Livre : Anthologie des dauphins et des baleines

Anthologie des dauphins et des baleines

Christel Leca

Le plus grand animal vivant – la baleine – et le plus attentif à l’homme des animaux sauvages – le dauphin – peuplent notre imaginaire comme les océans : furtivement, symbiotiquement, souverainement.
Astucieux, bourrés d’humour, sensuels, puissants… ils pourraient bien être les seuls animaux sauvages – libres plutôt – à avoir tout à la fois fasciné, effrayé et comblé d’amour nos semblables.
Avec son « Anthologie des Dauphins et des Baleines » parue en 2007 chez Delachaux et Niestlé, Christel Leca nous invite à voyager dans une histoire des dauphins, des baleines et des hommes. Une histoire dans laquelle les légendes s’inspirent du réel et la réalité ressemble aux légendes, s’entremêlant en un tourbillon de récits, drôles, émouvants, étonnants et instructifs.
Aux quatre coins du monde, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, l’auteur a sélectionné le meilleur des contes, légendes, récits, romans et enquêtes pour nous tirer un portrait des cétacés vus par l’homme et racontés par lui. Un portrait sous influence de créatures qui, par bien des côtés, nous ressemblent.
Delachaux et Niestlé, 2007, 304 pages, 28 euros.
www.delachauxetniestle.com

On va mettre le feu à un taureau !!!

A Medinaceli, une ville pittoresque de la province espagnole de Soria, une tradition appelée « Toro Jubilo » jette un voile de honte sur l’Espagne. Chaque second week-end de Novembre, des boules de poix (une substance noire et collante à base de goudron ou thérebentine) sont plantées sur les cornes d’un taureau et on les allume. Le taureau ainsi enflammé est appelé « Toro de Fuego » (« taureau de feu »)
Le taureau est ensuite lâché dans les rues et ne peut rien faire d’autre que subir cette souffrance. Pour essayer d’éteindre cette flamme qui lui fait mal et qui l’épouvante, il va se taper la tête contre les murs. L’agonie dans la souffrance est inimaginable. Les boules incandescentes peuvent flamber pendant des heures. Elles brûlent les cornes du taureau, son corps, ses yeux et provoquent un stress immense. Pendant ce temps, les spectateurs s’exclament, se réjouissent et courent autour de la victime de leur folie.
L’association internationale PETA, bien connue pour ses actions spectaculaires en faveur de la défense des animaux, souhaite protester contre cette barbarie d’un temps révolu, et propose l’envoi d’une pétition à partir de son site internet. Cette pétition sera adressée aux instances politiques de la ville et de la province, ainsi qu’aux organismes chargés du tourisme.On peut certes se poser la question de l’utilité de signer et envoyer cette pétition si près de la date fatidique. Cela ne changera vraisemblablement pas grand chose pour cette année, malheureusement pour le taureau qui sera l' »élu » de la « fête »… Mais les gouttes alimentent les ruisseaux, qui à leur tour font les rivières, etc… Toutes les manifestations de réprobation qui arriveront en nombre significatif pourront contribuer à ce que ces traditions issues des âges anciens soient peu à peu reléguées au rang de vilains souvenirs. Sincèrement, en arrivant presque au 1/10è du 21 ème siècle, l’homme n’a-t-il rien de mieux à faire pour s’amuser que de brûler l’innocence ?

Pierre Demeure

Traduction du texte proposé pour la pétition (vous pouvez compléter ou modifier selon votre humeur)

« Je suis consterné d’apprendre que le « Toro Jubilo » a encore lieu à Medinaceli en Espagne. Nous sommes au 21è siècle et il est inimaginable qu’une foule descendue dans la rue attache des boules de résine enflammées aux cornes d’un taureau. Les boules se consument durant des heures, brûlant les cornes, le corps et les yeux. Certains taureaux cherchent à mettre fin à leur agonie en se jetant contre les murs.
Bien que les cultures et les traditions des uns puissent être incompréhensibles pour les autres, tous les hommes sensés ont la notion de ce qu’est la cruauté. Mettre le feu à un animal vivant est du pur sadisme. Il est grand temps pour toutes les régions d’Espagne de se rallier aux doctrines ethiques qui régissent le monde civilisé. L’héritage des habitudes, les traditions, les festivités, l’art et la religion ne peuvent jamais justifier la torture absolue.
Je ne peux pas supporter une société qui ignore et laisse faire des actes de torture sur des animaux. J’informerai mes amis et mes relations de ces pratiques et je leur demanderai de boycotter le tourisme et le commerce tant que des manifestations de ce genre ne seront pas définitivement interdites. »

Le site de PETA pour envoyer ce message aux responsables politiques et du tourisme :

http://getactive.peta.org/campaign/toro_de_fuego

Montier 2008 : Jim Brandenburg, Invité d’honneur étranger

L’ouverture du 12è Festival International de la Photographie Animalière et de Nature approche à grands pas. Pour vous faire patienter, nous vous donnerons quelques aperçus des expositions « phares » et des parcours des photographes auteurs de ces images d’exception.
Pour inaugurer la série, voici la présentation de Jim Brandenburg.

En partenariat avec Vincent MUNIER et Fanchon LAVIGNE.
JIM BRANDENBURG, pur talent venu d’outre-Atlantique …
Cet exceptionnel photographe américain est un des plus prestigieux au Monde. Dès sa première photo nature à 14 ans, il manifestait déjà une curiosité rare et une patience surprenante pour saisir l’instant. Ses débuts dans le photojournalisme ont été menés avec une extrême exigence, imposée par son éditeur qui lui apportait aussi tout son appui. Cette expérience marquera désormais sa manière de travailler. « … Il a un grand sens de l’intuition pour aller au bon endroit au bon moment… Il va savoir qu’il faut rester et attendre pour une raison qu’on ne comprend pas… Et là, quelque chose de remarquable se passe. » confie sa collaboratrice Fanchon Lavigne.
Jim Brandenburg vit dans le nord du Minnesota à quelques kilomètres de la frontière canadienne, en bordure du plus grand parc sauvage dans la moitié Est du pays (plus de 5000 Km2 ). C’est la région où la concentration du loup à l’état sauvage est la plus dense des Etats-Unis. Il a pu constituer un fond en vidéo et en photos, des moments exceptionnels de la vie d’une meute.
Pendant plus de 20 ans il travaillera pour le célèbre magazine « National Geographic » avec 19 articles dans le magazine, plusieurs films pour la télévision. Il publiera de nombreux livres : « Chased by the Ligth », « Brother Wolf », « White Wolf », « Looking for the Summer »…
Ses photographies ont été récompensées par de nombreux prix nationaux et internationaux, dont le Photographe Magazine de l’Année, remis par le National Press Photographer’s Association (NPPA), le Prix des Nations Unies, et du concours de la BBC.
Jim Brandenburg réalise également de très beaux clichés de paysages, sur sa propriété et aux alentours.
Il fondera la « Brandenburg Prairie Foundation » dont le but est de transformer ces terres en écosystème de prairie originelle.
En 2007, il vient pour la 1ère fois en France à Paris, en Bretagne…pour retrouver les paysages et les lumières qui avaient inspiré les peintres impressionnistes (étudiés pendant ses études supérieures) auxquels il voue une grande admiration.
Les photos qu’il a réalisées dans un esprit très particulier, lors de son séjour, sont présentées en exclusivité sur : www.photoby.fr

