Un T Rex à Paris

Exhumé par une équipe du Naturalis Biodiversity Center de Leiden (Pays-Bas), où il fut présenté au public néerlandais, ce spécimen est l’un des trois squelettes de Tyrannosaurus rex les plus complets au monde avec près de 75 % d’ossements en excellent état de conservation. Son crâne original, non déformé et monté pour la première fois sur le squelette, le rend particulièrement remarquable. Le public fait ainsi face aux mâchoires de ce dinosaure carnivore en position d’attaque.

Dès son arrivée en Europe, de nombreux examens non invasifs réalisés par des équipes de chercheurs européens ont été menés sur ce squelette pour en dé- terminer les grandes caractéristiques. L’âge de Trix, une trentaine d’années, a notamment été déterminé grâce aux études histologiques, en examinant sous microscope ses os afin d’identifier les tissus biolo- giques qui les composent et comprendre leur croissance. Son crâne a été scanné (tomodensimètre) en Allemagne, ce qui a permis de reconstituer un modèle tridimensionnel de ce dernier et aussi de révéler des détails de la boîte crânienne. Des analyses pour déterminer son sexe et son régime alimentaire ont aussi été effectuées. Trix semble avoir eu une vie bien mouvementée : les paléontologues ont trouvé plusieurs blessures et marques pathologiques sur ses os qui suggèrent qu’elle a survécu à au moins une attaque et résisté à quelques maladies.

L'Exposition :

Une première partie introductive, découpée en cinq séquences, plonge le visiteur dans un univers très ancien, il y a 67 millions d’années (Ma), alors que la période du Crétacé touchait à sa fin : une immersion nécessaire pour comprendre les conditions dans les- quelles vivait cet incroyable spécimen.

C’est d’abord le contexte chronologique qui est évoqué afin de se situer dans le temps, un million d’années avant la crise Crétacé-Tertiaire qui provoqua l’extinction des grands dinosaures, apparus 165 Ma auparavant. Le public peut ainsi mieux appréhender la place du Tyrannosaurus rex, l’un des derniers représentants des dinosaures, et les bouleversements fauniques liés à cette crise.

Le contexte géographique est ensuite présenté, en particulier celui de l’Amérique du Nord où vivait le T. rex. Les visiteurs découvrent notamment une grande mer intérieure, la Western Interior Seaway, qui coupait l’Amérique du Nord du nord au sud. Les similitudes entre espèces de dinosaures nord-améri- caines et asiatiques sont ainsi soulignées.

La troisième séquence concerne le contexte environnemental. Le public découvre ici les écosystèmes continentaux nord-américains de la fin du Crétacé et en particulier la proie principale du T. rex, l’hadrosaure Edmontosaurus annectens, un dinosaure herbivore à bec de canard. Aussi, pour l’occasion est assemblé pour la première fois depuis sa découverte en 1910, un squelette d’Edmontosaurus long de 10 mètres et présent dans les collections du Muséum depuis 1911.

Un moulage de la peau momifiée d’un de ces dinosaures que le public pourra toucher sera aussi exposé. Il sentira ainsi la rugosité de cette peau écailleuse semblable à celle du tyrannosaure.

L’histoire du groupe des tyrannosauroïdes, dont les premiers représentants connus datent de 165 Ma, est ensuite évoquée : il a fallu quelques 100 Ma de « bri- colages » évolutifs avant que les Tyrannosaurus rex n’apparaissent. Entre temps, certains tyrannosau- roïdes avaient acquis un plumage et ne dépassaient pas les deux mètres de long.

Enfin, la cinquième et dernière séquence propose au visiteur de suivre, à travers de nombreuses photographies, les pas des grands découvreurs de dinosaures de la fin du XIXe siècle. Une épopée qui mène le visiteur dans le sillage de plusieurs missions paléontologiques nord-américaines avec notamment Charles Steinberg et Barnum Brown (qui découvrit le premier T. rex). Un tableau présente toutes les découvertes de Tyrannosaurus rex dans le monde depuis 1900. Le voyage prend fin avec un film rappelant les trois années pendant lesquelles le squelette de Trix fut exhumé, nettoyé de sa roche, transporté et remonté en Europe.

