Images récentes
DP_100928_ClermontFerrand_0023 DP_100928_ClermontFerrand_0090 DP_100928_ClermontFerrand_0108 DP_100928_Aventure_Michelin_0184 DP_100928_ClermontFerrand_0111 DP_100928_ClermontFerrand_0105 DP_100928_ClermontFerrand_0047 ... Ces quelques images, du vécu, du vrai... ...aucun risque de pénurie dans les 15 jours à venir... DP_100928_Aventure_Michelin_0207 DP_100928_ClermontFerrand_0050 DP_100928_Aventure_Michelin_0249

ours


Au nom du peuple: Réclusion à perpétuité!

L'histoire d'une "maman" ours

L'ourse s’approche puis amorce un mouvement de recul. Elle est encore étourdie par l'anesthésie, et la tête lui fait terriblement mal. Il lui faut explorer cet étrange environnement, car elle n’est pas venue ici de sa propre volonté. Il suffit de quelques pas pour se heurter aux barreaux. Presque frénétiquement, elle se rue sur le petit enclos et l’arpente désespérément de haut en bas. Tout autour il y a cette clôture, qui l’empêche de fuir. Elle creuse, elle monte et s’évertue à grimper sur cet arbre dans l'espoir de l’utiliser pour franchir cette barrière. En vain. Dans son infinie panique, Jurka est bel et bien prisonnière. Il y a encore quelques jours, elle parcourait son territoire, voyageait à travers bois, pouvait se rafraîchir en se baignant dans les lacs et les rivières. Maintenant, elle est emprisonnée dans 1700m ². Hier, elle pointait son nez dans le vent pour détecter les effluves des précieuses nourritures. Aujourd’hui, non seulement les légumes flétris sont toujours déposés au même endroit, mais ils ont toujours la même odeur. Tout cela n’est pas seulement juste un peu ennuyeux pour Jurka. C'est une épreuve déchirante… Continuer la lecture

Chantal Jouanno : il n’y aura pas de réintroductions d’ours dans les Pyrénées

Chantal Jouanno, secrétaire d'état

Chantal Jouanno avait déclaré au printemps qu’elle ne serait pas la ministre qui laisserait s’éteindre l’ours dans les Pyrénées. Elle ne sera certainement pas celle qui lui redonnera un avenir serein.
Elle doit se rendre à Toulouse le Lundi 26 Juillet pour rencontrer les « protagonistes », agriculteurs/éleveurs et associations écologistes, défenseurs de l’ours. Les déclarations ne seront vraisemblablement pas à la hauteur des espérances de ceux qui croyaient en un engagement fort pour l’espèce emblématique de la biodiversité en Pyrénées.

Le ministère semble ne plus vouloir parler de réintroductions, en raison des « réactions de rejet » de la part des éleveurs, des « problèmes, heurts et crispations » suscités qui selon Chantal Jouanno seraient néfastes à l’écologie qui ne doit pas se limiter à un seul symbole.

La population d’ours compte actuellement une vingtaine d’individus. La secrétaire d’état estime que les conditions d’une reproduction naturelle sont réunies et suffisantes, et ne souhaite désormais que remplacer les ours qui pourraient être tués. Ce serait uniquement un plan de conservation, pas un plan de renforcement.

La plupart des associations et organismes impliqués dans la conservation de l’espèce ours estimaient pour leur part que la population d’ours ne pourrait pas être viable en dessous d’au moins 70 individus (voire 100/150 pour certains).  Cap Ours, qui regroupe une trentaine d’associations, a adressé ces derniers jours au ministère une lettre ouverte faisant part de ses inquiétudes quant au respect des promesses et à l’avenir de l’ours, menaçant de relancer les actions citoyennes et juridiques auprès du parlement et de la commission européenne.

Selon plusieurs associations, la position du ministère témoigne une nouvelle fois d’une grande timidité, réserve, voire lâcheté face aux déclarations initiales et aux promesses faites lors des quelques réunions auxquelles il n’avait pu se soustraire suite aux campagnes menées par les associations.

La peur des lobbies agricole l’aura emporté sur le courage des décisions qui auraient pu marquer l’année de la biodiversité si souvent instrumentalisée pour donner bonne conscience. En effet, la réintroduction d’ours que certains espéraient pour cette année 2010 ne pourra pas se faire compte tenu de l’avancée en saison et de l’approche rapide de la période d’hivernage.  Et des réintroductions en 2011 interviendraient juste avant l’année des élections présidentielles…  avec tous les risques de mécontentement d’un certain pourcentage d’électorat.

