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Le Port autonome de Paris engage trois grands projets de réhabilitation écologique de ses berges

Le Port autonome de Paris a pour mission d’accompagner le développement du trafic fluvial par la création et l’exploitation d’installations portuaires. La voie d’eau est un mode de transport écologique qui est d’ailleurs en augmentation constante.
Cependant pour ne pas rompre les équilibres du fleuve, le Port Autonome de Paris accompagne cette croissance par des actions concrètes visant à préserver la biodiversité et les milieux naturels sur ses sites en améliorant leurs potentialités écologiques.En 2007, le Port autonome de Paris a consacré 15% de ses dépenses, soit 5,4 M€, à des actions environnementales visant notamment à améliorer la qualité de l’eau, le paysage et les milieux naturels.

Ces interventions s’inscrivent également dans le plan d’action environnemental du Port autonome de Paris comprenant une trentaine d’initiatives échelonnées sur trois ans (2007-2009). Le plan d’action environnemental est évolutif et est régulièrement enrichi de nouvelles actions. Il répond à trois objectifs principaux :
Contribuer à lutter contre le réchauffement climatique en développant le transport fluvial
Préserver la ressource en eau
Aménager, réhabiliter et exploiter les ports dans un souci d’exemplarité environnementale

Dans ce cadre et depuis 2004, la réhabilitation des plateformes du Port autonome de Paris intègre autant que possible des techniques favorisant la faune et la flore sur ses berges ainsi que la qualité de l’eau. En signant la charte régionale de la biodiversité, le Port autonome de Paris a également montré sa volonté de mener des projets engendrant une plus-value écologique.

En 2003, confronté à l’érosion de la berge de la plate-forme multimodale de Bonneuil sur Marne, le Port autonome de Paris , avec le soutien de l’Agence de l’Eau Seine Normandie et de la Région Île-de-France, entreprenait une réhabilitation globale à visée paysagère mais aussi écologique. Le projet, dont le volet écologique reposait sur des concepts expérimentaux, a nécessité un investissement total de 3 M€ dont 50% environ pour la réhabilitation par techniques végétales de 600 m de berge – une longueur unique sur ce secteur de la Marne.

Il s’agit donc d’une réhabilitation d’envergure qui s’inscrit dans les orientations du schéma directeur du Syndicat mixte « Marne Vive » (constitué de 19 collectivités riveraines) auquel le Port autonome de Paris a adhéré depuis sa création et dont l’ambition est de rendre les eaux de la Marne propres à la baignade d’ici 10 ans.

Les aménagements réalisés
En associant le génie civil, pour la pérennité de l’ouvrage, et le génie végétal pour améliorer le bilan écologique, cette réhabilitation visait à améliorer les potentialités piscicoles des berges, la diversification de la flore locale et la qualité de l’eau, tout en valorisant l’identité portuaire du site.

Un banc d’eau peu profonde de 4 mètres de large a été aménagé sur tout le linéaire traité, pour favoriser le peuplement piscicole et permettre l’installation de végétaux typiques des zones humides. Sous l’eau, l’installation de plages de gravier et d’enrochements libres favorise l’abri, la reproduction et la nutrition des poissons.

L’ensemble contribue non seulement à améliorer la qualité de l’eau à la façon d’une usine d’épuration mais favorise également le développement d’une faune diversifiée (libellules, oiseaux, …)
Différents aménagements et modes de plantation ont été testés sur le linéaire réhabilité. Les formations végétales préconisées par les cabinets Ecosphère et Hydrosphère, regroupent 17 essences locales dont la moitié ont été plantées selon une technique totalement inédite de bandes pré-cultivées, sur le modèle des plaques de gazon prêtes à poser.

Depuis quatre ans, cette réhabilitation expérimentale fait l’objet d’un suivi scientifique qui en tire les enseignements et les partage avec d’autres gestionnaires de berges urbaines.