Tout au long de cette première partie, des pièces phares des collections du Muséum sont mises en exergue : des météorites et fossiles d’animaux disparus pendant la crise Crétacé-Tertiaire, des fossiles de poissons, le squelette de l’hadrosaure, des fossiles de plantes à fleurs de cette période, le moulage d’un crâne de Nannotyrannus lancensis, dont on ne sait toujours pas à ce jour s’il s’agit d’un jeune ou d’une espèce naine de tyrannosaure.

Légèrement dans la pénombre, le visiteur entre ensuite dans la seconde partie pour vivre un face à face spectaculaire avec cet incroyable prédateur. Un rugissement émanant de cette gueule ouverte aux dents acérées est quasiment perceptible. Les effets de lumière révèlent quant à eux l’attitude et les dimensions hors du commun de l’animal. En contournant le T. rex, le visiteur a accès à plusieurs panneaux descriptifs sur son anatomie, son régime alimentaire, ses combats... Les scénographes ont d’ailleurs prévu un emplacement dédié aux selfies afin d’immortaliser cette rencontre unique.

La troisième partie concerne la paléobiologie du T. rex. Onze modules interactifs et ludiques, particulièrement destinés aux enfants, jalonnent ainsi l’espace et invitent le public à s’intéresser à l’âge des T. rex, leur cerveau, leurs œufs, leurs proies, mais aussi à chercher des fossiles, faire du vélo pour comparer sa vitesse à celle du dinosaure, dessiner et même danser !

Enfin, munis de leur ticket d’entrée, les enfants ayant visité l’exposition pourront jouer aux apprentis paléontologues et accéder à un chantier de fouille monté pour l’occasion au Jardin des Plantes.

INFORMATIONS PRATIQUES

Galerie de Minéralogie et de Géologie

Jardin des Plantes
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5e

Tous les jours de 10h à 18h sauf les mardis —
Tarif plein : 14€
Tarif réduit : 9€
Un billet pour l’exposition donne aussi accès à la Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée.
Réservation conseillée.
Billets coupe-file pour l'exposition
"Un T. rex à Paris" sur mnhn.fr

Site internet : mnhn.fr/TRex
#ExpoTRex

LEGODINO

La rencontre de deux géants : les Dinosaures et les LEGO

Fruit de l'imagination débridée de deux auteurs au service d'une association inédite, Florent Goussard est Paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle, Aurélien Mathieu (alias Shobrick) a mis son talent de photographe au service de cette aventure improbable. Cet ouvrage mélange humour et esprit ludique pour vous initier aux secrets les mieux gardés de cette époque qui fascine toujours autant petits et grands.
Photos réalisées par Shobrick en studio avec le canon 5Dmark III. Le livre comprend 6 pages de making of où toutes les étapes de créations des photos sont expliquées en détail.

Aussi transgénérationnel que les dinosaures eux-mêmes, quoi de mieux que l'univers LEGO pour illustrer cette rencontre imaginaire si souvent rêvée. Dans la lignée du livre LEGOSPACE, un livre d'images grand format idéal pour la période des cadeaux de fin d'année.
LEGODINO vous entraîne dans un univers à part, où les paléontologues peuvent vraiment rencontrer leurs idoles... A leurs risques et périls !
 
Les auteurs :
Florent Goussard est paléontologue au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Sa passion pour les dinosaures remonte aussi loin qu'il puisse s'en souvenir, et très tôt sa décision est prise : il en fera son métier. Ecumant dès lors ouvrages, expositions, films et documentaires, il n'aura de cesse d'atteindre son objectif. Aujourd'hui Florent est spécialisé en imagerie 3D, une technique qui lui permet d'approcher les secrets les plus intimes des fossiles.

Aurélien Mathieu est réalisateur et scénariste à Paris. Sa passion pour les LEGO est née dès l'enfance où son attirance pour le cinéma le pousse à réinterpréter des scènes de films avec ses mini figurines. Bientôt, lui vient l'envie de créer des images au réalisme saisissant : feux, explosions miniatures et faux contre-jours. Il n'hésite pas à incorporer des éléments naturels : terre, mousse, lichen, eau, etc. Son leitmotiv : réaliser tous ses effets « in camera » et éviter le plus possible les retouches sur logiciel. Aurélien emprunte les techniques du cinéma et d'autres arts pour construire ses décors et sculpter la lumière. Il officie sous le pseudo Shobrick.
Les photos du livre sont réalisées par Shobrick en studio avec le canon 5Dmark III. Le livre comprend 6 pages de making of où toutes les étapes de créations des photos sont expliquées en détail.

