd’hui aux enfants, ils seront les adultes de demain, soucieux de leur environnement.

Le public peut retrouver chaque outil, téléchargeable sur le site www.ifaw.org et sur My Animal Island (www.myanimalisland.org) site ludo-éducatif offrant de multiples ressources documentaires (jeux, photos, récits, cartes à collectionner sur la biologie des animaux etc.) en libre accès pour les enfants et les enseignants.

Cet événement à vocation pédagogique est le plus grand rassemblement à l’échelle mondiale qui aborde la question de la protection animale. Il vise à rassembler les efforts de chacun pour sauver et protéger les animaux à travers le monde.

Cette information est à diffuser aux enseignants qui ne recevront pas le pack éducatif IFAW. Ils peuvent eux aussi tout au long de l’année scolaire organiser leur semaine d’action pour les animaux.
Les outils éducatifs sont téléchargeables tout au long de l’année sur www.ifaw.org.

Vous pouvez télécharger gratuitement tous les outils de la Semaine d’action pour les animaux mis à votre disposition :

  1. Signez le pacte contre les sacs plastiques pour combattre l’un des dangers majeurs pour la faune marine;
  2. Visitez My Animal Island www.myanimalisland.org, site ludo- éducatif offrant de multiples ressources documentaires (jeux, photos, récits, cartes à collectionner sur la biologie des animaux etc.) en libre accès pour les enfants et les enseignants ;
  3. Parlez autour de vous de la Semaine d’action pour les animaux, car c’est l’affaire de tous.

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