Dès août 2004, la première section, réalisée un an auparavant, arbore déjà des végétaux de plus de 2,50 m de haut, témoignant de l’excellente adaptation au milieu des espèces choisies. L’opération reçoit de nombreux retours positifs, y compris de la part des riverains et des entreprises du port, en dépit de la suppression, au début des travaux, des 80 peupliers qui marquaient le paysage de ces berges.
En 2005, une étude est menée par le Conseil Supérieur de la Pêche (CSP) sur le peuplement piscicole de la Seine et de la Marne dans l’agglomération parisienne à la demande du Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP). Elle met en valeur les bons résultats engendrés par la réhabilitation de Bonneuil.
En effet, sur 18 espèces différentes de poissons capturées dans la Marne, 14 ont été recensées à Bonneuil qui possède ainsi la plus forte diversité piscicole parmi les 11 stations concernées par l’étude. L’amélioration de la qualité de l’eau de la Marne à ce niveau et les aménagements des berges ont donc un impact extrêmement favorable.
L’étude révèle également que des espèces plus sensibles y sont même capturées de manière épisodique comme le hotu et le vandois. L’indice Poisson* atteint 8,32 ce qui témoigne d’une excellente qualité piscicole et respecte le bon état écologique des eaux préconisé par la DCE (Directive Cadre sur l’Eau).

Une autre étude, réalisée en novembre 2007 par le cabinet Ecosphère, évalue les résultats de la réhabilitation en termes de flore et de faune terrestre.
Elle démontre que l’aménagement de surfaces suffisamment importantes et diversifiées en habitats aquatiques et humides s’avère très positif sur le plan écologique.
En effet, la valeur écologique des berges du port a globalement augmenté entre 2000 et 2007 (passage d’un niveau « faible à localement moyen» à un niveau « moyen à assez fort »), grâce à l’ensemble des habitats renforcés et créés au contact de l’eau (herbiers aquatiques, plages sablo-graveleuses et différents faciès de groupements hélophytiques*) qui déterminent un intérêt à la fois floristique, phyto-écologique et faunistique. Citons également l’intérêt complémentaire joué par la prairie semée sur le talus de la berge sur le monde des insectes.

Ces bons résultats peuvent encore être améliorés à l’avenir, tant pour la flore par un entretien rigoureux des berges et des talus ainsi qu’un ajustement des aménagements actuels, que pour la faune.

Un nouveau bilan écologique et technique est prévu d’ici 2 ans selon le même protocole qu’en 2007 pour permettre les comparaisons.

Hélophytique : Plante ayant son système foliaire hors de l’eau et ses racines sous l’eau

Indice Poisson : indice multi-paramétrique allant de 0 à 34 et qui permet d’évaluer le niveau de dégradation du milieu, 34 signifiant qu’il est très dégradé et qu’il ne reste que peu d’espèces.

Situé à l’Ouest de Paris sur l’axe Paris-Rouen-Le Havre, Limay Porcheville est le premier port fluvio-maritime d’Ile-de-France et attire un nombre croissant d’entreprises qui profitent de son haut niveau d’équipements et d’une multiplicité de services.

Afin d’aménager un accès fluvial aux derniers terrains disponibles le long du bras de Limay et pour accompagner la croissance portuaire, le Port autonome de Paris a décidé d’étudier un projet cohérent d’aménagement de ce bras permettant de concilier :
La préservation de l’environnement et du paysage ;
La stabilité de la berge sur tout son linéaire
• L’intégration des installations existantes ;
• L’accès des marchandises par la voie d’eau ;
• L’implantation de nouvelles entreprises.

Pour atteindre cet objectif, le Port autonome de Paris a souhaité mettre en œuvre un aménagement innovant qui privilégie la valorisation écologique du site pour un investissement global de 2,4 M€. Pour cela, le Port autonome de Paris a déposé un dossier de demande d’autorisation loi sur l’eau en mars 2007 et a obtenu en juin 2008 l’arrêté préfectoral loi sur l’eau l’autorisant à mener les travaux sur les berges.