Jim Brandenburg est l’invité d’honneur étranger du Festival International de la Photo Animalière et de Nature de Montier en Der, du 20 au 23 Novembre 2008

Livre : Plaidoyer pour les animaux

Lorsque j’ai ouvert pour la première fois le livre de Patrice Raydelet, « Plaidoyer pour les animaux », j’ai eu une réaction d’étonnement. Je m’attendais à un énième bouquin rempli d’un texte qu’on ne lit jamais, ou qu’on parcoure rapidement. Ou encore à une collection de monographies illustrées d’images au parfum de « déjà vu », tellement sont nombreux les livres qui meublent les étagères des bonnes librairies et des bibliothèques naturalistes.

Au lieu de phrases ennuyeuses, j’eus la surprise de découvrir des poêmes lêchés, aux mots soigneusement choisis, qui en quelques quatrains dressaient tout en douceur mais avec une grande acuité les portraits de toute une faune allant de l’araignée à l’éléphant en passant par des représentants d’un monde animal commun mais ignoré de ceux qui ne font pas leur ordinaire des chemins forestiers, des landes et des étangs.

Ces quelques lignes écrites d’une plume de magicien savent placer chaque espèce dans son contexte , autant au regard de son habitat, de ses comportements qu’à celui des problèmes qu’elle rencontre dans ses rapports avec l’homme et sa pesante omniprésence.

Nulle place pour un préférentialisme issu de l’imagerie ou de clichés populaires. L’araignée et le serpent bénéficient du même plaidoyer que le chaton forestier, le tigre, le loup ou le lynx. Même les animaux de la ferme ont droit à quelques vers pour montrer que leur dévouement envers l’homme n’a d’égale que l’ingratitude qu’il reçoit en retour.

Patrice Raydelet nous invite au fil des pages à réfléchir sur nos rapports à l’animal et à sa place dans un monde aux mille dangers. Ses textes sont illustrés de très belles photographies qui parlent toutes seules et valent mieux que de longs écrits. Si dans bien des livres les images n’ont de valeur que documentaire, dans « Plaidoyer pour les Animaux » elles sont toutes empreintes d’un sentiment d’affection, laissant transparaître l’amour et l’intérêt que porte l’auteur aux sujets observés dont il a capturé la fugitive expression.

Préfacé par Allain Bougrain-Dubourg, un livre différent, un livre à aimer, un livre à vivre différemment d’une littérature (trop) habituelle.

Tout le personnage est dans sa devise :

« Je ne peux forcer à aimer, mais je dois inciter à respecter »

Parcours :

Successivement permanent à la Fédération de Défense de l’Environnement du Jura, soigneur dans un centre de soins pour animaux sauvages, photographe animalier d’une célèbre agence, garde animateur d’une réserve naturelle, conférencier et écrivain, Patrice Raydelet travaille avec dévouement et ténacité à faciliter la cohabitation entre l’homme et le lynx dans les régions montagnardes sensibles. En 2007 il crée le Pôle Grands Prédateurs Jura, ainsi que le premier centre de reproduction et d’éducation de chiens de protection, en collaboration avec un éleveur ovin. Son autorité fait foi en la matière et il fut chargé en octobre dernier d’animer le débat avec le public lors du symposium lynx à Orléans.

Bibliographie :

–         Lynx, l’histoire du plus mystérieux des félins, son retour dans le Jura (Aréopage – 1999)

–         Les contes de P’tit lynx (Aréopage – 2003)

–         Lynx (Aréopage – 2003)

–         Sheena, une vie de lynx (Aréopage – 2004)

–         Le lynx boréal (Delachaux et Niestlé – 2006)

–         Plaidoyer pour les animaux (Cheyma Editions – 2007)

Pour commander chez votre libraire :

Plaidoyer pour les animaux
ISBN : 978-2-9529556-0-7

CHEYMA Editions
468 rue de Penu
39570 Cesancey

L’architecture durable : technologies et savoir-faire

« Répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (1987, Mme Gro Harlem Bruntdland, Premier Ministre de Norvège).
Chaque année, le secteur du bâtiment est responsable de plus de 25% des émissions de CO² (production des matériaux, construction, chauffage…) et représente à lui seul plus de 45% des énergies consommées (contre 22% et 28% pour le secteur de l’industrie).

Intervenir dans ce secteur est donc un des principaux défis des années à venir pour parvenir à une réelle diminution des émissions de gaz à effet de serre, et limiter l’utilisation des énergies fossiles.

Si l’architecture durable ne se limite pas aux questions de l’écologie et de l’environnement (avec un aspect également social, culturel, et bien sûr économique), son but principal reste de parvenir à la plus grande efficacité énergétique des bâtiments, en produisant des bâtiments à énergie positive, c’est-à-dire qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

Pour y parvenir, on pense souvent immédiatement aux panneaux solaires et autres systèmes innovants qui tirent parti des énergies renouvelables.

Mais l’architecture durable, ce n’est pas seulement avoir recours aux technologies, mais aussi avoir recours au savoir-faire de l’architecte, qui, grâce à ses capacités de conception, permettra de réduire considérablement les besoins énergétiques d’un bâtiment. L’un ne remplace pas l’autre, et pour obtenir un habitat autonome en énergie, il s’agit de combiner les atouts et les apports éventuels de chacun.

Les systèmes actifs, ou l’entrée en jeu des technologies

Les systèmes actifs correspondent à des mécanismes qui transforment le rayonnement solaire et d’autres énergies grâce à l’apport d’une énergie extérieure.

Parmi les plus courants, on trouve bien entendu les panneaux solaires, qui profitent des grandes surfaces de toiture : les panneaux solaires thermiques, qui transforment le rayonnement solaire en chaleur (ballons d’eau chaude, plancher solaire…), et les panneaux solaires photovoltaïques, qui transforment le rayonnement solaire en électricité (utilisée sous des formes multiples, et éventuellement revendue).

