Une espèce de mammifère sur trois désormais menacée ou quasi menacée en France métropolitaine

Huit ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une aggravation de la situation des mammifères dans l’Hexagone : 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines apparaissent menacées ou quasi menacées, contre respectivement 23 % et 25 % en 2009. Au total, sur l’ensemble des 125 espèces de France métropolitaine, 17 sont menacées et 24 autres quasi menacées.
 
Le Vison d’Europe devient l’un des mammifères les plus menacés de France
Avec une population désormais estimée sous la barre des 250 animaux, le Vison d’Europe est passé en moins de dix ans du statut « En danger » à celui d’espèce « En danger critique ». La destruction des zones humides et la concurrence avec le Vison d’Amérique sont les principaux facteurs responsables de ce déclin, et dans une moindre mesure le piégeage accidentel. L’espèce est également victime de collisions routières et d’empoisonnements indirects dus à la lutte chimique contre les rongeurs dont elle se nourrit. En dépit des plans d’actions successifs dont il a fait l’objet et des mesures réglementaires mises en place, ce mustélidé nécessite d’urgence un renforcement des actions pour éviter sa disparition.
 
Des espèces victimes collatérales de l’intensification des pratiques agricoles
L’intensification des pratiques agricoles et la transformation des paysages entraînent la perte d’habitats essentiels pour de nombreuses espèces, comme le Putois d’Europe ou le Lapin de garenne, qui pâtissent des remembrements conduisant à la destruction du bocage et des haies. L’usage important de pesticides affecte également les espèces insectivores en amenuisant leurs ressources alimentaires : c’est le cas pour des musaraignes comme la Crocidure leucode ou pour des chauves-souris comme la Pipistrelle commune. Ces quatre espèces sont aujourd’hui en régression à l’échelle nationale et classées « Quasi menacées ».
 
Les grands carnivores toujours menacés
En raison de leurs effectifs réduits, l’Ours, le Loup et le Lynx restent classés menacés, même si la population des deux premiers est en augmentation. Malgré leur protection, ils demeurent la cible de braconnage, du fait des conflits d’usages que leur présence suscite. La situation complexe et fragile de ces trois grands carnivores en France illustre les difficultés qu’il reste à surmonter et plaide pour une action résolue et une concertation plus volontariste coordonnées par les pouvoirs publics. L’objectif doit être d’élaborer une vision partagée et une stratégie de long terme qui font actuellement défaut, en associant tous les acteurs concernés, afin de parvenir à une coexistence durable avec les activités humaines.
 
Les chauves-souris dorénavant confrontées aux mesures de lutte contre le changement climatique
Jusque-là principalement affectées par l’intensification des pratiques agricoles et par l’exploitation forestière réduisant l’abondance des vieux arbres, les chauves-souris se trouvent désormais confrontées à des menaces additionnelles. Bon nombre d’espèces sont touchées par les opérations de rénovation et d’isolation des bâtiments, qui entraînent la disparition de gîtes qu’elles affectionnent. Dans d’autres cas, le développement du secteur éolien est en cause, touchant particulièrement les espèces migratrices, victimes notamment de collisions avec les pales. Parmi les espèces dont la situation s’est dégradée en moins de dix ans, le Molosse de Cestoni est passé de « Préoccupation mineure » à « Quasi menacé » et la Noctule commune de « Quasi menacée » à « Vulnérable ».
 
Les mammifères marins sous le coup de multiples pressions
Dans le domaine marin, les mammifères font face à de multiples menaces, incluant la pollution sonore due au trafic maritime et aux sonars militaires, les pollutions chimiques, les captures accidentelles liées à l’utilisation de filets maillants ou de chaluts pélagiques, et la surpêche réduisant leurs ressources alimentaires. C’est le cas du Cachalot, classé en catégorie « Vulnérable ». Plus d’un tiers des espèces de cétacés se trouve toutefois toujours en catégorie « Données insuffisantes », ce qui signifie que les connaissances et les informations disponibles manquent pour permettre d’apprécier leur situation. Parmi les pinnipèdes, le Phoque veau-marin reste dans une situation fragile, victime de captures accidentelles par les engins de pêche, du dérangement lié aux activités humaines, et très sensible aux maladies virales. Il est classé en catégorie « Quasi menacée ».
 