Urs et Berna, les oursons du parc aux ours de Berne seront sauvés.

Deux oursons dans un zoo, début 20è siècle © Collection privée

Urs et Berna sont deux oursons nés à Berne dans le parc aux ours. Bien que l’ours soit le symbole de la ville, la direction du parc ne pouvait pas conserver les oursons, à la fois pour des raisons de place et pour éviter la consanguinité en cas de reproduction avec les parents. Il était donc envisagé de les euthanasier si un lieu d ‘accueil n’était pas rapidement trouvé.

Plusieurs associations et fondation, nombre de particuliers se sont mobilisés pour éviter le pire à ces deux boules de poils.

La Fondation Franz Weber, qui avait contribué au transfert de l’ours Miljen, sauvé d’un cul de basse fosse dans un cachot bosniaque il y a un peu plus de deux ans, a contacté ceux qui avaient activement participé à ce sauvetage. Pierre Demeure, qui avait réalisé le reportage d’images et avait conservé d’étroites relations avec le Refuge de l’Arche,  a informé Christian Huchedé (responsable et fondateur du Refuge) de la situation, en lui demandant s’il y avait une possibilité d’accueil des ours.  Par chance, un grand enclos jouxtant celui de l’ours Miljen était disponible, son occupante ayant trouvé la compagnie de Miljen très sympathique et s’étant décidée à rester avec lui.

C’est donc un grand terrain vallonné, planté d’arbres et comportant une mare qui est proposé aux autorités du parc et de la ville de Berne pour l’accueil des ours. La Fondation Franz Weber s’est chargée de transmettre cette proposition et participera au financement des opérations logistiques et du transfert.

Réponse du conservateur du Bärenpark de Berne : «Je suis heureux de pouvoir considérer vos indications comme une solution définitive pour un accueil assuré des ours ; leur survie est ainsi d’ores et déjà garantie.»

La station de montagne grisonne d’Arosa, en Suisse a elle aussi proposé une solution, mais coûteuse (env 2 Millions de FS) et qui demandera un certain temps de réalisation : la création d’un parc sur la station.

La décision est donc maintenant dans le camp de la direction du parc. Il devra cependant confirmer rapidement son choix, car les possibilités d’accueil des ours bruns sont très rares dans les parcs européens. Un site d’exception comme le Refuge de l’Arche, dont la vocation est de donner asile à des animaux en danger ou maltraités, ne peut pas se permettre de réserver un enclos qui resterait vide, alors que d’autres ours ne pourraient être recueillis et sauvés.

Les oursons ont donc aujourd’hui toutes les chances pour échapper à la mort annoncée.

Ours danseurs : la fin est encore loin…

La France n’a quasiment plus d’ours. En Europe centrale, l’espèce est encore présente, bien présente. Avec plus 50 ans de décalage par rapport à nos propres régions, des pratiques et des coutumes d’un autre âge ont encore lieu. Les montreurs d’ours sont toujours nombreux, surtout dans les campagnes. Capturés oursons après l’abattage de leur mère, les ours sont utilisés pour glaner quelques pièces au cours des fêtes de village en les faisant « danser », ou pour amuser les clients des cafés locaux en les faisant boire de la bière. Lorsqu’ils ne sont pas en « représentation », les ours sont enchaînés dans une arrière cour, contraints par une chaîne attachée à un anneau de fer qui traverse leur cloison nasale. Leur misère n’ayant d’égale que celle de leur propriétaire, la nourriture et les soins sont rares. Les animaux souffrent de malnutrition et sont en proie à bien des maladies.

Il nous est facile d’accuser sans comprendre les contextes d’une misère sociale omniprésente dans ces régions qui ressemblent encore à nos campagnes de la fin du 19è siècle. L’intégration à l’Europe n’en est qu’à ses balbutiements, voire encore très éloignée. Lorsque les conflits déclarés ou larvés laissent un peu de répit aux politiques pour essayer de mettre en place une démarche allant dans le bon sens de l’évolution, les préoccupations se tournent en priorité vers les population humaines. L’animal et l’environnement passent bien après, et c’est hélas compréhensible, même si les choses pourraient parfois être menées de pair tout au moins pour l’urgence.

Malgré les difficultés économiques et l’aspect très rural, des associations se sont constituées pour inciter les autorités à prendre des mesures et à légiférer afin d’interdire la détention de ces animaux par des particuliers et des zoos trop petits pour les accueillir de façon décente.