Les objectifs environnementaux
du projet
Ils sont de plusieurs ordres :
maintenir la valeur écologique actuelle des boisements rivulaires, en réalisant notamment une transplantation des individus de Frênes à folioles étroites,
améliorer les caractéristiques écologiques actuelles des berges en favorisant la préservation et la restauration de milieux directement associés à la Seine (herbiers aquatiques, groupements hélophytiques*, plages sablo-graveleuses, saulaies et boisements rivulaires de la frênaie et de l’aulnaie-frênaie). Ces habitats, qui sont pour la plupart peu communs en Ile de France, sont également susceptibles d’abriter des espèces animales peu fréquentes (notamment pour les oiseaux d’eau nicheurs, les amphibiens ou les libellules) et des espèces végétales peu fréquentes voire protégées (Cardamine impatiente, Bident radié…).
préserver et accroître l’intérêt écologique des milieux localisés en haut de berge en favorisant le maintien, la restauration ou la reconstitution de formations végétales peu fréquentes et/ou susceptibles de constituer un milieu de vie pour des espèces animales et végétales peu fréquentes (prairie mésophile* à mésohygrophile*, végétations pionnières sur substrats sablo-caillouteux…).

Ce projet a reçu les félicitations de l’Office National de la Pêche.
Le calendrier du projet
Le projet s’organise autour de deux grands types de travaux : génie civil dans un premier temps, pour permettre la stabilité de la berge, et génie végétal pour les plantations. Le Port autonome de Paris a démarré les travaux de génie civil mi-juillet 2008 pour une fin prévue janvier 2009 et ceux du génie végétal devraient commencer au printemps 2009.

Le respect des périodes de plantation et le phasage des protections nécessaires au bon développement des espèces végétales conduisent à un délai global de mise en œuvre minimal de 3 ans.

Les détails du projet
Les études menées sur des opérations similaires à celles de Bonneuil-sur-Marne, ont permis au Port autonome de Paris d’évaluer la tenue dans le temps de solutions écologiques ainsi que les coûts générés par l’entretien et la réalisation.
Ce diagnostic a servi de base pour définir le projet écologique le plus adapté à Limay, à savoir une association de 4 ouvrages portuaires de type estacades* répondant à l’aspect logistique fluviale, ainsi que 2 risbermes* et un aménagement paysager et végétal des berges pour l’aspect environnemental et écologique.

L’assise de l’ensemble de l’ouvrage sera garantie par une structure en génie civil sélectionnée pour sa haute capacité à intégrer des techniques végétales. Ces dernières devront quant à elles répondre au double besoin de stabiliser les berges et de générer une véritable plus-value écologique en favorisant la biodiversité et la fonctionnalité des habitats aquatiques.

Cette approche intègre notamment un ouvrage de pied de berge constituant une interface entre les milieux aquatiques et terrestres.

Concrètement, la berge est divisée en trois séquences qui bénéficieront d’un aménagement différencié :
La séquence A sur 400m
La séquence B sur 610m
La séquence C sur 260m

Constitution des sols de surface
Les travaux viseront à créer des conditions favorables à l’aménagement des plantations envisagées sur les terrains des séquences B et C.

Sur les plages sablo-graveleuses et les friches mésophiles* (séquence B) sera mis en place un substrat caillouteux en surface du terrain reprofilé, sur une épaisseur moyenne de 30cm.

1 341 m3 de terres végétales seront nappées sur les terrains faisant l’objet d’enherbement ou de plantation d’arbres et arbustes (séquences B et C).

Végétalisation
Plusieurs opérations de végétalisation sont prévues :
Plantation d’herbiers hygrophiles* (séquences A, B et C)
Mise en place de formations hélophytiques*, relativement rares sur la Seine aval (séquences A, B et C)
Création de la prairie mésohygrophile* (séquences B et C)
Création de boisements rivulaires : Saulaies hautes et basse en séquence A, plants forestiers et boutures de saules en séquence B et C.

La protection des jeunes plants contre les prédateurs sera garantie par la pose d’une clôture grillagée sur environ 2 600 m.

Les estacades
Les 4 estacades* sont constituées par des appontements reposant sur des pieux battus ou une structure en palplanches et une dalle positionnée au niveau des plus hautes eaux connues (PHEC).
L’ensemble confère au projet un impact environnemental positif et une image innovante très valorisante pour le port.

Estacade : Digue faite avec des pieux

Hydrophytes ou hygrophytes : Plantes qui vivent dans des habitats fortement humides, ou même mouillés (fossés, marécages, étangs, lacs, rivières, etc.).

Mésohygrophile : Se dit d’un milieu humide durant seulement une partie de l’année

Mésophile : Ce terme s’applique dans ce cas aux végétations qui vivent dans des conditions moyennes d’humidité, de température (entre 15° C et 40° C) ou de pH des sols.

