21 nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial
Le Comité du patrimoine mondial inscrit un total de 21 nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO
Brasilia, 2 août – La 34e session du Comité du patrimoine mondial, réunie à Brasilia depuis le 25 juillet, a achevé aujourd’hui l’examen des candidatures à la Liste du patrimoine mondial et à la Liste du patrimoine mondial en péril.
Sous la présidence du ministre brésilien de la Culture, João Luiz da Silva Ferreira, la Comité a inscrit 21 nouveaux sites – 15 culturels, 5 naturels et 1 mixte. Les îles Marshall, Kiribati et le Tadjikistan ont pour la première un bien inscrit au Patrimoine mondial. Un site naturel existant a également été reconnu pour sa valeur culturelle, devenant ainsi un bien mixte.
Le Comité du patrimoine mondial a ajouté quatre sites à la Liste du patrimoine mondial en péril et en a retiré un, les îles Galápagos (Equateur).
Cahiers de Routes – Lozère / Nature & Randonnée
Après le cahier « Loups de Gévaudan », c’est un nouveau cahier « Nature & Randonnée » qui est disponible.
Chemins de randonnée emblématiques de Lozère, flore, faune sauvage et domestique,… sont au rendez-vous pour donner envie d’aller rencontrer une nature authentique.
cliquez sur l’image à gauche pour ouvrir le cahier de routes
Zone de conservation de Ngorongoro devient site culturel sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO
Brasilia, 31 juillet – Le Comité du patrimoine mondial, réuni actuellement à Brasilia, a inscrit la Zone de conservation de Ngorongoro (Tanzanie) comme bien culturel sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Comité a pris cette décision en raison des données extraordinaires que livre sur l’évolution humaine ce site qui s’étend sur de vastes étendues de terres du parc national du Serengeti, au nord-ouest de la Tanzanie, jusqu’au bras Est de la vallée du Grand Rift. Ce bien figurait sur la Liste comme bien naturel.
Les recherches archéologiques menées dans la zone ont également mis au jour une longue séquence de traces de l’évolution humaine et de la dynamique homme-environnement sur une période de quatre millions d’années jusqu’au début de notre ère. Ces traces comprennent notamment les empreintes fossilisées de pas à Laetoli, associées au développement de la capacité de l’homme à marcher debout ; une séquence d’espèces d’hominiens allant des Australopithecus à l’Homo erectus et l’Homo sapiens ainsi que des restes qui illustrent le développement de la technologie de la pierre taillée et la transition vers l’utilisation du fer.
Dans la Zone de conservation se trouve le spectaculaire cratère du Ngorongoro, le plus grand cratère volcanique effondré du monde, ainsi que les gorges d’Olduvai, un des sites préhistoriques les plus importants du monde, où les anthropologues Louis et Mary Leakey ont fait certaines de leurs plus grandes découvertes. Ce site présente une importance globale en termes de conservation de la biodiversité et a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial comme bien naturel en 1979.
2 Canadairs Européens en renfort pour la lutte contre les feux de forêts
L’Europe au coeur de la lutte contre les feux de forêts
Avez-vous entendu parler des 2 Canadairs appartenant à l’entreprise italienne privée Sorem stationnés à Bastia durant l’été 2009 ? En 3 mois, les 12 pilotes italiens ont effectué 275 heures de vols et 480 largages en Corse, mais aussi en Italie, en Grèce et au Portugal. Plusieurs hectares de végétations ont ainsi échappé aux flammes cet été. Cette initiative Européenne vient d’être reconduite pour l’été 2010.
A l’origine de cette initiative se trouve le Parlement Européen, qui a exprimé la nécessité de mutualiser les efforts des pays de l’Union en termes de lutte contre les incendies, et plus spécifiquement pour l’équipement en canadairs, très coûteux à l’achat et en entretien. L’Etat Français a été chargé, pour le compte de l’Union Européenne, de trouver des canadairs « Clés en main ». Il s’agit du premier projet pilote de ce genre : EUFFTR 2009 (EU Forest Fire Tactical Reserve For Aerien Fighting)
Mission impossible ?