Des succès qui tracent la voie à suivre
Malgré la dégradation générale de la situation, différents exemples montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits. A cet égard, la Loutre d’Europe et le Bouquetin des Alpes sont de bons exemples de réels progrès obtenus grâce à une action efficace des pouvoirs publics et des associations de protection de la nature. En situation précaire il y a encore quelques décennies, la Loutre a aujourd’hui recolonisé de vastes secteurs dans la plupart des régions. Et après avoir quasiment disparu de l’arc alpin français, le Bouquetin des Alpes a désormais repeuplé plusieurs départements. A l’avenir, grâce au programme de réintroduction engagé depuis 2014 dans les Pyrénées, le Bouquetin ibérique sera peut-être le prochain à sortir des espèces menacées de la Liste rouge.

De manière générale, pour inverser la tendance négative constatée, il apparaît indispensable d’enrayer la dégradation des milieux naturels, de restaurer les zones humides et les bocages, et d’agir pour le maintien de zones d’agriculture extensive. Il est aussi essentiel de veiller à concilier transition énergétique et préservation de la biodiversité, afin de répondre au défi du changement climatique tout en sauvegardant les espèces et leur environnement. Pour les mammifères les plus menacées, des efforts ciblés doivent également être déployés pour développer des plans nationaux d’actions et renforcer ceux qui ont été engagés.
 
Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été réalisé par le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), en partenariat avec la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
 

Publication, résultats détaillés et bilan des évolutions entre 2009 et 2017 disponibles sur :
www.uicn.fr/liste-rouge-mammiferes       et      inpn.mnhn.fr/actualites/lire/8361

Sciences participatives : 4ème édition de Birdlabs

Lancement de la 4ème édition de BirdLab, jeu interactif dédié à l’étude des oiseaux

Le 15 novembre prochain débute la 4e saison de BirdLab, une étude scientifique participative consacrée au comportement de nourrissage des oiseaux.
Grâce à un jeu sur smartphone et tablette, les participants sont invités à suivre en temps réel les déplacements de 24 espèces communes d’oiseaux sur deux mangeoires identiques. Cette expérience est proposée par AgroParisTech, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et le Muséum national d’Histoire naturelle via son programme Vigie-Nature.

En ville ou à la campagne : observer les oiseaux pour faire avancer la science
Pour participer, il suffit d’installer deux mangeoires dans son jardin ou sur son balcon, de les garnir de graines de tournesol ou de boules de graisse et d’attendre quelques jours afin qu’elles soient repérées par les oiseaux. Ensuite, il ne reste plus qu’à noter dans l’application les allées et venues des oiseaux entre les mangeoires. Une opération ludique mais qui s’avère pourtant indispensable à l’avancée des connaissances.

Présence des perruches à collier en Île-de-France : BirdLab permet de comprendre
BirdLab explore les interactions entre les oiseaux qui fréquentent les mangeoires. La richesse des données récoltées permet d’étudier plus particulièrement certains facteurs contextuels. Ainsi, les observations des trois premières saisons offrent une meilleure compréhension de la répartition et du contexte paysager francilien d’une espèce peu commune qui ne passe pas inaperçue, la perruche à collier.
Ainsi, depuis le lancement de BirdLab en 2014, les chercheurs ont constaté une forte concentration des perruches aux mangeoires situées dans des paysages pavillonnaires denses composés principalement de jardins privés, ce qui correspond au noyau de distribution1 de l’espèce en en Île-de-France. Mais cette présence diminue dès que l'on se rapproche des parcs urbains publics où la perruche bénéficie probablement d’autres ressources alimentaires. Par ailleurs, les perruches à collier sont majoritairement observées sur les mangeoires proches des sites connus de nidification de l’espèce.

La présence des perruches influence-t-elle la fréquentation des mangeoires ? Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l'activité des oiseaux aux mangeoires en présence des perruches considérées comme espèce « nouvelle » à l’échelle nationale. La perruche freine-t-elle l’accès des autres oiseaux aux mangeoires ? Aujourd’hui, le nombre de données n’est pas encore suffisant pour mettre en évidence une relation particulière entre la perruche et les autres espèces d'oiseaux. Les observations des joueurs de cette 4ème saison de BirdLab devraient permettre d’en savoir plus !