Risberme : Plate-forme au milieu d’un talus de grande hauteur pour augmenter sa stabilité et faciliter son entretien.

Avec 400 hectares et 20 millions de tonnes de trafic tous modes, le port de Gennevilliers est la plus importante plate-forme multimodale d’Ile-de-France en superficie comme en activité.
Si le Port autonome de Paris modernise en permanence les infrastructures du port pour s’adapter aux besoins des entreprises, l’environnement n’est pas oublié et se trouve au cœur de la réhabilitation actuelle.
Tous les aménagements présentés ci-dessous visent à reconstituer la richesse biologique typique des berges naturelles de la Seine.

Une étude d’état initial
Au printemps 2008, le Port autonome de Paris a demandé au bureau d’études Cariçaie (filiale de BIEF) de mener une analyse de l’état écologique des berges en trois points du port de Gennevilliers. Cela a permis de leur attribuer une valeur initiale suivant un indice ripisylve* qui sera comparée aux mesures de suivi aux printemps 2010 et 2013.
Ce type d’étude permet de caractériser un niveau écologique par rapport à des listes floristiques et faunistiques de référence. Elle a mis en relief les défaillances sur les trois zones étudiées et des amélioration du milieu naturel permettront de rééquilibrer le peuplement d’insectes ou la végétation selon la zone.

Un arrêté « loi sur l’eau »concernant les berges de Seine à l’Est du port a été obtenu en décembre 2004. Un dossier « loi sur l’eau » est en cours d’instruction pour la partie ouest.

Réalisation sur les berges situées à l’est du port
Depuis 2005, des travaux de protections de berge avec végétalisation ont été réalisés sur 400 ml environ, une partie du linéaire est en cours de réalisation (400 ml environ) et il restera une partie à aménager dans les années à venir. Deux ouvrages fluviaux ont également été construits pour permettre le développement du trafic fluvial.

Projet d’aménagement des berges des terrains à l’Ouest et de la pres-qu’île
Ce projet d’aménagement prévoit la réfection de la partie inférieure des berges là où celles-ci sont endommagées ou inexistantes, mais aussi la suppression des protections lourdes sur la partie supérieure des talus de berge et leur remplacement par des aménagements végétaux afin d’améliorer le paysage et l’environnement.
Ces projets d’aménagements constituent une action volontariste en faveur de l’amélioration écologique des bords de Seine. Ils ont pour objectif d’optimiser la biodiversité et la qualité écologique de la zone d’étude par la réalisation d’un haut-fond graveleux et d’une roselière sur un linéaire de 70 m.
Il sera réalisé de manière à permettre aux poissons d’avoir accès à la zone de haut-fond (mise en place à intervalles réguliers de créneaux) et intègrera une partie moins profonde recouverte de matériaux graveleux qui constitueront un support favorisant la ponte de certaines espèces piscicoles (ablette, vairon, bardeau, loche franche…).
La localisation de ces aménagements a été décidée en prenant en compte les contraintes de navigation et de stationnement des bateaux, et ce facteur très important qu’est le batillage*. Ils protégeront ainsi la berge des fortes contraintes liées à celui-ci.
Les travaux se feront de sorte à conserver une part importante de la végétation actuelle pour limiter l’impact. De plus, un entretien adéquat de la ripisylve* sera proposé afin de favoriser le développement des espèces adaptées à une situation sur berge.

Batillage : Déferlement de vagues provoqué par le passage d’un bateau et dont le caractère d’onde de choc entraîne la dégradation des berges

Ripisylve : ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d’un cours d’eau

Le Port autonome de Paris s’engage aussi en faveur du développement durable en s’associant à différents partenaires.

Charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels
Signée par le Port autonome de Paris en 2005, cette charte élaborée par la Région Ile-de-France inscrit la biodiversité au cœur de leurs politiques et de leurs projets. Elle a pour objectif d’améliorer les connaissances ainsi que les échanges sur ce sujet, de définir des plans d’actions coordonnés pour favoriser la biodiversité et la reconquête d’espaces naturels.