Comment trouver et faire le lien entre une société capable d’honorer un tel marché et les machines administratives Française et Européenne ? La Sorem, unique société privée Européenne à fournir ce type de service, a très vite été intéressée par ce marché. Mais devant l’ampleur des contraintes (langue, processus administratif, délai court, etc), elle s’est retrouvée face à un mur. C’est alors que, par l’intermédiaire de la Chambre de Commerce Franco- Italienne, la société Caneva a été contactée afin de mettre son expertise en matière d’accompagnement des entreprises pour les marchés publics au service de la Sorem. Leader dans son domaine, Caneva a pris le dossier en charge afin d’assurer la coordination délicate entre secteurs privé et public, entre France et Italie. Parce que l’équipe de Caneva aime les challenges, tous les moyens ont été mis en oeuvre afin que la Sorem remporte ce marché si particulier : traduction de tous les documents, équivalence administrative et fiscale entre Etat italien et Etat français, urgence du marché, etc. Ainsi, mi-juin 2009, la Sorem se voyait attribuer le marché d’ «affrètement avec opérations de mise en oeuvre et de maintenance associées de deux avions amphibies bombardiers d’eau à Borgo ». Et dès le 1er juillet, les 2 canadairs atterrissaient en Corse pour ne repartir en Italie que 3 mois plus tard, après avoir accompli leur mission.
La société Caneva a su ainsi répondre, pour le compte de son client, à une problématique de marchés publics sur une opération exceptionnelle, ou comment une petite société française a créé le lien entre une société privée Italienne et une opération de coordination Européenne.
Voltino De Leonardis, le Project Manager de la Sorem, a reconnu « l’extrême professionnalisme démontré par
Caneva durant cet accompagnement ». La mission est renouvelée cette année pour tout l’été. La SOREM a réussi à proposer une fois de plus une offre pertinente et performante et se voit attribuer le marché. Vu les fortes chaleures d’ores et déjà constatées les avions de la SOREM devraient rapidement décoller de Bastia pour d’intenses missions.
Les forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en péril
Brasilia, 30 juillet – Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit les forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des coupes illégales de bois sur ce site et du braconnage visant les lémuriens, une espèce menacée. Le Comité tient actuellement sa 34e session sous la présidence de João Luiz da Silva Ferreira, ministre brésilien de la Culture.
Le Comité souligne que malgré un décret interdisant l’exploitation et l’exportation de bois de rose et d’ébène, Madagascar continue d’octroyer des permis d’exportation de bois en toute illégalité. Il note aussi que des pays ayant ratifié la Convention du patrimoine mondial sont néanmoins des destinations notoires de ce bois.
Le Comité prie instamment l’État partie de prendre immédiatement toutes les mesures d’urgence nécessaires afin de faire appliquer le décret et de mettre un terme aux coupes illégales. Il appelle aussi l’Etat partie à organiser un sommet réunissant les pays concernés afin d’agir pour que le bois illégal de Madagascar demeure interdit et qu’il ne puisse pas avoir accès à leurs marchés nationaux.
Etant séparées des autres masses terrestres depuis plus de 60 millions d’années, la faune et la flore de Madagascar ont évolué séparément. Les forêts humides de l’Atsinanana, qui sont englobées dans six parcs nationaux sur la façade orientale de l’île, sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie d’une biodiversité unique reflétant l’histoire géologique de Madagascar. Nombre de ces espèces sont à la fois rares et menacées, particulièrement les primates et les lémuriens.
Chantal Jouanno : il n’y aura pas de réintroductions d’ours dans les Pyrénées
Chantal Jouanno avait déclaré au printemps qu’elle ne serait pas la ministre qui laisserait s’éteindre l’ours dans les Pyrénées. Elle ne sera certainement pas celle qui lui redonnera un avenir serein.
Elle doit se rendre à Toulouse le Lundi 26 Juillet pour rencontrer les « protagonistes », agriculteurs/éleveurs et associations écologistes, défenseurs de l’ours. Les déclarations ne seront vraisemblablement pas à la hauteur des espérances de ceux qui croyaient en un engagement fort pour l’espèce emblématique de la biodiversité en Pyrénées.
Le ministère semble ne plus vouloir parler de réintroductions, en raison des « réactions de rejet » de la part des éleveurs, des « problèmes, heurts et crispations » suscités qui selon Chantal Jouanno seraient néfastes à l’écologie qui ne doit pas se limiter à un seul symbole.
La population d’ours compte actuellement une vingtaine d’individus. La secrétaire d’état estime que les conditions d’une reproduction naturelle sont réunies et suffisantes, et ne souhaite désormais que remplacer les ours qui pourraient être tués. Ce serait uniquement un plan de conservation, pas un plan de renforcement.