Pour en savoir plus : 

http://vigienature.mnhn.fr/vigie-manip/birdlab

La Vallée des Loups – Le livre

Un homme au coeur du sauvage

 

Texte: Jean-Michel Bertrand - Photos: Bertrand Bodin Préface d'Yves Paccalet

Le livre du film

Le 21 décembre 2016, Pathé lance en sortie nationale un film sur un thème d'une brûlante actualité: le loup! Ce film et le livre qui l'accompagne révèlent pour la première fois la vie de loups sauvages dans les Alpes françaises et la folle quête de celui qui est parvenu à les filmer.

Un pari sur les traces d'une bête invisible...

Il parcourait le monde depuis 30 ans pour réaliser des documentaires. Un jour, le cinéaste Jean-Michel Bertrand en a eu la nausée de tous ces voyages. Un besoin irrépressible l'a pris de retourner dans les montagnes de son enfance en se fixant un pari insensé. Au prix de semaines, de mois, d années si nécessaire de pistages et d'affûts dans une vallée retirée et totalement sauvage de son choix, Jean-Michel Bertrand s'est juré d'apercevoir un jour des loups. Mais aussi de les filmer et d'en faire un film pour le cinéma qui raconte sa quête de l'animal sauvage par excellence.

Complément naturel du film en sortie nationale le 21 décembre 2016, le livre « La vallée des loups » révèle comment Jean-Michel Bertrand, après 3 ans de patience et de ténacité, est parvenu à concrétiser son rêve. Cet ouvrage donne aussi des informations inédites sur la vie et l’actualité de cet animal en France. Vous y verrez un homme passionné, une nature à couper le souffle et surtout une prodigieuse approche de la bête actuellement la plus pourchassée et sans aucun doute ta plus difficile à voir des Alpes. Ce beau récit très richement illustré se conclut par un portfolio des coulisses du film.

Les auteurs

Originaire du Champsaur, dans les Hautes Alpes, le cinéaste français Jean-Michel Bertrand a réalisé plusieurs films ethnologiques dans le monde entier, de la Mongolie au Canada en passant par la Sibérie et l’Islande Cet amoureux de la montagne et de la faune sauvage a signé pour le cinéma en 2010 un premier long métrage qui raconte sa quête de l'aigle, «Vertige d'une rencontre». Aujourd'hui, il poursuit sa carrière de réalisateur au cinéma et vient de terminer un nouveau long métrage : «La vallée des loups». Photographe renommé, Bertrand Bodin est l'auteur de plus de 20 livres sur la faune sauvage et les Alpes, en particulier dans la région du Parc national des Ecrins. Cet artiste expérimenté a couvert en images la quête de Jean-Michel Bertrand pendant plus de deux ans.

 

L’Institut Océanographique, peiné par l’attaque mortelle d’un requin, explique les solutions possibles

L’Institut océanographique adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches d’Alexandre Naussac. Chaque attaque nous peine profondément et renforce la nécessité de rechercher des solutions efficaces pour gérer le risque requin.

Le décès d’Alexandre Naussac est survenu sur la rive est de l’île, où le risque requin est connu de longue date et limite d’ailleurs fortement la pratique, bien loin des zones sécurisées ou surveillées à l’ouest. Selon les informations dont nous disposons, le groupe de surfeurs recherchait des conditions exceptionnelles de vagues. Cet état de la mer, trouble après les pluies, maximisait aussi le risque requin à cet endroit. La passion pour le sport l’a emporté chez un jeune qui, parfaitement conscient du risque, avait même été vigie requin par le passé.

Depuis deux ans, La Réunion est pleinement rentrée dans une gestion active du risque et nous saluons la mise en place de solutions efficaces, que ce soit les vigies requins ou les filets de séparation, qui est à notre sens la voie la plus pertinente. Nous espérons que La Réunion se positionnera à la pointe de l’innovation pour permettre aux activités nautiques de cohabiter avec des grands prédateurs. Ceci passe par une meilleure compréhension du comportement des requins, ainsi que par la sécurisation permanente ou temporaire de sites de pratique, l’information et l’alerte du public, l’encadrement de la pratique en fonction des conditions météorologiques et de l’observation des requins.

Alors que cet accident ravive les questions liées aux requins à La Réunion, nous souhaitons qu’il accélère la sécurisation de sites et le développement de nouvelles techniques de protection qui seuls permettront de redonner des perspectives aux pratiquants, plutôt que d’enflammer une vaine guerre contre les requins et des tensions sociales.

L’Institut océanographique a organisé plusieurs ateliers d’experts internationaux sur ce sujet, pour partager les expériences des différents pays concernés et identifier et évaluer les solutions techniques existantes et en développement.