Mais les sources d’énergies renouvelables ne sont pas limitées aux rayons solaires : le principe de géothermie, lui aussi très répandu, est également une source disponible à volonté et respectueuse de l’environnement. Il consiste, schématiquement, à puiser la chaleur de la terre, de l’air ou de l’eau, pour la transformer en chaleur utilisable dans le bâtiment, par l’intermédiaire de générateurs.

Les systèmes de puits canadien (ou puits provençal) et pompe à chaleur réversible utilisent donc cette énergie pour rafraîchir l’air en été, et chauffer en hiver. Mais s’ils sont principalement des systèmes de chauffage, ils peuvent également servir au chauffage de l’eau sanitaire.

Si ces équipements sont performants, ils doivent surtout être utilisés en complément d’une conception architecturale performante.

Les systèmes passifs, quand la conception architecturale remplace les systèmes mécaniques :

Il s’agit de prendre en compte les données climatiques afin d’obtenir le même confort qu’avec des énergies non-renouvelables, en faisant les bons choix en terme de matériaux ou de conception.

Une maison solaire passive, conçue selon les principes de l’architecture bioclimatique, peut subvenir à la grande majorité de ses besoins énergétiques grâce aux apports solaires, et ce dans tous les pays au climat tempéré.

L’énergie solaire passive correspond à des systèmes permettant de capter, stocker et diffuser les apports solaires, sans apport d’énergie extérieure : c’est l’architecture même du bâtiment qui permet de réduire les besoins énergétiques.

Ainsi, l’orientation, la répartition des surfaces vitrées, la volumétrie des bâtiments et des toitures permettent de favoriser les apports thermiques en hiver, et en les limitant en été (dans le cas de l’hémisphère Nord). On privilégie par exemple les ouvertures dans les façades orientées au Sud, pour capter la chaleur du soleil en hiver, tout en pensant à des systèmes qui permettent de se protéger de ces mêmes rayons en été : débords de toiture et pare-soleil, arbres caduques dont les feuilles agissent comme barrière…

L’emploi de matériaux à forte inertie thermique, le choix de l’isolation et des matériaux isolants, la prise en compte des capacités absorbantes et réfléchissantes des matériaux, l’emploi de vitrages spécifiques (double vitrage à isolation thermique renforcée, triple vitrage à basse émissivité…) permettent de conserver la chaleur et limiter les déperditions.

Les systèmes de conception passive, caractéristiques de l’architecture bioclimatique, sont des principes de base, déclinables à l’infini. Penser durable dès la conception d’un bâtiment est le meilleur moyen de réduire les besoins énergétiques, dans le cas des constructions neuves, même si les mécanismes solaires actifs permettent de s’approcher toujours plus d’un bâtiment entièrement autonome.

Sans oublier les gestes simples qui ne coûtent rien : éteindre les lumières ou les appareils en veille en quittant une pièce, mettre un pull plutôt qu’allumer systématiquement le chauffage, ne pas laisser inutilement l’eau couler, choisir des appareils basse consommation, et tellement d’autres qui, même infimes, contribuent à un comportement plus éco-responsable.

Lauriane
Architecte DE

26è Festival du film d’environnement 2008

89 documentaires, fictions et courts métrages venus de 37 pays différents seront à l’affiche du 26ème Festival International du Film d’Environnement qui aura lieu au cinéma La Pagode du 19 au 25 novembre.
Au cours du festival, dont le jury sera présidé par Luc Plamondon, seront organisés de nombreux débats et rencontres avec les équipes des films et des spécialistes de l’environnement, parmi lesquels Hubert Reeves qui viendra parler du « 4ème choc ».
.
Organisé par la Région Île-de-France, le Festival International du Film d’Environnement est destiné à sensibiliser le public à l’écocitoyenneté en l’incitant à la réflexion et à l’action. Gratuit et ouvert à tous, ce festival a été créé en 1982 et s’est internationalisé au fil des ans en s’ouvrant à des thématiques comme le développement durable et solidaire. Ce festival fait découvrir au public des films récents et inédits en France, qu’il s’agisse de productions importantes en avant-première ou de films venus de pays rares sur les écrans parisiens. La plupart des projections ont lieu en présence du réalisateur ou de l’équipe du film.

x

x

À l’affiche du Festival 2008
x

> EN AVANT-PREMIÈRE

Deux événements cinématographiques seront projetés en avant-première pendant le festival : Les Ailes pourpres : le mystère des flamants de Matthew Aeberhard & Leander Ward, la première production Disneynature, et Mia et le Migou de Jacques-Rémy Girerd.

> EN COMPÉTITION

Les 15 documentaires, 25 courts métrages et 6 fictions sélectionnés abordent une grande variété de thèmes parmi lesquels la pollution des océans et le « continent de plastique » avec le film canadien Addicted to Plastic, les dangers sanitaires des produits dopants et anabolisants autorisés aux USA avec Bigger, Stronger, Faster de l’Américain Christopher Bell, la saga du pétrole avec Crude de l’Australien Richard Smith, la Disparition des abeilles, la fin d’un mystère, avec le documentaire français de Natacha Calestrémé, le réchauffement climatique avec le court-métrage suédois Global Warning de Martin Sandberg, les migrations avec Nulle part terre promise du Français Emmanuel Finkiel ou encore Frozen River, de Courtney Hunt, Grand Prix du Festival de Sundance 2008, l’histoire d’une femme qui fait passer la frontière américano-canadienne à des clandestins. Deux documentaires soutenus par des distributeurs français seront à l’affiche : L’Apprenti, de Samuel Collardey, Prix de la semaine de la critique à la Mostra de Venise, et I Am Because We Are de Nathan Rissman, sur le Malawi, présenté à Cannes et produit par Madonna.

> HORS COMPÉTITION
Pour compléter cette programmation 29 documentaires seront projetés hors compétition comme le « Bonheur national brut » de Sandra Blondel & Pascal Hennequin, Dégazez y’a rien à voir de Phippe Lucas ou encore The Nuclear Comeback de Justin Pemberton et Les pieds dans l’eau – Mbeub-mi, de El Hadji Mamadou Niang, soutenu par Youssou N’Dour.

> SÉANCE EXCEPTIONNELLE
Par ailleurs, Biùtiful Cauntri de l’Italienne Esmeralda Calabri, qui a pour thème le traitement des déchets et les zones d’ombre qu’il révèle dans nos sociétés, sera projeté au cours d’une séance exceptionnelle sous l’égide de l’association France Nature Environnement, à l’occasion de la semaine de réduction des déchets.

> EN CLÔTURE DU FESTIVAL
Le film collectif 8, de Jane Campion, Mira Nair, Gael Garcia Bernal, Jan Kounen, Gaspar Noé, Abderrahmane Sissako, Gus Van Sant & Wim Wenders, long métrage composé de 8 histoires courtes pour illustrer les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement, sera projeté en clôture du festival.