La plupart des associations et organismes impliqués dans la conservation de l’espèce ours estimaient pour leur part que la population d’ours ne pourrait pas être viable en dessous d’au moins 70 individus (voire 100/150 pour certains). Cap Ours, qui regroupe une trentaine d’associations, a adressé ces derniers jours au ministère une lettre ouverte faisant part de ses inquiétudes quant au respect des promesses et à l’avenir de l’ours, menaçant de relancer les actions citoyennes et juridiques auprès du parlement et de la commission européenne.
Selon plusieurs associations, la position du ministère témoigne une nouvelle fois d’une grande timidité, réserve, voire lâcheté face aux déclarations initiales et aux promesses faites lors des quelques réunions auxquelles il n’avait pu se soustraire suite aux campagnes menées par les associations.
La peur des lobbies agricole l’aura emporté sur le courage des décisions qui auraient pu marquer l’année de la biodiversité si souvent instrumentalisée pour donner bonne conscience. En effet, la réintroduction d’ours que certains espéraient pour cette année 2010 ne pourra pas se faire compte tenu de l’avancée en saison et de l’approche rapide de la période d’hivernage. Et des réintroductions en 2011 interviendraient juste avant l’année des élections présidentielles… avec tous les risques de mécontentement d’un certain pourcentage d’électorat.
Urs et Berna, les oursons du parc aux ours de Berne seront sauvés.
Urs et Berna sont deux oursons nés à Berne dans le parc aux ours. Bien que l’ours soit le symbole de la ville, la direction du parc ne pouvait pas conserver les oursons, à la fois pour des raisons de place et pour éviter la consanguinité en cas de reproduction avec les parents. Il était donc envisagé de les euthanasier si un lieu d ‘accueil n’était pas rapidement trouvé.
Plusieurs associations et fondation, nombre de particuliers se sont mobilisés pour éviter le pire à ces deux boules de poils.
La Fondation Franz Weber, qui avait contribué au transfert de l’ours Miljen, sauvé d’un cul de basse fosse dans un cachot bosniaque il y a un peu plus de deux ans, a contacté ceux qui avaient activement participé à ce sauvetage. Pierre Demeure, qui avait réalisé le reportage d’images et avait conservé d’étroites relations avec le Refuge de l’Arche, a informé Christian Huchedé (responsable et fondateur du Refuge) de la situation, en lui demandant s’il y avait une possibilité d’accueil des ours. Par chance, un grand enclos jouxtant celui de l’ours Miljen était disponible, son occupante ayant trouvé la compagnie de Miljen très sympathique et s’étant décidée à rester avec lui.
C’est donc un grand terrain vallonné, planté d’arbres et comportant une mare qui est proposé aux autorités du parc et de la ville de Berne pour l’accueil des ours. La Fondation Franz Weber s’est chargée de transmettre cette proposition et participera au financement des opérations logistiques et du transfert.
Réponse du conservateur du Bärenpark de Berne : «Je suis heureux de pouvoir considérer vos indications comme une solution définitive pour un accueil assuré des ours ; leur survie est ainsi d’ores et déjà garantie.»
La station de montagne grisonne d’Arosa, en Suisse a elle aussi proposé une solution, mais coûteuse (env 2 Millions de FS) et qui demandera un certain temps de réalisation : la création d’un parc sur la station.
La décision est donc maintenant dans le camp de la direction du parc. Il devra cependant confirmer rapidement son choix, car les possibilités d’accueil des ours bruns sont très rares dans les parcs européens. Un site d’exception comme le Refuge de l’Arche, dont la vocation est de donner asile à des animaux en danger ou maltraités, ne peut pas se permettre de réserver un enclos qui resterait vide, alors que d’autres ours ne pourraient être recueillis et sauvés.
Les oursons ont donc aujourd’hui toutes les chances pour échapper à la mort annoncée.
Les loups du Gévaudan – interview de Joseph Matera, directeur du parc
Joseph Matera, directeur du parc des loups du Gévaudan, évoque l’historique du parc et son rôle.
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Quelques explications sur la vie des loups, et quelques mots sur la « Bête du Gévaudan » qui terrorisa la région au 18è siècle.
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Les Loups du Gévaudan – 25ème anniversaire du parc.