Mais que faire des ours sauvés de leurs conditions misérables ? Il est impensable de les « réhabiliter » et de les replacer dans un milieu naturel sauvage. La seule solution possible est la création de centres de sauvetage spécialisés : les sanctuaires. Les ours sont débarrassés de leurs chaines, soignés, remis en état et stérilisés. Ils disposent de très grands enclos naturels dans lesquels ils peuvent vivre une existence d’ours correcte.

La Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Georgie et quelques autres pays ont réussi à créer ces sanctuaires qui arrivent à s’autofinancer par les visites lorsque la réalisation est prévue pour acceuillir le public, ainsi que par des dons et par l’aide de fondations spécialisées.

D’autres pays sont sur le bon chemin, comme la Serbie qui a ratifié la Convention sur le commerce international des espèce de faune et de flore menacées d’extinction (CITES) et la Convention de Berne.

Cependant, l’adoption d’une législation et la ratification de conventions ne servent pas à grand’chose si elles ne sont pas accompagnées de mesures concrètes. Et c’est là que le bât blesse. La Serbie, malgré ses signatures et engagements, ne se presse guère pour permettre les sauvetages urgents. Bien qu’une procédure de transfert de 3 ours maltraités ait été engagée afin de conduire les animaux dans un centre d’accueil en Bulgarie, au dernier moment et pour des raisons inconnues, l’autorisation de transfert a été annulée et les ours sont toujours dans leur contexte de misère.

Que faire ?  Seule une information largement répandue par l’intermédiaire de campagnes de communication, doublée de demandes insistantes et de témoignages citoyens adressés aux autorités par l’intermédiaire de représentants locaux confirmés et influents peut permettre de débloquer des situations d’impasses. Lorsque les législations existent, il faut obtenir une mobilisation des autres pays d’Europe pour peser dans la balance et inciter au respect et à l’application effective des lois. Lorsqu’aucune réglementation n’existe, il faut par ces mêmes moyens arriver à obtenir des discussions, des débats publics afin que des lois puissent voir le jour. L’équilibre est bien difficile à trouver entre urgence et démocratie. Seules des structures nationales peuvent oeuvrer dans les pays concernés. Toute autre initiative étrangère isolée serait perçue comme une ingérence et aurait plutôt une influence négative. Cela n’empêche pas que les soutiens internationaux soient fondamentaux pour les structures nationales. Il faut montrer que le monde sait ce qui se passe et faire comprendre aux autorités locales qu’elles ne peuvent plus rester à la marge. Aucune avancée réelle n’aura lieu sans une législation claire, précise et sans mise en application de la réglementation, seules garantes de la pérennité de l’abolition des pratiques incriminées. Si ces mesures ne sont pas prises, quelques individus échapperont à leur condition grâce à des opérations « animalitaires » ponctuelles, mais tous les autres continueront à endurer leurs souffrances.

Il faut aussi préparer les structures d’accueil des animaux « récupérés », et offrir des compensations aux « détenteurs repentis »‘ afin qu’ils n’aient pas tendance à retrouver une nouvelle victime dès que l’ancienne sera sortie de leur horizon. Ceci peut être possible tout simplement en leur donnant un moyen de subsistance par un travail simple : devenir soigneur dans les centres de sauvetage, fabriquer des produits/objets artisanaux qui seront vendus dans le cadre d’un commerce équitable sont des voies possibles et logiques.

Parallèlement, il est indispensable de contribuer à faire prendre conscience des richesses naturelles, faunistiques et floristiques de ces régions aux paysages encore en grande partie préservés. Des forêts de montagne, des plateaux, des plaines humides, sont encore quasiment vierges, accueillant une faune libre et sauvage dans des écosystèmes disparus de la plupart des pays européens « anciens ». Les 5 prochaines années seront décisives : soit les pays prennent conscience de leurs richesses naturelles et font tout pour les préserver tout en bénéficiant de retombées économiques au travers d’un tourisme vert, soit ils laissent ces richesses se gangréner lentement mais surement au profit d’une urbanisation et d’une industrie qui ne sera de toutes façons jamais florissante. Dans la première hypothèse, l’Europe aura la chance de conserver en son sein une nature « authentique », dans la seconde les derniers sanctuaires disparaîtront en même temps qu’une faune qui avait traversé les millénaires.

Il suffit parfois de peu de choses pour faire pencher vers le bon côté ou vers le mauvais. Des projets sont tenus à bout de bras par des structures compétentes et enthousiastes. Il est du devoir de tous les écocitoyens de relayer l’information, d’aider à faire prendre conscience et de participer selon ses possibilités aux opérations et manifestations menées pour la protection et la conservation des espèces et des espaces. S’informer pour informer et participer.