Composition du jury
Le jury sera présidé par le producteur et parolier Luc Plamondon et composé d’Alice Audoin, auteur du livre Ecolocash, Eric Glover, chef de service écologie et sciences de Courrier International, Michel Ouedrogo, président du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou FESPACO, Patrice Francheschi, aventurier, écrivain et producteur de films et Michel Vampouille, vice-président chargé de l’environnement, du développement durable et de l’Écorégion au conseil régional d’Île-de-France.

Le jury Lycéens et apprentis sera présidé par l’écrivain Erik Orsenna, membre de l’Académie française. La marraine de la manifestation sera Danielle Mitterrand, présidente de la fondation France Libertés. entre le public et les équipes des films présentés auront lieu à l’issue des séances.

Les temps forts du Festival 2008

> DES RENCONTRES ET DES CARTES BLANCHES
De nombreux débats et rencontres
Des « cartes blanches » seront données à des partenaires du Festival International du Film d’Environnement : France 3 Paris Île-de-France Centre présentera :

Grandeur et brièveté de La Défense, un documentaire de Frédéric Biamonti sur l’urbanisation de cette ville et Ushuaïa TV proposera un regard sur des exemples concrets de développement durable avec Artisans du changement de Sylvain Braun.

Le Festival International du Film d’Environnement fêtera les 40 ans du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision avec la projection d’Ezra, l’histoire d’un enfant soldat, en présence du réalisateur Newton I Aduaka.

Les 400 ans du Québec seront l’occasion de présenter plusieurs fictions et documentaires québécois majeurs des deux dernières années et d’accueillir l’astrophysicien Hubert Reeves qui participera à une conférence débat exceptionnelle sur Le 4ème Choc.

Une séance exceptionnelle permettra de découvrir en avant-première 15 minutes de rushes d’un documentaire en relief La forêt des abeilles d’Yves Elie, apiculteur et cinéaste, qui répondra aux questions du public.

La projection de Rouge très très fort, de Richard Texier, sera l’occasion d’une rencontre avec celui-ci et le peintre chinois Zao Wou-Ki.

> DES DÉBATS ANIMÉS PAR COURRIER INTERNATIONAL
Forêt, agriculture et développement durable seront au coeur de débats organisés par le Festival International du Film d’Environnement avec des spécialistes de ces questions :

– La Forêt source de vies, source d’envies : comment concilier protection et exploitation de la forêt ? Que peuvent être les interventions des citoyens et des consommateurs ? Un débat organisé par Natureparif.

L’agriculture aux portes des villes : politiques, agriculteurs, architectes, chercheurs débattent du grignotage des terres : pourquoi et comment les préserver ? Quelles villes-solution ? Le « Triangle vert », un exemple à suivre.

L’action de la Région Île-de-France en faveur de l’environnement et du cinéma

Ce festival s’inscrit dans les politiques prioritaires menées par la Région Île-de-France en faveur à la fois de l’environnement mais aussi des industries du cinéma et de l’audiovisuel. En 2008, la Région aura consacré un budget de 1,537 milliard d’euros à l’écorégion. Elle est également la première collectivité territoriale impliquée dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel. Le Festival International du Film d’Environnement s’insère dans sa politique d’information et de sensibilisation de l’« écocitoyen ».

L’âne mange l’éléphant !

La nuit fut longue. Les chaines d’infos affichaient une carte des USA sur laquelle les états initialement gris viraient tantôt au rouge, tantôt au bleu. Au fur et à mesure que le bleu gagnait du terrain, la concrétisation d’un immense espoir se faisait jour. Au delà de la symbolique forte de l’accession d’un noir au poste de président des USA (et presque du monde…), signe d’un changement des mentalités, c’est l’espérance d’un monde un peu meilleur qui éclatait dans les manifestations de joie du moins dans les états acquis et gagnés par les démocrates.

L’élection de Barack Obama changera-t-elle vraiment le monde ?

8 longues et tristes années viennent de s’écouler pendant lesquelles nous avons assisté à une dégradation continue de la planète et des équilibres si fragiles qui lient les hommes et l’environnement dans des sociétés minées par la recherche du profit maximum au mépris des composantes humaines.

8 années d’un pillage continu des ressources de toutes natures… 8 années d’arrogance et de piétinement de tout ce qui pouvait constituer le moindre danger pour les profiteurs de toute nature. Les 4 premières avaient donné le ton, les 4 suivantes furent pire. Que penser aussi du parfum de fraude qui avait empesté ces deux élections…

8 années pendant lesquelles les gens des rues et des campagnes ont courbé le dos sous les assauts répétés des monstres de la finance et des démons de la spéculation. Pendant que certains se bâtissaient des pyramides d’or, les autres perdaient leur maison, leurs souvenirs, leurs emplois, leur vie. Dans l’indifférence des uns, l’ignorance, le mépris et l’incompétence des autres.

Aujourd’hui, l’âne a mangé l’éléphant, sous les acclamations avec les félicitations de l’international. Si c’eut été le contraire, les félicitations eussent afflué de la même façon… C’est la rêgle du politiquement correct.

Barack Obama incarne l’espoir des nouvelles générations et des populations délaissées. Il incarne celui de tous ceux qui espèrent en une prise de conscience des dangers encourus par la planète, la nature et les hommes. Voudra-t-il, pourra-t-il, arrivera-t-il à convaincre et à agir comme l’humanité l’attend et l’espère ? Ou ne sera-t-il qu’un épisode dont profiteront les monstres un temps repoussés pour préparer dans l’ombre une future et pire hégémonie ?

Il faut être attentif aux programmes, mais surtout aux mises en application des promesses. Les gens, ceux du « peuple » n’ont que peu conscience de leur pouvoir, de la puissance que leur confèrerait une alliance mondiale, au delà des mers, des montagnes et des religions. Tous ceux qui ont la chance immense d’avoir accès à la connaissance, aux réseaux de communication et de pouvoir, dans des démocraties confirmées et dans le cadre douillet de sociétés qui ne connaissent pas la faim (ou pas encore…), devraient mobiliser les populations pour qu’elles exigent des résultats concrets et ne se satisfassent pas de promesses électorales vite oubliées ou frôlant l’escroquerie.

Bleu aujourd’hui, Rouge demain, Vert ici, Jaune ailleurs, peu importe la couleur de la politique et des partis. Seule une véritable volonté de comprendre le monde, d’accepter de ne pas monopoliser les ressources à son seul profit -qu’on soit élu ou homme de la rue- de partager, d’échanger et de se donner un coup de main au lieu de chercher à s’éliminer par une stratégie de la terre brûlée pourront faire d’une étincelle un grand feu d’artifice.