Une idée cadeau pour votre compagnon (à 4 pattes…)

La mode canine se met aux médailles Made in France avec Le Coin des Animaux

L'une des craintes principales lorsqu'on possède un animal de compagnie, c'est qu'il se perde, ne retrouve plus le chemin de la maison ou qu'il soit victime d'un accident. 
C'est pour faire en sorte que plus aucun animal ne soit perdu que Marie Cordié a créé Le Coin des Animaux, un site internet proposant une large variété de médailles gravées et personnalisées pour identifier les chiens et les chats. La médaille est en effet un moyen d’identifier son chien ou son chat facilement, en cas de perte, de fugue ou d’accident.  Dans cette optique, Marie propose trois tailles de médailles adaptées au gabarit de l’animal.
Avec des créations aussi pratiques qu’esthétiques, Marie poursuit l’objectif de proposer un accessoire de mode utile aux animaux ainsi qu’à leurs propriétaires.

Les créations de la collection Made in France sont conçues dans l'atelier de Marie, jeune entrepreneure de 27 ans, et permettent de promouvoir la fabrication française.
Le Coin des Animaux est partenaire de 130 associations de protection animale et reverse 1€ à un refuge ou à une association de protection animale pour chaque médaille commandée.

En savoir plus

Site internet : http://le-coin-des-animaux.fr/medaille-modele-os.html

Facebook : http://www.facebook.com/LeCoindesAnimaux

Twitter : http://twitter.com/medaille_chien

Pinterest : https://fr.pinterest.com/medaillechien

 

Une espèce de mammifère sur trois désormais menacée ou quasi menacée en France métropolitaine

Huit ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une aggravation de la situation des mammifères dans l’Hexagone : 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines apparaissent menacées ou quasi menacées, contre respectivement 23 % et 25 % en 2009. Au total, sur l’ensemble des 125 espèces de France métropolitaine, 17 sont menacées et 24 autres quasi menacées.
 
Le Vison d’Europe devient l’un des mammifères les plus menacés de France
Avec une population désormais estimée sous la barre des 250 animaux, le Vison d’Europe est passé en moins de dix ans du statut « En danger » à celui d’espèce « En danger critique ». La destruction des zones humides et la concurrence avec le Vison d’Amérique sont les principaux facteurs responsables de ce déclin, et dans une moindre mesure le piégeage accidentel. L’espèce est également victime de collisions routières et d’empoisonnements indirects dus à la lutte chimique contre les rongeurs dont elle se nourrit. En dépit des plans d’actions successifs dont il a fait l’objet et des mesures réglementaires mises en place, ce mustélidé nécessite d’urgence un renforcement des actions pour éviter sa disparition.
 
Des espèces victimes collatérales de l’intensification des pratiques agricoles
L’intensification des pratiques agricoles et la transformation des paysages entraînent la perte d’habitats essentiels pour de nombreuses espèces, comme le Putois d’Europe ou le Lapin de garenne, qui pâtissent des remembrements conduisant à la destruction du bocage et des haies. L’usage important de pesticides affecte également les espèces insectivores en amenuisant leurs ressources alimentaires : c’est le cas pour des musaraignes comme la Crocidure leucode ou pour des chauves-souris comme la Pipistrelle commune. Ces quatre espèces sont aujourd’hui en régression à l’échelle nationale et classées « Quasi menacées ».
 
Les grands carnivores toujours menacés
En raison de leurs effectifs réduits, l’Ours, le Loup et le Lynx restent classés menacés, même si la population des deux premiers est en augmentation. Malgré leur protection, ils demeurent la cible de braconnage, du fait des conflits d’usages que leur présence suscite. La situation complexe et fragile de ces trois grands carnivores en France illustre les difficultés qu’il reste à surmonter et plaide pour une action résolue et une concertation plus volontariste coordonnées par les pouvoirs publics. L’objectif doit être d’élaborer une vision partagée et une stratégie de long terme qui font actuellement défaut, en associant tous les acteurs concernés, afin de parvenir à une coexistence durable avec les activités humaines.
 