Convention avec le Conseil Général des Yvelines et Voies Navigables de France depuis 2004
En signant cette convention avec le Conseil Général des Yvelines et Voies Navigables de France, le Port autonome de Paris s’engage à agir en concertation sur trois grands thèmes s’inscrivant dans une démarche de développement durable :
la gestion du patrimoine naturel et l’aménagement des espaces de bord de Seine
l’équipement et l’entretien du fleuve, de ses berges et l’amélioration de la qualité de l’eau
la promotion du tourisme et des loisirs ainsi que le développement d’animations et d’actions pédagogiques.
Convention de partenariat pour le nettoyage du fleuve
Le Port autonome de Paris soutient des opérations de Convention de partenariat avec l’Organe de Sauvetage Ecologique (OSE). Des actions événementielles de nettoyage, ont lieu notamment dans le secteur d’Epinay/Argenteuil en Seine-Saint-Denis, dans ceux d’Alfortville, Ivry et Vitry, dans le Val-de-Marne, à Vigneux, dans l’Essonne et dans le secteur des berges de Poissy, dans les Yvelines.
Une vaste opération de nettoyage des berges a été menée à Andrésy et cette remise en état se poursuivra jusqu’en 2010 à raison de 2 ou 3 nettoyages par an. Le Port autonome de Paris met à disposition d’OSE son bateau nettoyeur, le Silure, jusqu’à 6 fois par an. Il finance aussi l’équipement de protection des bénévoles qui assurent le nettoyage.
Convention d’objectifs avec le Conseil Général des Hauts de Seine depuis 2006
Cette convention a pour vocation à constituer un cadre durable et cohérent pour les orientations partagées par le Département et le Port autonome de Paris en faveur du fleuve, à savoir :
développer l’activité liée au fleuve
aménager des lieux de détente, de loisirs et d’animations
respecter et faire respecter l’environnement
améliorer la gestion des berges
favoriser le tourisme fluvial
adopter le principe de gouvernance publique dans un esprit de concertation
L’industrie aussi !
En écho au nouveau plan d’action environnemental du Port autonome de Paris , les industries installées sur ses ports s’engagent à ses côtés en faveur de la préservation de l’environnement.
L’action la plus symbolique est sans doute l’évolution de la charte « Sable en Seine » signée dès 2000 par le Port autonome de Paris , l’Union Nationale des Industries de Carrières et Matériaux de Construction d’Ile-de-France, le Syndicat Français de l’Industrie Cimentière, les sociétés Point P et Raboni.

Elle engageait les cosignataires à exploiter leurs installations sur berges dans le respect de l’environnement.
Aujourd’hui, les partenaires de la Charte Sable en Seine souhaitent la faire évoluer vers une démarche de progrès. Ce nouvel engagement sera consacré par la signature, avant la fin de l’année 2008, de la « Charte Sable en Seine 2 ».

La démarche de progrès repose sur l’évaluation annuelle des installations portuaires correspondant à chacune des activités présentes sur les ports urbains : les infrastructures gérées par le Port autonome de Paris les centrales à béton prêt à l’emploi, le transit de matériaux, la distribution de matériaux élaborés, le stockage et transit de ciment, le recyclage des matériaux de construction.

Ces évaluations sont structurées autour de cinq thèmes : intégration urbaine, architecturale et paysagère, propreté et entretien, conformité, réglementaire, prévention et traitement des pollutions et des nuisances, communication et concertation. Ces évaluations déboucheront sur des recommandations, qui feront l’objet de plans d’actions à mettre en œuvre dans une optique d’amélioration continue.

Indépendamment des aménagements écologiques sur ses ports, le transport par voie d’eau offre de nombreux atouts et s’impose comme le moyen de transport le moins polluant et le moins consommateur d’énergie.
Ses avantages écologiques ont d’ailleurs été plébiscités lors du Grenelle de l’Environnement qui prévoit d’accroitre de 25% la part modale des modes de transport alternatifs à la route.

Il séduit un nombre croissant d’industriels et en 2007, ce sont 22 millions de tonnes de marchandises qui ont été transportées par voie d’eau en Ile-de-France.

Le transport fluvial trouve également un écho plus que favorable auprès de l’opinion publique puisque 9 Franciliens sur 10 se prononcent en faveur de son développement (sondage réalisé à la demande du Port autonome de Paris par l’institut Opinionway en janvier 2008).