Simple, non ?

Pierre Demeure

P.S. Le Journal Nature a plusieurs projets de communication et de participation à ces actions. Nous mettons en place un réseau que vous pourrez bientôt rejoindre.

Pour en savoir plus : www.vier-pfoten.org

Menaces sur l’ours polaire-Petits gestes, grandes conséquences

Petits gestes quotidiens, grandes conséquences planétaires

Jusqu’au 31 janvier, le museum d’histoire naturelle de Rouen propose, en partenariat avec l’association AVES France, association de protection des espèces menacées, une immersion dans le monde de l’Arctique, à travers l’exposition « Menaces sur l’ours polaire ».

 Chaque année, la banquise fond plus l’été qu’elle ne se forme l’hiver. Peu à peu, le territoire de chasse de l’ours polaire diminue… Entraînant par conséquence une disparition de l’espèce… L’ours polaire, classé sur liste rouge des espèces menacées, apparaît comme le symbole des effets du réchauffement climatique sur nos écosystèmes. Parce que si une seule espèce disparaît, cela aura inévitablement des conséquences sur toutes les autres.

Beaucoup d’études informent déjà sur les risques du réchauffement climatique, mais cette opération a surtout vocation de passer à l’aspect pédagogique, à travers une sensibilisation des plus jeunes. La sensibilisation du grand public est le meilleur moyen pour sauver l’ours polaire, et montrer que chacun de nos gestes au quotidien a des conséquences à l’échelle de la planète.

L’exposition, en sollicitant nos différents sens,  nous plonge dans le monde méconnu des pôles, en explorant 5 thèmes principaux : l’Arctique en elle-même et les différentes familles d’ours, mais surtout les différentes menaces qui pèsent sur lui, les mesures de protection, et des éléments pour comprendre les phénomènes naturels qui conduisent à l’état actuel de la planète.

Un double parcours est ici mis en place : à travers un ensemble de panneaux explicatifs, à l’attention des adultes, mais surtout un second parcours, ludique et pédagogique, destinés aux enfants, qui déambulent dans l’espace, crayon en main pour partir à la chasse des réponses aux 12 questions du livret éducatif, et, peut-être, pour le plus chanceux, repartir avec un ours en peluche géant, à l’issue du concours mis en place pour l’occasion.

Plus qu’une simple exposition, entre explications, ambiance sonore et contact avec les textures du sol, c’est un voyage sensoriel qui nous est ici proposé, et contribue à nous faire prendre conscience du rôle que nous pouvons encore jouer pour préserver la planète.

Lauriane

X

Agenda des mercredis museum

Dans le cadre de l’exposition « Menaces sur l’ours polaire »
18 novembre – 31 janvier

 Visites – Ateliers
Matin : 10h30 – 12h, après midi : 14h30 – 16h,
tarif : 5 euros.
Pour les enfants à partir de 7 ans

X

X

  • 19 novembre : les bêtes de l’extrême – un atelier sur les adaptations animales (8-12ans)
  • 26 novembre : gribouille ton ours – un atelier d’initiation au dessin (7-9ans)
  • 3 décembre : la banquise en couleur – un atelier de dessin (10-12ans)
  • 10 décembre : exquise banquise – un atelier sur l’eau des pôles (8-12ans)
  • 17 décembre : sur les pas de l’ours – un atelier sur l’empreinte écologique (10-12ans)

 Inscription obligatoire et renseignements par mail à chmorille@rouen.fr et vlecoq@rouen.fr ou par téléphone au 02 35 71 41 50.

 Des ateliers et des visites pour les groupes scolaires sont proposés sur rendez-vous tous les jours sauf le lundi.

 X

X

X

X

Conférences, animées par Rémy Marion

Le 27 novembre à l’hôtel de ville dans la salle des mariages

 - « L’ours polaire » à 14h30, Curieux et imprévisible, le plus grand prédateur terrestre fascine tous ceux qui l’ont observé. Eternel errant qui parcourt la banquise, son seul domaine, qui est aujourd’hui menacé – réservée aux scolaires.

 - « D’un pôle à l’autre » à 18h30 : Océan ou 7e continent, l’Arctique et l’Antarctique nous fascinent tout autant. Pour mieux comprendre les enjeux actuels, la fragilité des régions polaires, la richesse du réservoir de glace de la planète – ouverte au public.

En images
Get the Flash Player to see the slideshow.
Catégories