Les chauves-souris dorénavant confrontées aux mesures de lutte contre le changement climatique
Jusque-là principalement affectées par l’intensification des pratiques agricoles et par l’exploitation forestière réduisant l’abondance des vieux arbres, les chauves-souris se trouvent désormais confrontées à des menaces additionnelles. Bon nombre d’espèces sont touchées par les opérations de rénovation et d’isolation des bâtiments, qui entraînent la disparition de gîtes qu’elles affectionnent. Dans d’autres cas, le développement du secteur éolien est en cause, touchant particulièrement les espèces migratrices, victimes notamment de collisions avec les pales. Parmi les espèces dont la situation s’est dégradée en moins de dix ans, le Molosse de Cestoni est passé de « Préoccupation mineure » à « Quasi menacé » et la Noctule commune de « Quasi menacée » à « Vulnérable ».
 
Les mammifères marins sous le coup de multiples pressions
Dans le domaine marin, les mammifères font face à de multiples menaces, incluant la pollution sonore due au trafic maritime et aux sonars militaires, les pollutions chimiques, les captures accidentelles liées à l’utilisation de filets maillants ou de chaluts pélagiques, et la surpêche réduisant leurs ressources alimentaires. C’est le cas du Cachalot, classé en catégorie « Vulnérable ». Plus d’un tiers des espèces de cétacés se trouve toutefois toujours en catégorie « Données insuffisantes », ce qui signifie que les connaissances et les informations disponibles manquent pour permettre d’apprécier leur situation. Parmi les pinnipèdes, le Phoque veau-marin reste dans une situation fragile, victime de captures accidentelles par les engins de pêche, du dérangement lié aux activités humaines, et très sensible aux maladies virales. Il est classé en catégorie « Quasi menacée ».
 
Des succès qui tracent la voie à suivre
Malgré la dégradation générale de la situation, différents exemples montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits. A cet égard, la Loutre d’Europe et le Bouquetin des Alpes sont de bons exemples de réels progrès obtenus grâce à une action efficace des pouvoirs publics et des associations de protection de la nature. En situation précaire il y a encore quelques décennies, la Loutre a aujourd’hui recolonisé de vastes secteurs dans la plupart des régions. Et après avoir quasiment disparu de l’arc alpin français, le Bouquetin des Alpes a désormais repeuplé plusieurs départements. A l’avenir, grâce au programme de réintroduction engagé depuis 2014 dans les Pyrénées, le Bouquetin ibérique sera peut-être le prochain à sortir des espèces menacées de la Liste rouge.

De manière générale, pour inverser la tendance négative constatée, il apparaît indispensable d’enrayer la dégradation des milieux naturels, de restaurer les zones humides et les bocages, et d’agir pour le maintien de zones d’agriculture extensive. Il est aussi essentiel de veiller à concilier transition énergétique et préservation de la biodiversité, afin de répondre au défi du changement climatique tout en sauvegardant les espèces et leur environnement. Pour les mammifères les plus menacées, des efforts ciblés doivent également être déployés pour développer des plans nationaux d’actions et renforcer ceux qui ont été engagés.
 
Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été réalisé par le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), en partenariat avec la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
 

Publication, résultats détaillés et bilan des évolutions entre 2009 et 2017 disponibles sur :
www.uicn.fr/liste-rouge-mammiferes       et      inpn.mnhn.fr/actualites/lire/8361

Sciences participatives : 4ème édition de Birdlabs

Lancement de la 4ème édition de BirdLab, jeu interactif dédié à l’étude des oiseaux

Le 15 novembre prochain débute la 4e saison de BirdLab, une étude scientifique participative consacrée au comportement de nourrissage des oiseaux.
Grâce à un jeu sur smartphone et tablette, les participants sont invités à suivre en temps réel les déplacements de 24 espèces communes d’oiseaux sur deux mangeoires identiques. Cette expérience est proposée par AgroParisTech, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et le Muséum national d’Histoire naturelle via son programme Vigie-Nature.

En ville ou à la campagne : observer les oiseaux pour faire avancer la science
Pour participer, il suffit d’installer deux mangeoires dans son jardin ou sur son balcon, de les garnir de graines de tournesol ou de boules de graisse et d’attendre quelques jours afin qu’elles soient repérées par les oiseaux. Ensuite, il ne reste plus qu’à noter dans l’application les allées et venues des oiseaux entre les mangeoires. Une opération ludique mais qui s’avère pourtant indispensable à l’avancée des connaissances.