C’est en 1962 que Gérard Ménatory (1921-1998) obtient son premier couple de loups (Canis lupus) de Pologne, qu’il nomme Bialow et Toundra.
L’amour de ces animaux ne le quittera plus. Il les installe au Chastel Nouvel dans sa propriété de 3 ha, à proximité de Mende. En 1971, les loups sont transférés au parc zoologique de Sainte Lucie.
En 1985, et avec le concours du Conseil Général de la Lozère et de la SELO (Société d’économie mixte pour le développement de la Lozère), Gérard Ménatory fait de ce site le premier parc à loups où le public peut les observer dans des vastes enclos en semi-liberté.
Le parc des loups du Gévaudan accueille des loups de Mongolie, du Canada, de Pologne, de Sibérie et des loups arctiques du grand nord canadien. Sur la vingtaine d’hectares consacrés aux loups, sept sont ouverts aux visiteurs. Chercheurs, et étudiants peuvent observer le comportement du loup sur l’ensemble du territoire.
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Outre le fait de préserver cet animal, le parc cherche à sensibiliser petits et grands à l’importance de ce super-prédateur dans notre écosystème, en tentant d’atténuer toutes les peurs ancestrales, d’éliminer les idées reçues et de
faire connaître son intérêt dans la biodiversité de notre planète.
Même si le loup fait actuellement l’objet de nombreuses études, l’intérêt que suscite cet animal reste très récent ; les premières données à caractère scientifique ont été relevées il y a tout juste 70 ans (Adolph Murie en Alaska). Jusqu’alors, nos connaissances sur ce canidé, souvent décrié, étaient particulièrement limitées et fréquemment fondées sur l’imaginaire, l’inconscient et non sur de réelles observations. Le parc Les Loups du Gévaudan, qui rassemble 5 sous-espèces a pour rôle de faire évoluer l’image du loup auprès des populations, afin qu’à terme, le loup puisse vivre en totale harmonie avec l’homme dans notre pays.
Le parc propose des visites pédagogiques, ainsi qu’une brochure pour tout public à se procurer sur le site.
Actuellement le parc Les Loups du Gévaudan compte 136 loups et accueille prés de 80 000 visiteurs par an.
Des événements pour fêter les 25 ans
- Maquillage des enfants : « ressembler à un loup parmi les loups », tous les mercredis après-midi du 07 Juillet au 25 août, le 27 octobre (spéciale Halloween), le 3 novembre, le 22 décembre (spéciale Noël) et le 29 décembre.
- Représentation théatrale : « Qui a peur du grand méchant loup ? » . Les contes de Perrault revus et corrigés : le grand méchant loup est malheureux car il est incompris et personne ne l’aime, jusqu’au coup de théâtre final…
- Les nocturnes du loup – «Percevoir les loups et leurs déplacements à la nuit tombante accompagné d’un spécialiste» : Tous les jeudis du 15 juillet au 12 août 2010, de 20h30 à 23h30, le parc ouvrira ses portes exceptionnellement en soirée. Le public pourra ainsi assister à une visite guidée nocturne avec, pour clore la soirée, un essai de hurlement avec les loups.
Cliquez sur la flèche pour écouter les loups hurler :Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
- Les grands prédateurs de France (Ours, Loup, Lynx) les 25 et 26 Septembre, exposition, stand d’information et conférences.
Pour en savoir plus :
Carnet de Routes : Lozère Terres d’Infinis
La Lozère offre une surprenante diversité, des terres pastorales de l’Aubrac aux chaos granitiques de la Margeride, des sinuosités de la Vallée du Lot verdoyante aux pentes du Mont Lozère, des grands espaces des Causses contrastant avec les Gorges du Tarn et de la Jonte aux terres escarpées des Cévennes sentant déjà le thym et la lavande…
La Lozère, avec ses 14 habitants au km² et ses 45% de surface boisée, est le département le plus « nature » de France. L’altitude moyenne du département est la plus élevée des départements français (1000 mètres environ).
Le Journal Nature a parcouru ces terres aux espaces infinis et s’est intéressé aux aspects « nature » (le parc des loups, la réserve des bisons d’Europe, la maison de vautours, les paysages, les activités…) et à l’écotourisme.
Ce premier cahier vous offre ces parcours et nos coups de coeur. Un voyage nature sous forme de livre dont vous aurez plaisir à tourner les pages et que vous retrouverez chaque semaine pour une nouvelle rencontre…