Retrouvez les solutions présentées dans un clip vidéo et la « Boîte à outils face au risque requin »

Les canyons sous-marins menacés par les activités humaines

Publié le 31 janvier 2017 dans la revue Frontiers in Marine Science, une étude menée par des chercheurs du Réseau international pour l’étude et l’échange scientifique sur les canyons sous-marins (INCISE) met en évidence l’importance écologique des canyons et la nécessité de mieux protéger ces espaces sensibles aux activités humaines. L’Ifremer a contribué à ces travaux en apportant notamment des informations sur les coraux du golfe de Gascogne.

 

(de gauche à droite): A 1545 m de profondeur, dans le canyon de Lampaul  du golfe de Gascogne, des coraux d’eau froide (Solenosmilia variabilis)

fournissent un habitat pour des gorgones, des ophiures et des étoiles de mer.©Ifremer – BobEco 2011

Une agrégation d’oursins de l’espèce Cidaris cidaris, dans un canyon du golfe de Gascogne©Ifremer / Evhoe 2011 

 

Les canyons sous-marins sont des vallées profondes et escarpées qui entaillent les marges continentales, créant un conduit entre la côte et les abysses. De nombreux canyons atteignent des profondeurs supérieures à 2 km, certains s’étendent sur des centaines de kilomètres.Ils constituent un lieu de refuge, d’habitat, de reproduction et de nurserie pour de nombreuses espèces (coraux d’eau froide, poissons,crustacés…). A ce jour, près de 10 000 grands canyons sous-marins ont été recensés dans le monde.

 

Des pressions de différentes natures

« Globalement, les pressions exercées par les activités humaines comprennent les déchets, la pêche, le déversement de résidus miniers terrestres et l’extraction de pétrole et de gaz », souligne Lénaick Menot, co-auteur de l’étude et chercheur au Laboratoire Environnement Profond du Centre Ifremer Bretagne à Brest. Les effets du changement climatique peuvent aussi modifier l’intensité des courants dans les canyons, avec un impact sur la structure et le fonctionnement de la faune sous-marine ainsi que sur l’apport en nutriments de l’écosystème des fonds marins.

 

10% des canyons situés dans des aires marines protégées

« Seulement 10% des canyons identifiés dans le monde sont situés dans des aires marines protégées (AMP)», précise Florence Sanchez, co-auteur de l’étude et ingénieur à l’Ifremer, au Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon (équipe d’Anglet). Même si ce chiffre reste très faible, l’étude révèle plusieurs exemples de réussites réalisées en matière de protection et de mesures de gestion pour certains canyons sous-marins.

« Notre étude identifie non seulement l’importance écologique des canyons, mais souligne également la nécessité d’une meilleure compréhension des impacts anthropiques sur les écosystèmes que les canyons sous-marins abritent », explique Ulla Fernandez-Arcaya, l’auteur principal de l’étude et chercheure au Centre Océanographique des Baléares (Espagne).

300 canyons dans le golfe de Gascogne

Dans le golfe de Gascogne – qui s’étend de la Bretagne jusqu’au Pays Basque – 300 différents canyons incisent la façade Atlantique française. L’étude publiée fait le bilan d’un ensemble de projets multidisciplinaires, recensés par le Réseau international pour l’étude et l’échange scientifique sur les canyons sous-marins  (INCISE). Ces nouvelles connaissances acquises ont considérablement amélioré lacompréhension du rôle écologique des canyons, les ressources qu’ils fournissent aux populations humaines et des impacts que les activités humaines exercent sur leur état écologique global.

60 espèces de coraux

Dans le golfe de Gascogne, les canyons sous-marins sont de véritables refuges pour les coraux d’eau froide. Au cours de sa thèse à l’Ifremer, Inge Van den Beld, co-auteur de l’étude, a identifié et cartographié près de 60 espèces de coraux. Ces coraux forment des récifs ou des jardins. « Mis bout à bout, l’ensemble des habitats coralliens observés dans le golfe de Gascogne pendant nos plongées scientifiquesreprésentent 48 km de longueur », explique Lénaick Menot de l’Ifremer, qui a supervisé cette thèse.