Présence des perruches à collier en Île-de-France : BirdLab permet de comprendre
BirdLab explore les interactions entre les oiseaux qui fréquentent les mangeoires. La richesse des données récoltées permet d’étudier plus particulièrement certains facteurs contextuels. Ainsi, les observations des trois premières saisons offrent une meilleure compréhension de la répartition et du contexte paysager francilien d’une espèce peu commune qui ne passe pas inaperçue, la perruche à collier.
Ainsi, depuis le lancement de BirdLab en 2014, les chercheurs ont constaté une forte concentration des perruches aux mangeoires situées dans des paysages pavillonnaires denses composés principalement de jardins privés, ce qui correspond au noyau de distribution1 de l’espèce en en Île-de-France. Mais cette présence diminue dès que l'on se rapproche des parcs urbains publics où la perruche bénéficie probablement d’autres ressources alimentaires. Par ailleurs, les perruches à collier sont majoritairement observées sur les mangeoires proches des sites connus de nidification de l’espèce.

La présence des perruches influence-t-elle la fréquentation des mangeoires ? Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l'activité des oiseaux aux mangeoires en présence des perruches considérées comme espèce « nouvelle » à l’échelle nationale. La perruche freine-t-elle l’accès des autres oiseaux aux mangeoires ? Aujourd’hui, le nombre de données n’est pas encore suffisant pour mettre en évidence une relation particulière entre la perruche et les autres espèces d'oiseaux. Les observations des joueurs de cette 4ème saison de BirdLab devraient permettre d’en savoir plus !

Pour en savoir plus : 

http://vigienature.mnhn.fr/vigie-manip/birdlab

La Vallée des Loups – Le livre

Un homme au coeur du sauvage

 

Texte: Jean-Michel Bertrand - Photos: Bertrand Bodin Préface d'Yves Paccalet

Le livre du film

Le 21 décembre 2016, Pathé lance en sortie nationale un film sur un thème d'une brûlante actualité: le loup! Ce film et le livre qui l'accompagne révèlent pour la première fois la vie de loups sauvages dans les Alpes françaises et la folle quête de celui qui est parvenu à les filmer.

Un pari sur les traces d'une bête invisible...

Il parcourait le monde depuis 30 ans pour réaliser des documentaires. Un jour, le cinéaste Jean-Michel Bertrand en a eu la nausée de tous ces voyages. Un besoin irrépressible l'a pris de retourner dans les montagnes de son enfance en se fixant un pari insensé. Au prix de semaines, de mois, d années si nécessaire de pistages et d'affûts dans une vallée retirée et totalement sauvage de son choix, Jean-Michel Bertrand s'est juré d'apercevoir un jour des loups. Mais aussi de les filmer et d'en faire un film pour le cinéma qui raconte sa quête de l'animal sauvage par excellence.

Complément naturel du film en sortie nationale le 21 décembre 2016, le livre « La vallée des loups » révèle comment Jean-Michel Bertrand, après 3 ans de patience et de ténacité, est parvenu à concrétiser son rêve. Cet ouvrage donne aussi des informations inédites sur la vie et l’actualité de cet animal en France. Vous y verrez un homme passionné, une nature à couper le souffle et surtout une prodigieuse approche de la bête actuellement la plus pourchassée et sans aucun doute ta plus difficile à voir des Alpes. Ce beau récit très richement illustré se conclut par un portfolio des coulisses du film.

Les auteurs

Originaire du Champsaur, dans les Hautes Alpes, le cinéaste français Jean-Michel Bertrand a réalisé plusieurs films ethnologiques dans le monde entier, de la Mongolie au Canada en passant par la Sibérie et l’Islande Cet amoureux de la montagne et de la faune sauvage a signé pour le cinéma en 2010 un premier long métrage qui raconte sa quête de l'aigle, «Vertige d'une rencontre». Aujourd'hui, il poursuit sa carrière de réalisateur au cinéma et vient de terminer un nouveau long métrage : «La vallée des loups». Photographe renommé, Bertrand Bodin est l'auteur de plus de 20 livres sur la faune sauvage et les Alpes, en particulier dans la région du Parc national des Ecrins. Cet artiste expérimenté a couvert en images la quête de Jean-Michel Bertrand pendant plus de deux ans.