 

Un moyen de transport aux atouts multiples pour les industries :

Décongestion des routes
Le transport fluvial contribue à décongestionner les routes et diminuer les embouteillages. En effet, 20 millions de tonnes de marchandises transportées sur une année par voie d’eau en Ile-de-France équivaut à un million de camions en moins sur les routes.

Générateur d’économie d’énergie
Avec 5 litres de carburant, pour une tonne de marchandise on parcourt 500 km en voie d’eau contre 100 km en camion.

Faible pollution atmosphérique
En termes de statistiques, 51 % des émissions de dioxyde de carbone sont imputables au transport routier alors que la pollution générée par le trafic fluvial représente en revanche à peine 1 % des émissions de dioxyde de carbone.
En 2007, l’accroissement de 26,2% du trafic conteneurs en Ile-de-France a représenté 12 500 tonnes de CO2 en moins rejetées dans l’atmosphère

Sécurité
Les accidents sont particulièrement rares. Le taux relatif des accidents sur la voie d’eau n’est que de 5 % contre 6,3 % pour le fer et 93,2 % pour la route.
Fiabilité et ponctualité
Les convois ne subissent pas les embouteillages et permettent de garantir les délais de livraison.
Contrairement aux idées reçues, le transport par voie d’eau n’est pas forcément lent et offre également la possibilité de dédouanement sur le bateau.

Coûts diminués
3,7 fois moins cher que la route en termes d’équivalent pétrole à la tonne transportée.
2 à 7 fois moins cher que la route grâce au transport massifié.
Alternative aux routes engorgées et aux difficultés d’accès au cœur des grandes villes d’Ile-de-France, le fleuve s’impose en douceur comme le mode de transport le plus respectueux de l’environnement.

Faibles nuisances sonores
Le transport fluvial présente le plus faible niveau d’émissions sonores.

 

Un mode de transport « en vogue » chez le grand public
Le Port autonome de Paris ne cesse d’enrichir son réseau d’escales sur Paris et l’Ile-de-France de manière à offrir davantage de possibilités d’embarquement aux plaisanciers et aux compagnies de bateaux à passagers.

Créée à l’initiative du STIF, la navette Voguéo est la première ligne fluviale régulière de transports de passagers reliant la gare d’Austerlitz à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) en passant par les escales parisiennes de la Bibliothèque François-Mitterrand (13e) et de Bercy (12e). Depuis sa mise à l’eau le 28 juin dernier, elle a accueilli 76 000 voyageurs.

Le Port autonome de Paris continue d’intensifier son réseau d’escales avec la construction de trois nouveaux débarcadères sur le port d’Austerlitz. Deux nouvelles escales, dont les structures ont été acheminées par voie d’eau, ont déjà été construites. L’une d’entre-elles est dédiée à Voguéo et mise en service depuis le 1er novembre dernier. La seconde servira pour le tourisme fluvial et sera mise en service avec l’inauguration de Docks en Seine.

Créé en 1970, le Port autonome de Paris, établissement public de l’Etat, a pour mission le développement du trafic fluvial par la création, l’exploitation et la commercialisation d’installations portuaires nécessaires aux entreprises utilisatrices de la voie d’eau en privilégiant :

la gestion et le développement d’installations portuaires en Ile-de-France tout en veillant à leur intégration paysagère dans le milieu urbain.
le développement logistique et commercial, en favorisant l’implantation des entreprises dans les zones portuaires.
le désengorgement des axes routiers grâce à une politique active en faveur des modes de transport alternatifs.
la préservation de l’environnement, en contribuant à diminuer l’impact environe-
mental des activités logistiques.
Cela passe par la création, l’entretien et l’exploitation commerciale de 70 ports (10 plates-formes multimodales et 60 ports urbains) répartis le long de 500 km de voies navigables en Ile de France.

600 entreprises sont implantées (dans les secteurs industriels de l’automobile, les matériaux de construction, les aciers, les produits agroalimentaires) sur ces 1 000 hectares de terrains portuaires assurant 10 000 emplois directs et 60 000 emplois indirects. Chaque année 7 millions de passagers et 80 millions de tonnes de marchandises (tous modes de transports confondus) dont 22 millions de tonnes par voie d’eau transitent par ces ports. Le Port autonome de Paris emploie 210 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 68,5 millions d’euros.

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