Aujourd’hui, un âne a commencé à manger un éléphant. Il ne faudrait pas qu’il attrappe une indigestion. Il en mourrait. L’éléphant, dans son ultime discours, a fait preuve d’une remarquable dignité en saluant la réussite de son vainqueur. Ne lui reconnaît il pas raison ?

Et si au lieu d’applaudir un âne qui dévore un éléphant, on les aidait à courir et jouer ensemble ? On pourrait même tous devenir arbitres pour éviter les fautes de jeu et les vilains coups…

Pierre Demeure

Pourquoi un âne et un éléphant pour symboles des Démocrates et des Républicains ? L’ambassade des Etats Unis en France donne l’explication.

D’où viennent l’âne, symbole du parti démocrate, et l’éléphant, qui personnifie le parti républicain ? De l’imagination de Nast, caricaturiste du XIXe siècle.

Thomas Nast, qui était républicain, représenta pour la première fois le parti démocrate sous la forme d’un âne dans un dessin exécuté en hommage posthume à Edwin Stanton, récemment décédé, qui parut le 15 janvier 1870 dans Harper’s, revue à laquelle il collaborait régulièrement et dont l’influence politique était grande.

Ancien secrétaire à la Guerre du président Lincoln, qu’il avait soutenu au cours de la guerre de Sécession tout en appartenant à un parti différent, Stanton avait été violemment attaqué par les Démocrates du nord. Nast le montrait sous l’aspect d’un lion mort auquel un âne donnait un coup de pied. Il utilisa par la suite l’âne comme symbole de l’ensemble du parti démocrate et l’introduisit ès qualité dans les caricatures qu’il consacra aux deux grandes coalitions politiques des Etats-Unis.

Quant à l’éléphant républicain, il naquit de la façon suivante: le général Grant avait été réélu président un an plus tôt lorsqu’au printemps 1874, un éditorial parut dans le New York Herald présentant le grand soldat comme un César assoiffé de pouvoirs dictatoriaux et déjà disposé à renverser la règle coutumière selon laquelle un président ne pouvait exercer trois mandats successifs.

Cette nouvelle sensationnelle, que rien ne venait étayer et qui était surtout destinée à augmenter la vente du journal en une période de marasme, se propagea avec une telle ampleur qu’elle effraya très sérieusement les hommes politiques comme les simples citoyens.

A peu près à la même époque, le journal lançait une autre nouvelle tout aussi fallacieuse, toujours dans le but d’accroître le nombre de ses lecteurs. Les animaux de la ménagerie de Central Park s’étaient échappés, écrivait le New York Herald, et erraient dans les bois, en quête de proie. La coïncidence de ces deux informations erronées, parues dans le même journal, donna immédiatement à Thomas Nast l’idée d’en tirer parti. Le 7 novembre 1874, Harper’s publiait une caricature destinée à faire comprendre au public le danger et l’inanité de l’ accusation de dictature portée contre Grant par les démocrates. Le dessin montrait, dans une forêt, différents animaux dont chacun représentait un journal, un Etat ou une question politique. Tous étaient terrifiés par un âne revêtu d’une peau de lion portant le mot « Césarisme ». Le dessin était accompagné de la légende suivante: « Un âne qui se faisait passer pour un lion circule dans la forêt et s’amuse à effrayer tous les animaux stupides qu’il rencontre sur sa route. » George Stimpson, dans son ouvrage: A Book about American Politics, interprète comme suit cette caricature: « L’éléphant, portant l’étiquette ‘Voix républicaines’, a peur lui aussi et se précipite vers une fosse piégée recouverte de planches branlantes marquées inflation, répudiation, réforme, etc. C’était, pour le caricaturiste, un moyen de se moquer avec bonne humeur de son propre parti, énorme, mais pusillanime. » Quinze jours plus tard, un autre dessin de Nast paraissait dans la même revue, après les élections marquées par la défaite des républicains. Nast illustrait cet échec en montrant le même éléphant tombé dans le piège tendu par les démocrates.

Cet animal ne cessa par la suite de personnifier le G.O.P. et, en 1969, Jack Frost, conseiller en arts graphiques auprès du comité national du parti républicain, dessinait un éléphant stylisé, évoquant la modernisation de l’une des deux grandes formations politiques des Etats-Unis.

N.B. Le sigle G.O.P. (Grand Old Party le grand vieux parti) désigne très souvent, et familièrement, lui aussi, le parti républicain

Vin biologique : défis et opportunités

“Vin biologique”: Des experts européens discutent à Bruxelles sur les défis et les opportunités du nouveau produit et sur les normes qu’il devra respecter
A partir de 2010 les consommateurs pourront acheter du “vin biologique”. La législation européenne s’appliquera pour la première fois à ce produit. Actuellement, les consommateurs peuvent acheter des vins portant la mention « Vin produit à partir de raisins biologiques ».
Les experts européens réunis aujourd’hui à Bruxelles sous les auspices du Copa-Cogeca et du Ceev ont discuté sur les défis et les opportunités que présente ce produit et sur la manière de l’intégrer dans l’ensemble complexe de normes déjà existantes.
« C’est la première fois que la législation biologique européenne couvrira un produit agricole dont l’OCM dispose déjà de normes applicables à son élaboration. Le vin biologique doit s’intégrer dans les deux législations. Les consommateurs ne comprendraient pas que ce produit suive des normes moins strictes que le vin conventionnel », a déclaré Pau Roca, président du groupe de travail OCM du Ceev.
En vue de la nature du produit, la législation européenne sur le vin est l’une des plus vastes de la PAC. De plus, les Etats membres ont des règles plus strictes pour la production de vins avec indications d’origine (Champagne, Chianti, etc.).
«La demande de produits biologiques est en hausse. Cependant, le vin produit à l’aide de raisins biologiques a encore quelques fois du mal à satisfaire la demande des consommateurs d’un point de vue gustatif. Le plus grand défi pour les producteurs de vin biologique sera donc de continuer à améliorer la qualité organoleptique de leurs produits », a dit Pina Eramo, viceprésidente du groupe de travail ‘Agriculture biologique’ du Copa-Cogeca.
La législation biologique européenne, adoptée en 2007, a élargi pour la première fois son champ d’action au vin biologique. Cependant, il reste encore beaucoup de détails à régler. La Commission doit commencer ses travaux en la matière début 2009.
Tout ceci, à un moment où la législation sur le vin est en train d’être réformée. Les nouvelles dispositions relatives à l’étiquetage, aux pratiques oenologiques, aux indications d’origine et aux mentions traditionnelles entreront en vigueur en été 2009.