 

L’Institut Océanographique, peiné par l’attaque mortelle d’un requin, explique les solutions possibles

L’Institut océanographique adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches d’Alexandre Naussac. Chaque attaque nous peine profondément et renforce la nécessité de rechercher des solutions efficaces pour gérer le risque requin.

Le décès d’Alexandre Naussac est survenu sur la rive est de l’île, où le risque requin est connu de longue date et limite d’ailleurs fortement la pratique, bien loin des zones sécurisées ou surveillées à l’ouest. Selon les informations dont nous disposons, le groupe de surfeurs recherchait des conditions exceptionnelles de vagues. Cet état de la mer, trouble après les pluies, maximisait aussi le risque requin à cet endroit. La passion pour le sport l’a emporté chez un jeune qui, parfaitement conscient du risque, avait même été vigie requin par le passé.

Depuis deux ans, La Réunion est pleinement rentrée dans une gestion active du risque et nous saluons la mise en place de solutions efficaces, que ce soit les vigies requins ou les filets de séparation, qui est à notre sens la voie la plus pertinente. Nous espérons que La Réunion se positionnera à la pointe de l’innovation pour permettre aux activités nautiques de cohabiter avec des grands prédateurs. Ceci passe par une meilleure compréhension du comportement des requins, ainsi que par la sécurisation permanente ou temporaire de sites de pratique, l’information et l’alerte du public, l’encadrement de la pratique en fonction des conditions météorologiques et de l’observation des requins.

Alors que cet accident ravive les questions liées aux requins à La Réunion, nous souhaitons qu’il accélère la sécurisation de sites et le développement de nouvelles techniques de protection qui seuls permettront de redonner des perspectives aux pratiquants, plutôt que d’enflammer une vaine guerre contre les requins et des tensions sociales.

L’Institut océanographique a organisé plusieurs ateliers d’experts internationaux sur ce sujet, pour partager les expériences des différents pays concernés et identifier et évaluer les solutions techniques existantes et en développement.

Retrouvez les solutions présentées dans un clip vidéo et la « Boîte à outils face au risque requin »

Les canyons sous-marins menacés par les activités humaines

Publié le 31 janvier 2017 dans la revue Frontiers in Marine Science, une étude menée par des chercheurs du Réseau international pour l’étude et l’échange scientifique sur les canyons sous-marins (INCISE) met en évidence l’importance écologique des canyons et la nécessité de mieux protéger ces espaces sensibles aux activités humaines. L’Ifremer a contribué à ces travaux en apportant notamment des informations sur les coraux du golfe de Gascogne.

 

(de gauche à droite): A 1545 m de profondeur, dans le canyon de Lampaul  du golfe de Gascogne, des coraux d’eau froide (Solenosmilia variabilis)

fournissent un habitat pour des gorgones, des ophiures et des étoiles de mer.©Ifremer – BobEco 2011

Une agrégation d’oursins de l’espèce Cidaris cidaris, dans un canyon du golfe de Gascogne©Ifremer / Evhoe 2011 

 

Les canyons sous-marins sont des vallées profondes et escarpées qui entaillent les marges continentales, créant un conduit entre la côte et les abysses. De nombreux canyons atteignent des profondeurs supérieures à 2 km, certains s’étendent sur des centaines de kilomètres.Ils constituent un lieu de refuge, d’habitat, de reproduction et de nurserie pour de nombreuses espèces (coraux d’eau froide, poissons,crustacés…). A ce jour, près de 10 000 grands canyons sous-marins ont été recensés dans le monde.

 

Des pressions de différentes natures

« Globalement, les pressions exercées par les activités humaines comprennent les déchets, la pêche, le déversement de résidus miniers terrestres et l’extraction de pétrole et de gaz », souligne Lénaick Menot, co-auteur de l’étude et chercheur au Laboratoire Environnement Profond du Centre Ifremer Bretagne à Brest. Les effets du changement climatique peuvent aussi modifier l’intensité des courants dans les canyons, avec un impact sur la structure et le fonctionnement de la faune sous-marine ainsi que sur l’apport en nutriments de l’écosystème des fonds marins.