Ces habitats vulnérables ne font pas encore l’objet de mesures de préservation mais les recherches menées par l’Ifremer ont alimenté les recommandations de l’Unité Mixte de Service 2006 – Patrimoine Naturel du Muséum National d’Histoire Naturelle. L’objectif de ce projet est la désignation d’un réseau Natura 2000 pour l’habitat récif au large, dans le cadre de la directive «Habitats, faune, flore». En 2014, huit grands secteurs ont ainsi été définis, incluant 15 canyons le long de la façade Atlantique française.

Sur la piste des grands singes

À l’occasion de la clôture de la COP21 et en écho à l’exposition « Sur la piste des grands singes », le Muséum national d’Histoire naturelle organise samedi 12 décembre de 14h à 17h30, une conférence dédiée à la sauvegarde et à la protection des grands singes en Afrique et en Asie. Volontaires sur le terrain, scientifiques, entrepreneurs mais aussi artistes et écologistes seront présents pour présenter les enjeux et les solutions mises en place pour protéger ces animaux menacés.

 

UNE SITUATION PRÉOCCUPANTE

Cette conférenChimpce est l’occasion de rappeler qu’en 50 ans, 70% des populations de grands singes ont disparu et qu’aujourd’hui il ne reste plus que 880 gorilles de montagne et 6 500 orangs-outans sur l’île de Sumatra. En trois générations (entre 1970 et 2030), on estime que la population de chimpanzés aura été divisée par deux… La raison principale : la perte et la fragmentation de leur unique habitat, les forêts tropicales.

Cette conférence, en complément de l’exposition « Sur la piste des grands singes » actuellement dans la Grande Galerie de l’Évolution, s’est ainsi fixée pour objectif d’alerter, de mobiliser le public mais aussi de faire reculer les menaces par des actions concrètes sur le terrain.

Des actions concrètes grâce à l’implication de chacun : citoyens, ONG, entreprises…
L’argent récolté depuis 2015 dans le cadre de la campagne d’appel aux dons lancée pour aider à lutter contre le braconnage des chimpanzés  a, entre autres, permis d’engager trois villageois au sein de l’équipe de Sabrina Krief en Ouganda. Chaque jour, ils effectuent des patrouilles en forêt. En cinq mois, la collecte est impressionnante avec déjà 210 pièges détruits, sauvant les chimpanzés de la mort ou de terribles amputations. Chaque câble est désactivé, collecté et identifié et les points GPS permettent de cartographier les zones où les pièges sont les plus fréquents.

DES RENCONTRES EXCEPTIONNELLES LORS DE LA CONFÉRENCE LE 12 DÉCEMBRE

Cette conférence, animée par Mathieu Vidard, journaliste scientifique sur France Inter accueillera, entre autres, Emmanuel Balinda, assistant de recherche ougandais travaillant sur les chimpanzés à Sebitoli depuis le début de l’aventure. Voyageant pour la première fois hors d’Ouganda, E. Balinda partagera ses expériences de terrain en compagnie de Nelson Fawoh qui coordonne l’équipe de terrain. Aux côtés de Sabrina Krief et Jean-Michel Krief, ils expliqueront la mise en place et les enjeux du projet de lutte contre le braconnage. En parallèle, des patrons d’entreprises (Utopies, Maisons du Monde, Rougier), expliqueront au cours d’une table ronde comment agir au quotidien pour préserver les grands singes.

Le dessinateur JUL, avec son coup de crayon décalé sur l’actualité, rejoint aussi cette mobilisation pour appeler le grand public à soutenir le projet de protection de nos plus proches parents et propose exceptionnellement pour l’occasion un dessin original (ci-contre). Le 12 décembre, il présentera son dessin qui sera vendu au public

Et enfin de son côté, Nicolas Hulot, Envoyé spécial pour la Protection de la Planète auprès du Président de la République et parrain de l’exposition « Sur la piste des grands singes »présentera les décisions politiques en lien avec la lutte contre le braconnage des grands mammifères et la déforestation et les raisons de la mobilisation de sa Fondation pour la protection des grands singes.

Événement gratuit. Programme complet et inscription obligatoire sur :

mnhn.fr/avenir-des-grands-singes

 

L-ère de l’homme – Une nouvellesociété est elle possible ?

Sommes-nous capables de refonder notre société pour nous adapter au changement climatique ?

L’Ère de l’Homme, documentaire réalisé après deux années d’une enquête fouillée, dessine une fresque sociale, historique et politique nous amenant à nous interroger sur notre humanité face au réchauffement climatique.