Un communiqué de COPA COGECA
Agriculteurs et coopératives de l’Union Européenne

http://www.copa-cogeca.eu

Le Réseau-Cétacés – L’Appel pour les Baleines

Réseau-Cétacés existe depuis 1989 et c’est l’une des principales sources d’informations mise à la disposition du public concernant les Cétacés. Scientifiques, étudiants, associations, pouvoirs publics, médias, personnalités du monde de la mer et passionnés de toutes sortes font partie de ce réseau.

En plus de sa mission d’information, Réseau-Cétacés s’implique également de manière active dans la protection des Cétacés, et ce par le biais d’un travail en collaboration avec le monde entier destiné à faire rebondir l’information et à mobiliser le public.

www.reseaucetaces.fr

Ses actions sont entre autres :

  • d’intervenir dans les réunions internationales, auprès des médias, des collectivités etc… pour mobiliser l’opinion lorsqu’une menace pèse sur les Cétacés ou leur environnement ou afin de diffuser une information importante .

  • de mettre sur pied des campagnes afin de convaincre les gouvernements de renoncer aux pêches non sélectives et de soutenir des programmes de pêche en harmonie avec le milieu marin.

  • de mettre en place un réseau informatif afin de dénoncer les conditions de captivité des Cétacés dans le but de mettre un terme définitif à leur capture et d’obtenir la fermeture ou la reconversion des delphinariums et la remise en liberté des dauphins, orques, marsouins, bélugas… captifs.

  • de mettre en place un plan d’action afin de lutter contre les massacres de Cétacés perpétués notamment au Japon et au Pérou.

  • le suivi régulier des deux dauphins ambassadeurs, Dony/Randy & Jean-Floc’h, et la diffusion de l’information à leur sujet au public et aux autorités.

A l’origine du Réseau Cétacés, l’appel pour les baleines il y a presque 20 ans de celà :

L’Appel pour les Baleines a été lancé en Novembre 1989 par les fondateurs de Réseau-Cétacés, Katia Kanas et Hugo Verlomme. Un grand coup de coeur, coup de gueule, pour sauver ce qui restait de nos cousins marins. Cet appel a eu un retentissement auquel personne ne s’attendait, signé par plus de 10 000 personnes en France, en Belgique et en Suisse, il a donné naissance à tout un mouvement. C’est le tout premier réseau, la première maille qui nous ait mené jusqu’ici…

Aujourd’hui, alors que certains se prennent parfois à douter de l’utilité d’un tel combat, Réseau- Cétacés vous restitue ce texte fondateur. Ce texte signé par près de 150 personnalités scientifiques, politiques et artistiques demande l’arrêt de la chasse baleinière commerciale et l’interdiction des filets dérivants.

L’Appel pour les Baleines et la liste des signataires seront remis au Premier Ministre Michel Rocard, au ministre de l’environnement Brice Lalonde, au Commissaire Européen des Pêches à Bruxelles Manuel Marin, aux délégués de la Commission Baleinière Internationale, et enfin aux députés de l’Assemblée Nationale au cours de l’année 1990. Cette même année est née l’idée d’une association « Réseau-Cétacés » pour continuer à transmettre des informations à la suite de cet appel.

LES RESULTATS OBTENUS A LA DATE DU 31 JUILLET 1990 :

Commission Baleinière Internationale :

La 42ème réunion annuelle de la CBI s’est tenue à Noordwijk, Pays-Bas, du 2 au 6 Juillet 1990 et 29 pays y étaient représentés. Le moratoire indéfini sur la chasse baleinière commerciale, qui devait entrer en vigueur en 1986 et être évalué cette année-là, n’a pas été levé malgré les requêtes des trois derniers pays chasseurs (Japon, Norvège et Islande).

Pour la première fois, la délégation française était constituée non seulement d’un représentant du ministère de la mer, mais aussi d’un représentant du ministère de l’environnement et d’un représentant du ministère des affaires étrangères.

La position de la France, définie au plus haut niveau, a été déterminante.

Les filets dérivants:

L’Appel pour les Baleines a largement contribué à faire connaître ce fléau et le ministère de l’environnement s’est saisi du dossier jusqu’alors uniquement géré par les services du ministère de la mer.

Il existe deux types de filets dérivants :

1- Les grands filets pélagiques, utilisés par les flottes japonaises, coréennes et taiwanaises dans le Pacifique. Ces filets qui peuvent atteindre une longueur de 120 kilomètres, tuent « accidentellement » plusieurs centaines de milliers de cétacés et un million d’oiseaux chaque année. La Convention de Wellington, signée par Michel Rocard lui-même, interdit l’accès des flottes utilisant des filets de plus de 2,5 km dans les eaux territoriales des pays présents dans le Pacifique. Par ailleurs, une résolution adoptée en décembre 1989 par les Nations Unies prévoit l’interdiction totale de ces filets dans le Pacifique fin 1992. La france a également soutenu cette résolution.

2- Les filets dérivants employés par les Italiens, les Espagnols et les Français en Méditerannée et en Atlantique, dont la longueur varie de 2 à 15 kilomètres. Les flottes espagnoles qui pêchent l’espadon causent la mort annuelle d’au moins 7 000 dauphins en Méditerranée. Quand aux flottes de pêche françaises opérant dans le Golfe de Gascogne (filets dérivants, mais aussi chaluts de surface), elles sont responsables d’une augmentation dramatique du nombre d’échouages de dauphins sur nos côtes. En mars 1990, le Commissaire des Pêches de la CEE, Monsieur Manuel Marin, a proposé l’interdiction des filets dérivants dans les eaux de la CEE. Mais le lobby des pêcheurs français a réussi à étouffer le débat…


APPEL POUR LES BALEINES

LA MER SE TROUVE EN CE MOMENT-MÊME CONFRONTEE A UN GENOCIDE UNIQUE DANS SON HISTOIRE. LOIN DES YEUX ET DES CAMERAS, DES POPULATIONS ENTIERES DE BALEINES ET DE DAUPHINS SONT ANEANTIES.

D’immenses filets dérivants sont en train de désertifier radicalement des régions entières de la mer, dans le Pacifique, l’Atlantique et plus récemment, en Méditerranée où l’arrivée de ces filets constitue une catastrophe pour les derniers cétacés.

 

Chaque jour, dans l’Est du Pacifique tropical, des centaines de dauphins meurent dans les filets des thoniers.

En Juillet 1990, la Commission Baleinière Internationale devra évaluer les résultats du moratoire sur la chasse commerciale, adopté sous l’impulsion de la France en 1982. Il n’est pas impossible que, sous la pression des Japonais et des Norvégiens, le moratoire soit levé et que la chasse reprenne de plus belle.

NOUS DEMANDONS AUX INSTANCES CONCERNEES, NATIONALES ET INTERNATIONALES, DE PRENDRE D’ URGENCE LES MESURES ADEQUATES POUR LA PROTECTION DES CETACES, ET EN PARTICULIER :

– Interdire l’usage des filets dérivants et les captures de dauphins par les flottes thonières.