 

10% des canyons situés dans des aires marines protégées

« Seulement 10% des canyons identifiés dans le monde sont situés dans des aires marines protégées (AMP)», précise Florence Sanchez, co-auteur de l’étude et ingénieur à l’Ifremer, au Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon (équipe d’Anglet). Même si ce chiffre reste très faible, l’étude révèle plusieurs exemples de réussites réalisées en matière de protection et de mesures de gestion pour certains canyons sous-marins.

« Notre étude identifie non seulement l’importance écologique des canyons, mais souligne également la nécessité d’une meilleure compréhension des impacts anthropiques sur les écosystèmes que les canyons sous-marins abritent », explique Ulla Fernandez-Arcaya, l’auteur principal de l’étude et chercheure au Centre Océanographique des Baléares (Espagne).

300 canyons dans le golfe de Gascogne

Dans le golfe de Gascogne – qui s’étend de la Bretagne jusqu’au Pays Basque – 300 différents canyons incisent la façade Atlantique française. L’étude publiée fait le bilan d’un ensemble de projets multidisciplinaires, recensés par le Réseau international pour l’étude et l’échange scientifique sur les canyons sous-marins  (INCISE). Ces nouvelles connaissances acquises ont considérablement amélioré lacompréhension du rôle écologique des canyons, les ressources qu’ils fournissent aux populations humaines et des impacts que les activités humaines exercent sur leur état écologique global.

60 espèces de coraux

Dans le golfe de Gascogne, les canyons sous-marins sont de véritables refuges pour les coraux d’eau froide. Au cours de sa thèse à l’Ifremer, Inge Van den Beld, co-auteur de l’étude, a identifié et cartographié près de 60 espèces de coraux. Ces coraux forment des récifs ou des jardins. « Mis bout à bout, l’ensemble des habitats coralliens observés dans le golfe de Gascogne pendant nos plongées scientifiquesreprésentent 48 km de longueur », explique Lénaick Menot de l’Ifremer, qui a supervisé cette thèse.

Ces habitats vulnérables ne font pas encore l’objet de mesures de préservation mais les recherches menées par l’Ifremer ont alimenté les recommandations de l’Unité Mixte de Service 2006 – Patrimoine Naturel du Muséum National d’Histoire Naturelle. L’objectif de ce projet est la désignation d’un réseau Natura 2000 pour l’habitat récif au large, dans le cadre de la directive «Habitats, faune, flore». En 2014, huit grands secteurs ont ainsi été définis, incluant 15 canyons le long de la façade Atlantique française.

Sur la piste des grands singes

À l’occasion de la clôture de la COP21 et en écho à l’exposition « Sur la piste des grands singes », le Muséum national d’Histoire naturelle organise samedi 12 décembre de 14h à 17h30, une conférence dédiée à la sauvegarde et à la protection des grands singes en Afrique et en Asie. Volontaires sur le terrain, scientifiques, entrepreneurs mais aussi artistes et écologistes seront présents pour présenter les enjeux et les solutions mises en place pour protéger ces animaux menacés.

 

UNE SITUATION PRÉOCCUPANTE

Cette conférenChimpce est l’occasion de rappeler qu’en 50 ans, 70% des populations de grands singes ont disparu et qu’aujourd’hui il ne reste plus que 880 gorilles de montagne et 6 500 orangs-outans sur l’île de Sumatra. En trois générations (entre 1970 et 2030), on estime que la population de chimpanzés aura été divisée par deux… La raison principale : la perte et la fragmentation de leur unique habitat, les forêts tropicales.

Cette conférence, en complément de l’exposition « Sur la piste des grands singes » actuellement dans la Grande Galerie de l’Évolution, s’est ainsi fixée pour objectif d’alerter, de mobiliser le public mais aussi de faire reculer les menaces par des actions concrètes sur le terrain.

Des actions concrètes grâce à l’implication de chacun : citoyens, ONG, entreprises…
L’argent récolté depuis 2015 dans le cadre de la campagne d’appel aux dons lancée pour aider à lutter contre le braconnage des chimpanzés  a, entre autres, permis d’engager trois villageois au sein de l’équipe de Sabrina Krief en Ouganda. Chaque jour, ils effectuent des patrouilles en forêt. En cinq mois, la collecte est impressionnante avec déjà 210 pièges détruits, sauvant les chimpanzés de la mort ou de terribles amputations. Chaque câble est désactivé, collecté et identifié et les points GPS permettent de cartographier les zones où les pièges sont les plus fréquents.