Depuis 200 ans, le monde est entré dans une nouvelle ère, l’Anthropocène ou «ère de l’Homme». Au cours de cette période, l’activité humaine a modifié l’ensemble du système terrestre provoquant un changement climatique majeur, comme l’ont fait les volcans ou les météorites par le passé. L’Homme pourrait bientôt être aussi une espèce en voie d’extinction…

En donnant la parole à travers le monde à des spécialistes du climat, des philosophes, des penseurs et des économistes, Dimitri Grimblat, le réalisateur, Julien Goetz et Ismaël Khelifa, les auteurs, ont pris le parti atypique d’aborder ce sujet selon un angle inédit plus social que scientifique.

L’Ère de l’Homme pose également la question de notre adaptation en replaçant le débat dans une perspective historique. L’évolution du climat ayant été un facteur essentiel dans le développement ou la disparition des civilisations du passé.

Pour la première fois dans l’histoire, nous sommes face à un choix de société qui engage l’humanité dans son ensemble. Partout dans le monde, des citoyens inventent déjà de nouveaux modèles et proposent des solutions aux problèmes environnementaux. En mettant en lumière certaines de ces initiatives, L’Ère de l’Homme en appelle à la responsabilité individuelle et à la capacité à agir de chacun. En parallèle, les penseurs proposent de rebâtir un lien vertueux entre l’Homme et son environnement. De la diversité des cultures, des approches et des solutions pourra naître un futur plus durable.

L’Ère de l’Homme fait partie d’un projet global de Wild-Touch, association fondée par le cinéaste Luc Jacquet, qui a mis en place un dispositif ambitieux présentant plusieurs actions complémentaires pour communiquer sur l’importance des questions traitées pendant la COP 21. Ce documentaire s’inscrit également dans la programmation spéciale des Chaînes Découverte du Groupe C+ à l’occasion de cet événement international.


Diffusion le 23/11/2015 sur Planète + à 20h45, rediffusion le 9/12/2015 à 21h35

 

Découvrez de « Trésor des Korrigans » avec le CDT Haute Bretagne

Territoire pionnier en matière de geocaching en France, le CDT Haute Bretagne lance la 2ème saison de son application mobile “Trésors de Haute Bretagne“ à travers une expérience ludique de plusieurs jours, intitulée « Le Trésor des Korrigans ».

Toujours à l’avant garde de l’innovation, le CDT Haute Bretagne propose cette fois-ci une véritable chasse au trésor grandeur nature dans tout le département. Une carte au trésor virtuelle devra être reconstituée grâce à l’application mobile « Trésors de Haute Bretagne » afin de pouvoir accéder à un ultime et véritable trésor. L’occasion pour parents et enfants de découvrir ou redécouvrir les pépites de l’Ille-et-Vilaine autour d’une aventure fascinante lors d’un séjour.

« Le Trésor des Korrigans » : une saison 2 du geocaching en Haute Bretagne surprenante ! Rares sont les activités pouvant se targuer de rassembler toutes les générations, le geocaching est l’une d’entre elles. Cet été, petits et grands pourront partir à la recherche d’un véritable trésor grâce au CDT Haute Bretagne en réalisant un périple de plusieurs étapes en Ille-etVilaine le temps de vacances ou d’un court séjour. Contrairement à certains parcours qui peuvent paraître assez compliqués pour les novices, le geocaching proposé par le CDT Haute Bretagne se veut ouvert aux nouveaux initiés et accessible à tous ! C’est l’activité idéale pour les parents qui veulent proposer des sorties à la fois ludiques et pédagogiques. Cette deuxième saison démarre au mois de juillet 2015, elle sera gratuite et accessible tout au long de l’année. En pratique, les participants devront télécharger l’application « Trésors de Haute Bretagne » pour trouver les lieux et les indices qui mènent au « Trésor des Korrigans ». Pour eux, commence alors une grande chasse aux trésors : d’abord trouver les neuf fragments d’une mystérieuse carte virtuelle disséminés dans neuf caches réparties dans toute l’Ille-et-Vilaine, puis une fois celle-ci reconstituée via l’application mobile, ils pourront partir à la recherche d’un véritable trésor…
Les joueurs vont être accompagnés durant leurs découvertes par des petits personnages, les Korrigans, drôles et facétieux et ils pourront collectionner des badges à leur effigie. Trois nouveaux personnages complètent la collection : Panosolec, Beusalec et Kronomec… Mais ce n’est pas tout, le CDT Haute Bretagne a souhaité pimenter le jeu, en cachant le « Trésor des Korrigans » dans un lieu où les participants devront se jouer des éléments naturels pour avoir la chance de la débusquer…