– Inclure dans la Convention Baleinière Internationale tous les cétacés susceptibles d’être chassés.

– Maintenir un moratoire total sur la chasse baleinière commerciale.


Personnalités signataires de l’Appel pour les Baleines

Jean-Louis ACCARIAS (Editions L’Originel), Philippe ACCARIAS (Studio Hana), Dr Pierre ADLER (médecin), Ruth ADLER (sculpteur), Catherine AGA KHAN (Fondation Bellerive) , Prince Saddrudin AGA KHAN (Fondation Bellerive), Luc D’ALLESSANDRO (producteur), Didier ANGER (député européen), Robert Anselin (député), Année ANGEVIN (peintre), Anita ASSAL (cinéaste), Olivier AUBRAIS (Groupe Mammologique Normand), Pierre AUCANTE (reporter), Pr Pierre AUGIER (CERIMER), Charles AZNAVOUR, Brigitte BARDOT, Bernard BENSON (philosophe), Dr Pierre BENSOUSSAN (psychiatre), Henri BERSINGER ( Le Dauphiné Libéré), Luc BESSON (cinéaste), Michel BEUCHER (Les Verts), Huguette BOUCHARDEAU (députée), Jacky BONNEMAINS (Robin des Bois), Alain BOUGRAIN DUBOURG (journaliste), Nicolai BOZONIN (cinéaste), Dr BRISSAUD (neurologue), Jacques BROSSE (écrivain), Alain CARIGNON ( député maire de Grenoble), Georges de CAUNES (écrivain), Roland CARRAZ (ancien ministre), Claude CELLIER (banquier), Olivier CHAPUIS (Voiles et Voiliers), Jacotte CHOLLET (compositeur), Franck CHARREIRE (guide cétologue), Bill CLARK (Friends of Animals), Julien CLERC, Yves COCHET (député européen), Anne COLLET (Muséum Océanographique de La Rochelle), Bruno CONGAR (dessinateur), Loic CORRE (architecte), Alain CORROLER (Neptune Yachting), Henri DELAUZE (COMEX), Philippe DJIAN (écrivain), Carlos DOLTO, Pr Jean DORST (de l’Institut), Jean-Charles DURAND (L’Ami des Jardins), Jean DUTOURD ( de l’Académie Française), Francis ESMENARD (Albin Michel), Jean-Louis ETIENNE ( explorateur), Laurent FABIUS ( Président de l’Assemblée), Yvon FAUCONNIER (navigateur), Solange FERNEX ( député européenne), Gildas FLAHAUT (peintre), FOLON, Bernard GARDETTE (COMEX), Alain GAUTIER (navigateur), Olivier GERMAIN-THOMAS (journaliste), Bernard GIRAUDEAU, Laurent GIRAULT (dessinateur), Henri GOETSCHY (Sénateur du Haut-Rhin), Marilyse de la GRANGE (journaliste), Benoite GROULT (écrivain), Michel GUILLOU (dessinateur), Paul GUIMARD (écrivain),Robert HAINARD (sculpteur, écrivain), Jeanne HELY (Gallimard), Alain HERVE (écrivain), John HUDSON (cinéaste), Simone JACQUEMARD (écrivain), Nicolle JALLY (Quetzalcoatl), Claire JOANNY (députée européenne), Philippe KOLEBKA (peintre), Henri LABORIT (biologiste), Jacques LACARRIERE (écrivain), ANNE de LA CELLE (journaliste), Catherine LACROIX-PELLETIER (Association Globi), Laurent LAFFONT (éditeur), Robert LAFFONT, Jacques LANZMANN (écrivain), Yves LA PRAIRIE (océanographe), Nicole LATTES (éditeur), YVES LE GAL (Laboratoire Maritime de Concarneau), Marie-Noëlle LIENEMANN (députée), Alika LINDBERGH (Eurogroup for Animal Welfare), Arnaud LIZOP (avocat), Jean-Marie MADDEDDU (comédien), Michel MAGRAS (protection de la nature à Saint-Barthélémy), Alain et Chantal MAMOU MANI (consultants), Henri MANGUY (Nitassinan), Jeanne MANSON (chanteuse), MARCELINO (poète), Anne MASSOT (attachée de presse), Raoul MATTA (peintre), Sylvie MAYER (Parti Communiste Français), Anne et Krov MENUHIN (cinéastes sous-marins), Jules MERLEAU-PONTY, Georges MESMIN (Assemblée Nationale), Loic MICHEL (30 Millions d’Amis), MICHKA (écrivain), Pierre MOINOT (de l’Académie Française), Bernard MOITESSIER, Xavier MONBAILLIU (Medmaravis), Yves le MONNIER (compositeur), Gérard MONNIER-BESOMBES (député européen), Théodore MONOD (de l’Académie des Sciences), Pierre MONSAINGEON (architecte), Comte et Comtesse de MONSPREY, Hélène MOREL (Lattès), Edwige et Edgar MORIN (sociologue), Karin MUNDT (Editions Terre Vivante), Jean-François NOBLET (écologiste), Marie-Paule NOUGARET (journaliste), Alain OTTAVY (A.M.I Genève), Yves PACCALET (Fondation Cousteau), Rémy PARMENTIER (Greenpeace), Pierre PELLERIN (écrivain), Abbé Jacques PEROTTI, Jacques PERRY (écrivain), Roger PIC (journaliste), Jacques PRADEL (journaliste), Philippe POUPON (navigateur), Henri QUEFFELEC (écrivain), Michel RAGON (écrivain), Hubert REEVES (astrophysicien), Frederic ROSSIF (cinéaste), Yvette ROUDY (députée maire de Lisieux), Jacques ROUGERIE (architecte), Francis RYCK (écrivain), Robert SABATIER (écrivain), Jean SABLON (cahnteur), SAMIVEL (écrivain), Pierre SAMUEL (Les Amis de La Terre), Maurice SCHUMANN (de l’Académie Française), SELIGMAN (député européen), SOCIETE NATIONALE POUR LA DEFENSE DES ANIMAUX, SOGYAL RIMPOCHE (lama tibétain), Maurice SOUTIF (Géo), Eric TABARLY (navigateur), Jean-Marie TARRAGONI (SOS Grand Bleu), Jean-Yves TERLAIN (navigateur), Mikis THEODORAKIS (compositeur), Catherine TRAUTMANN (maire de Strasbourg), P-A ULLMO (Lattès), Jean-Luc VAN DEN HEEDE (navigateur), Antoine Veil, René VESTRI (Conseiller Général des Alpes-Maritimes), André VOISIN (écrivain), Dominique VOYNET (secrétaire des Verts au Parlement Européen), Antoine WAECHTER (député européen), Lilianne WICHENE ( Solidarité Dauphins), Elisabeth WIENER (comédienne), Jean-Pierre WORMS (député à l’Assemblée Nationale), Iannis XENAKIS (compositeur), Rika ZARAI, Adrien ZEMSKI (philosophe), Jacqueline ZITRONE.