DES RENCONTRES EXCEPTIONNELLES LORS DE LA CONFÉRENCE LE 12 DÉCEMBRE

Cette conférence, animée par Mathieu Vidard, journaliste scientifique sur France Inter accueillera, entre autres, Emmanuel Balinda, assistant de recherche ougandais travaillant sur les chimpanzés à Sebitoli depuis le début de l’aventure. Voyageant pour la première fois hors d’Ouganda, E. Balinda partagera ses expériences de terrain en compagnie de Nelson Fawoh qui coordonne l’équipe de terrain. Aux côtés de Sabrina Krief et Jean-Michel Krief, ils expliqueront la mise en place et les enjeux du projet de lutte contre le braconnage. En parallèle, des patrons d’entreprises (Utopies, Maisons du Monde, Rougier), expliqueront au cours d’une table ronde comment agir au quotidien pour préserver les grands singes.

Le dessinateur JUL, avec son coup de crayon décalé sur l’actualité, rejoint aussi cette mobilisation pour appeler le grand public à soutenir le projet de protection de nos plus proches parents et propose exceptionnellement pour l’occasion un dessin original (ci-contre). Le 12 décembre, il présentera son dessin qui sera vendu au public

Et enfin de son côté, Nicolas Hulot, Envoyé spécial pour la Protection de la Planète auprès du Président de la République et parrain de l’exposition « Sur la piste des grands singes »présentera les décisions politiques en lien avec la lutte contre le braconnage des grands mammifères et la déforestation et les raisons de la mobilisation de sa Fondation pour la protection des grands singes.

Événement gratuit. Programme complet et inscription obligatoire sur :

mnhn.fr/avenir-des-grands-singes

 

L-ère de l’homme – Une nouvellesociété est elle possible ?

Sommes-nous capables de refonder notre société pour nous adapter au changement climatique ?

L’Ère de l’Homme, documentaire réalisé après deux années d’une enquête fouillée, dessine une fresque sociale, historique et politique nous amenant à nous interroger sur notre humanité face au réchauffement climatique.

Depuis 200 ans, le monde est entré dans une nouvelle ère, l’Anthropocène ou «ère de l’Homme». Au cours de cette période, l’activité humaine a modifié l’ensemble du système terrestre provoquant un changement climatique majeur, comme l’ont fait les volcans ou les météorites par le passé. L’Homme pourrait bientôt être aussi une espèce en voie d’extinction…

En donnant la parole à travers le monde à des spécialistes du climat, des philosophes, des penseurs et des économistes, Dimitri Grimblat, le réalisateur, Julien Goetz et Ismaël Khelifa, les auteurs, ont pris le parti atypique d’aborder ce sujet selon un angle inédit plus social que scientifique.

L’Ère de l’Homme pose également la question de notre adaptation en replaçant le débat dans une perspective historique. L’évolution du climat ayant été un facteur essentiel dans le développement ou la disparition des civilisations du passé.

Pour la première fois dans l’histoire, nous sommes face à un choix de société qui engage l’humanité dans son ensemble. Partout dans le monde, des citoyens inventent déjà de nouveaux modèles et proposent des solutions aux problèmes environnementaux. En mettant en lumière certaines de ces initiatives, L’Ère de l’Homme en appelle à la responsabilité individuelle et à la capacité à agir de chacun. En parallèle, les penseurs proposent de rebâtir un lien vertueux entre l’Homme et son environnement. De la diversité des cultures, des approches et des solutions pourra naître un futur plus durable.

L’Ère de l’Homme fait partie d’un projet global de Wild-Touch, association fondée par le cinéaste Luc Jacquet, qui a mis en place un dispositif ambitieux présentant plusieurs actions complémentaires pour communiquer sur l’importance des questions traitées pendant la COP 21. Ce documentaire s’inscrit également dans la programmation spéciale des Chaînes Découverte du Groupe C+ à l’occasion de cet événement international.


Diffusion le 23/11/2015 sur Planète + à 20h45, rediffusion le 9/12/2015 à 21h35