Cette quête scénarisée a été imaginée comme un film : « Il y a une véritable volonté cinématographique derrière ce projet. Au fond, qui n’a pas rêvé de vivre l’aventure des « Goonies1 » au moins une fois dans sa vie » commente Caroline Pionnier, Responsable Communication & Marketing Digital au sein du CDT Haute Bretagne. Apprendre en s’amusant, c’est le maître mot de ces innovations estivales mises en place par le CDT Haute Bretagne. « Nous souhaitons réellement nous démarquer des autres territoires et proposer une approche spectaculaire pour faire vivre une expérience inoubliable. Pour la répartition des différentes caches sur le territoire par exemple, nous avons fait en sorte que chacune d’entre elles puissent raconter l’histoire du lieu en se fondant dans le paysage » conclut Caroline Pionnier.

Le geocaching… mais qu’est ce que c’est ? Le geocaching est un terme qui peut paraître mystérieux pour certains. En quelques années, cette nouveauté est devenue l’une des activités les plus populaires du moment. Le geocaching s’est répandu avec l’apparition du GPS dans les années 2000. Nous pourrions définir le geocaching comme une sorte de jeu de découverte couplé à une course d’orientation guidée par satellite, l’objectif est de trouver un trésor appelé aussi cache ou géocache. Il existe plusieurs types de caches, avec à chaque fois différents niveaux de difficulté et d’accessibilité. C’est une véritable chasse au trésor des temps modernes qui provoque un véritable engouement partout dans le monde depuis quelques années. Des communautés se sont créées et se retrouvent pour échanger et partager leur passion pour le geocaching. On compte environ 6 millions de personnes pratiquant cette activité sur toute la planète et le nombre d’adeptes ne cesse d’augmenter. En Haute Bretagne Ille-etVilaine, chaque « trésor » correspond à un site touristique, culturel ou naturel. En 2014, le CDT a été le 2ème territoire en France à mettre en place une application mobile gratuite autour du geocaching. En 2015, le CDT Haute Bretagne enrichit cette application mobile avec de nombreuses fonctionnalités afin de rendre le jeu encore plus exaltant et captivant, accompagnée d’un nouveau site internet en responsive design aux couleurs de cette saison 2.

La course aux trésors commence dès maintenant sur le site : www.tresorsdehautebretagne.fr

Les parcs nationaux français lancent leur marque commerciale Esprit parc national.

 


Les parcs nationaux français dévoilent leur marque

Esprit parc national,

une marque inspirée par la nature.

Guidée par les valeurs d’engagement, d’authenticité, de respect, de partage, de vitalité, Esprit parc national met en valeur des produits et services imaginés et créés par des hommes et des femmes qui s’engagent dans la préservation et la promotion de ces territoires d’exception. La marque collective Esprit parc national est destinée aux acteurs économiques des territoires, qui se mobilisent autour d’une même stratégie et d’une même ambition pour promouvoir leurs produits,hébergements, activités et sorties. Engagée dans le respect de l’environnement et la protection des territoires, porteuse d’un message de solidarité car privilégiant l’économie locale, Esprit parc national est un signe de confiance et d’appartenance pour le consommateur.

La marque Esprit parc national est une marque déposée, déclinée dans les 10 parcs nationaux de France. La mise en œuvre de la marque Esprit parc national est encadrée par des règlements d’usage qui précisent les conditions d’utilisation et d’attribution pour les producteurs et prestataires volontaires pour travailler en partenariat avec les parcs nationaux.

Pourquoi les parcs nationaux lancent-ils une marque ?

Pour fédérer les acteurs des parcs nationaux, pour sensibiliser le consommateur, pour agir en faveur des valeurs du territoire et de ses acteurs.

 

Quels types de produits et services sont concernés par la marque Esprit parc national ?

Une grande diversité de produits et services emblématiques des parcs nationaux : hébergements touristiques, sorties de découverte du patrimoine et visites en bateau, objets issus de l’artisanat, produits issus de l’élevage pastoral, produits issus de cultures d’agroforesterie tropicale (vanille, café….), miel et produits de la ruche…
À venir : le vin, les fromages, la restauration, les séjours…

Comment les reconnaître ?