Kalaweit au secours des Gibbons en Indonésie

Il est des gens qui ont le courage de vivre leurs convictions et de réaliser leur engagement.

Aurélien Brulé, dit « Chanee », fait partie de ces hommes d’exception qui ont su abandonner une vie au fil tracé pour épouser une cause lointaine et noble. Sans bruit, avec efficacité. Son amour pour les singes autant que pour les hommes l’a conduit en Indonésie où grâce à son association Kalaweit il a réussi en 10 ans à récupérer et sauver plus de 300 gibbons victimes du trafic de l’homme afin de leur donner une chance de revivre dans leur forêt. Jour après jour, c’est un véritable sanctuaire, doublé d’un projet de Conservation, qui a vu le jour. Chanee et Kalaweit n’en ont pas pour autant oublié les hommes.  50 employés travaillent dans le sanctuaire, et mille familles participent à un programme pédagogique visant à préserver la forêt. La tâche est difficile, le défi est quotidien, les moyens sont ridicules face aux besoins.

Chanee nous développera son action et son engagement dans un prochain interview. En attendant, voici son parcours.

Biographie d’Aurélien Brulé et histoire de Kalaweit

Naissance le 2 juillet 1979 à Fayence (Var).

Depuis son enfance, Chanee est passionné par les animaux, en particulier les primates. A 12 ans il fait la rencontre de Yves Collet, primatologue. Leurs échanges confortent Chanee dans sa vocation qui est de devenir primatologue.

Il contacte ensuite le directeur d’un parc zoologique du sud de la France. Pendant 5 années, il y passe tout son temps libre pour observer les gibbons à mains blanches.

1995 : âgé de 16 ans, il rejoint la Société Française de Primatologie et publie son premier livre un an plus tard « Le gibbon à main blanche » (Editions Presse du Midi). Cet ouvrage dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie des gibbons en captivité, impressionne les primatologues.

Il commence ainsi un cursus de psychologie-éthologie à la faculté de Strasbourg mais il se rend très vite compte que ces études ne lui permettront pas de réaliser son rêve : œuvrer pour les animaux eux-mêmes et non pour la recherche.

Il décide alors de partir en Thaïlande 3 mois pour observer les gibbons dans leur milieu naturel. C’est la révélation : c’est sur leur territoire qu’il doit aller vivre.

Grâce au soutien de ses proches et de Muriel Robin, touchée par la passion de Chanee et de son travail réalisé, il part en Indonésie afin de créer un projet de protection pour les gibbons de Bornéo.

Pendant plus de 6 mois, il mène une bataille acharnée avec les autorités et le Ministère Indonésien des Forêts pour obtenir l’accord de commencer son projet qu’il désire installer au cœur du parc national de Bukit Baka-Bukit Raya.

1997 : Chanee créé l’association Kalaweit (loi 1901).

1999 : Signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement indonésien incluant la réhabilitation des gibbons prisés par les populations et les braconniers comme animaux de compagnie, l’information, la sensibilisation et l’éducation des populations locales ainsi que la protection des forêts sur l’île de Bornéo. La construction de la première station est entreprise au cœur de la forêt primaire.
La première expérience de relâcher d’un couple de gibbon sur le site de station permettra la mise en place d’un processus de réhabilitation pour la suite du programme.

2000 : La première émission de la radio Kalaweit FM voit le jour. Majoritairement à destination des 15/25 ans, la programmation a pour objectif de sensibiliser la jeunesse indonésienne au respect de la vie sauvage.

Fin 2000 : 17 gibbons ont été recueillis.

2001 : Acquisition du Care Center qui est une première étape pour les gibbons saisis. C’est un lieu – comportant un espace de quarantaine – où les gibbons qui arrivent bénéficient d’un bilan sanitaire et de soins.

2002 : le Dr Susan Cheyne (Université de Cambridge) commence une étude de 18 mois sur la viabilité du processus de réhabilitation mis en œuvre par Kalaweit. Les résultats sont présentés à L’international Primate Society » à Turin en 2004.
Un accord est signé avec le village d’Hampapak pour l’utilisation d’une forêt-sanctuaire inhabitée afin d’accueillir les gibbons, puis avec le village de Mintin.
Création du premier conseil scientifique regroupant les experts mondiaux des gibbons : David Chivers, Warren Brochelman, Jito Sugarjito, Thomas Gueissmman et Susan Cheyne.

Fin 2002 : 68 gibbons ont été recueillis depuis le début de l’aventure.

2003 : premier relâcher d’un couple de gibbon sur l’île de Mintin. C’est un succès !
Kalaweit entreprend un nouveau challenge : créer une seconde station à Sumatra. L’île de Marak (1 000 hectares), inhabitée et la plus boisée du sud-ouest de la capitale de la province, Padang, apparaît comme un site idéal : c’est un point stratégique pour contrôler les trafics d’animaux.

2004 : Signature d’un protocole d’accord à l’échelle nationale entre Kalaweit et les autorités indonésiennes.
Plus de 240 gibbons et siamangs ont été recueillis.
Sortie de son deuxième livre « Bornéo, au nom de la vie » (Editions Presse du Midi).

2007 : Sortie du son livre co-écrit avec Muriel Robin « Vocation Nature » sort (Editions Arthaud)

17 septembre 2008 : départ de Chanee pour son expédition « Forêt des anges » dans les montagnes de Muller. Il y restera un mois avec pour unique compagnon son chien Sam.

Fin 2008 Kalaweit c’est : plus de 300 gibbons et siamangs sauvés par Kalaweit. Mais aussi des dizaines de macaques, civettes, calaos, reptiles, loris, nasique et même un ourson récemment.
Kalaweit emploie plus de 50 personnes (employés et vétérinaire), c’est aussi une radio Kalaweit FM et L’Ecole pour la Nature qui scolarise 30 enfants.

« Je suis parti en Indonésie à 18 ans, avec comme seul rêve de rencontrer mes amis gibbons libres… Une fois à Bornéo, j’ai compris que mes rêves d’enfants ne pourraient jamais être atteints. La jungle dont je rêvais était chaque jour détruite un peu plus… »

« Petit à petit nous avons commencé à sauver des gibbons orphelins…Petit à petit nous avons acquis de l’expérience….Chaque jour nous avons appris à aider les vies en détresse… Aujourd’hui Kalaweit est le plus grand programme de réhabilitation au monde. »

Pour en savoir plus : www.kalaweit.org