Le logo Esprit parc national accompagné du nom du territoire de chaque parc national est apposé sur les produits et services concernés.

Où trouver les produits siglés Esprit parc national ?

· pour les hébergements, activités et sorties : exclusivement sur les territoires des 10 pars nationaux,

· pour les produits : chez les producteurs, prestataires, commerçants, artisans, sur leurs différents points de vente (boutique, marchés…) ou sites de vente en ligne,

· tout au long de l’année, à l’occasion d’événements organisés dans les parcs nationaux,

· et sur le site internet de la marque Esprit parc national.

Le lancement de la marque Esprit parc national est accompagné par celui du site Internethttp://www.espritparcnational.com, qui présente la marque, les produits, hébergements, activités et sorties mais aussi les témoignages des producteurs et prestataires. Il a été conçu pour répondre aux attentes à la fois des consommateurs mais également des professionnels désireux de rejoindre cette marque. Une page Facebook dédiée a également été lancée pour fédérer une communauté autour de la marque.

https://www.facebook.com/espritparcnational

A propos des parcs nationaux de France :

Les 10 parcs nationaux de France – la Vanoise, Port-Cros, les Pyrénées, les Cévennes, les Écrins , le Mercantour, la Guadeloupe, La Réunion, la Guyane et les Calanques – sont riches de paysages exceptionnels et abritent une faune et une flore remarquables ; ils sont aussi des espaces de vie et de ressourcement pour l’homme. Il est de leur devoir de mettre leur précieux patrimoine à disposition du public et de le transmettre aux générations futures. Si la protection de la biodiversité fait partie de leurs missions essentielles, les parcs nationaux sont également acteurs de la sauvegarde du patrimoine culturel et contribuent à la valorisation d’activités compatibles avec le respect de la nature.

Parcs nationaux de France

Parcs nationaux de France (PNF) est un établissement public de l’État, né de la loi du 14 avril 2006 dont le siège est basé à Montpellier. Sa vocation est de créer du lien entre les établissements publics des parcs nationaux, de renforcer leur culture commune, de les promouvoir aux niveaux national et international et de contribuer à la qualité de leur gestion.

http://www.parcsnationaux.fr

http://www.facebook.com/Parcs.nationaux.de.France

Des balades en kayak pour débutants et confirmés !

Cette année encore, le Club Nautique Caudebecquais et le Comité Départemental de Seine-Maritime de Canoë-Kayak, en partenariat avec l’Office de Tourisme du Pays de Caux Vallée de Seine, proposent des balades en kayak tout au long de l’été, selon le niveau des participants.

 

Pour ceux qui n’en sont pas à leur premiers coups de pagaie et qui sont déjà familiers du kayak, l’Office de Tourisme propose des sorties en Seine. Ces balades sont l’occasion de découvrir le fleuve sous un autre angle et d’en saisir toute sa grandeur. Tout au long de l’excursion, les participants sont encadrés et guidés par un moniteur… pour une balade en toute sécurité.

 

Les prochaines sessions de kayak en Seine, pour public confirmé, auront lieu :

–        Samedi 8 août 2015

–        Samedi 22 août 2015

Deux sessions dans l’après-midi seront proposées, une à 14h et une à17h.

 

Pour les débutants et ceux qui veulent apprendre les rudiments du kayak, nous proposons des initiations ludiques en rivière, sur l’Ambion, à Caudebec-en-Caux. Les participants seront accompagnés d’un moniteur qui saura les mettre à l’aise dans le maniement de la pagaie et l’équilibre de l’embarcation, pour ensuite profiter pleinement des joies du kayak.

 

Les prochaines sessions de kayak en rivière, pour débutants, auront lieu :

–        Mercredi 5 août 2015

–        Mercredi 19 août

Deux sessions dans l’après-midi seront proposées, une à 14h et une à17h.

 

Les participants, débutants et confirmés, doivent savoir nager 25 mètres. Le nombre de places pour chaque session est limité, il est vivement conseillé de s’inscrire auprès de l’Office de Tourisme.

A partir de 10 ans.

Tarif : 10 €/ personnes (guidage et  assurance inclus)

Informations et inscriptions : au 02 32 70 46 32 ou par mail : office@tourismecauxseine.com

Pour en savoir plus : www.tourismecauxseine.com